Vente
LES PEINTRES D’ASIE À L’HONNEUR EN SEPTEMBRE



Fidèle à son positionnement de précurseur sur le marché des peintres d’Asie, la maison Aguttes organisera le jeudi 30 septembre sa trentième vente dédiée aux Peintres d’Asie du début du XX° siècle.

Désormais devenue un rendez-vous incontournable pour les amateurs et collectionneurs, cette vacation s’articulera autour d’une quarantaine de lots regroupant des tableaux emblématiques de peintres de renom tels que Mai Trung Thu, Le Pho, Evariste Jonchère, Vu Cao Dam et Alix Aymé pour le Vietnam et Sanyu pour la Chine. L’attrait de ces artistes sur le marché international a été révélé lors des précédentes ventes organisées par Aguttes depuis près de 10 ans.



Pratique régie par les principes confucéens, la cérémonie du thé s’affiche comme un moment de partage et de sérénité de tradition ancestrale. La peinture éponyme de Mai Trung Thu qui sera présentée en vente le 30 septembre en est une magnifique illustration. Représentant la hiérarchisation pyramidale des membres de la famille, l’artiste insuffle une gaieté à la composition grâce à une palette colorée faisant de cette scène une ode à la beauté des moments partagés en famille. Choisie à l’époque par Mai Thu pour illustrer une exposition et reproduite alors en de multiples exemplaires, cette œuvre originale a été conservée depuis plus de 40 ans dans la même famille. Elle apparaît aujourd’hui sur le marché, forçant l’admiration des connaisseurs par sa fraicheur, sa précision et la vivacité de ses couleurs.





MAI TRUNG THU (1906-1980)
La cérémonie du thé, 1971
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 300 000 – 500 000 €





À travers le Culte des ancêtres, Vu Cao Dam nous offre une rare représentation d’une pratique millénaire. Rite basé sur le respect et l’honneur des ancêtres, ce culte est à la confluence des diverses influences qui ont enrichies le Vietnam. Peu d’artistes ont représenté cette pratique aussi précisément : du bol aux bâtons d’encens à la posture de recueillement, l’artiste récrée cette ambiance particulière. La force de l’œuvre réside aussi dans sa modernité, les femmes étant rarement représentées dans cette pratique très hiérarchisée.




VU CAO DAM (1908-2000)
Le culte des ancêtres, 1942
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 200 000 – 300 000 €





Artiste phare de l’École des Beaux-Arts d’Indochine, Le Pho opère dans son œuvre un parfait syncrétisme entre les influences asiatiques de sa terre natale et les influences européennes de sa terre d’adoption, s’affichant comme un ambassadeur exemplaire de la culture indochinoise. Largement inspiré par la représentation féminine, l’artiste propose dans La couture la vision d’une femme concentrée sur son travail d’aiguille. Les traits fins et la gestuelle gracieuse du modèle participent à l’hommage rendu aux scènes traditionnelles de la vie quotidienne.




LE PHO (1907-2001)
La couture
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 40 000 – 60 000 €





Mai Trung Thu, le plus politisé des élèves de la première promotion de l’École des Beaux-Arts d’Indochine se démarque de ses camarades par le choix de certains de ses sujets. Composition à l’hortensia témoigne de ses convictions politiques. Classiquement composée d’une fleur en pot, posée sur un meuble en bois sculpté, le sujet est rehaussé par la présence du livre Doi Song Moi posé sur l’étagère du bas. Rédigé par Ho Chi Minh, fondateur de la République Démocratique du Vietnam, ce livre qui pourrait être traduit par « Nouvelle vie » apporte un éclairage sur les principes à adopter par les citoyens vietnamiens. Bien que reprenant les codes de la peinture occidentale, Mai Trung Thu se positionne ainsi comme un artiste engagé et fier de ses origines.




MAI TRUNG THU (1906-1980)
Composition à l’hortensia, 1955
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 30 000 – 50 000 €





Sculpteur formé à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, Evariste Jonchère remporte le prix d’Indochine en 1932. Ceci lui permet de sillonner le Vietnam puis d’enseigner un an à l’Ecole des Beaux-Arts d’Indochine. Au décès du premier directeur Victor Tardieu en 1937, il est choisi pour prendre sa succession. L’école connait sous sa direction une reconnaissance particulière pour les Arts Appliqués et un renforcement de la pratique de la sculpture. Congaïe couture est un merveilleux exemple du talent de Jonchère à retranscrire la beauté et la quiétude des femmes vietnamiennes. Le temps est comme suspendu autour de cette jeune femme vêtue du traditionnel Ao Daï, tenant le chapeau conique.


EVARISTE JONCHERE (1892-1956)
Congaïe couture, 1940
Bronze à patine verte
Estimation : 12 000 – 15 000 €





Infatigable voyageuse, Alix Aymé a parcouru l’Asie, apprivoisant une culture différente de la sienne qu’elle s’est attachée à retranscrire. Formée par Maurice Denis, peintre nabi, elle retient de son maître l’importance des couleurs. Dans Les toits de Yunnanfou, grâce à une vue en contreplongée, elle couche sur la toile une vision enchanteresse de l’Indochine. La palette colorée cernée de noir retranscrit à merveille la beauté et l’animation du pays.




ALIX AYMÉ (1894-1989)
Les toits de Yunnanfou
Huile sur toile
Estimation : 15 000 – 20 000 €





Sensible à la beauté des femmes de son pays, Mai Trung Thu y a consacré une grande partie de son œuvre. Des maternités aux sœurs ou encore aux jeunes filles parées de bijoux, les femmes s’érigent comme un thème de prédilection chez l’artiste. Dans Le Sommeil, Mai Trung Thu offre la vision d’une figure plus sensuelle. Assoupie lascivement sur un coussin brodé, elle reprend les canons asiatiques. Réalisée dans les dernières années de l’artiste, cette œuvre témoigne de son attachement pour le modèle féminin, source infinie d’inspiration.




MAI TRUNG THU (1906-1980)
Le sommeil, 1976
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 45 000 – 60 000 €





Alix Aymé découvre la technique de la laque lors d’un voyage au Japon. Fascinée par cette pratique ancestrale asiatique, elle participe à son développement en l’enseignant aux élèves de l’Ecole des Beaux-Arts d’Indochine. Le hamac témoigne de son savoir-faire exceptionnel. Enrichie par de superbes réhauts d’or, ce laque illustre le renouveau opéré alors en Indochine sous l’impulsion d’Inguimberty, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts. 




ALIX AYMÉ (1894-1989)
Le hamac
Laque
Estimation : 45 000 – 60 000 €





Artiste largement inspiré par le modèle féminin, Mai Trung Thu offre avec La danse du foulard  une composition inédite. Délaissant l’ao dai traditionnel, la femme se présente ici parée d’un costume aux inspirations chinoises. Sa tenue traditionnelle, particulièrement bien travaillée, mais aussi sa coiffure raffinée faite de fleurs, rendent cette œuvre unique. Marqué par la ligne serpentine des artistes maniéristes de la Renaissance, Mai Thu joue avec le mouvement des foulards porté par la position du modèle. Réalisée à la fin de sa vie, La danse du foulard  témoigne du talent immuable de l’artiste. 





MAI TRUNG THU (1906-1980)
La danse du foulard, 1979
Encre et couleurs sur soie
Estimation : 200 000 – 300 000 €





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PEINTRES D’ASIE, ŒUVRES MAJEURES • HỌA SĨ CHÂU Á, TÁC PHẨM QUAN TRỌNG 亞洲繪畫, 經典傑作 (30)
Jeudi 30 septembre 2021, 14h30
Aguttes - 164 bis avenue Charles-de-Gaulle - Neuilly-sur-Seine

Expositions publiques
Aguttes Neuilly

Expert: Charlotte Aguttes-Reynier
reynier@aguttes.com - +33 1 41 92 06 49


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