Alexandre Benoit Jean DUFAY, dit CASANOVA (1770-1844) (attribué à).

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Alexandre Benoit Jean DUFAY, dit CASANOVA (1770-1844) (attribué à).

Napoléon Ier, Empereur des Français en «grand habillement» du Sacre.
Napoleon dressed in coronation robes.
Huile sur toile.
Deux anciennes étiquettes au dos: n° 195 et n° 92611.
57 x 51 cm
Cadre en bois doré.
B.E.
PROVENANCE Collection militaire Bernard Franck
Collection Wallace C. Yost
Galerie des Princes, Paris
EXPOSITIONS Napoleon And His Age, Roslyn Harbour, Nassau County Museum of art, 28 janv. - 29 avr. 2001, n° 8.
The Napoléon Collection of Wallace C. Yost, Pensacola, Pensacola
Museum of Art; Roslyn Harbour, Nassau County Museum of Art, 5 déc.
1987 - 18 janv. 1988.
The Napoléon Collection of Wallace C. Yost, Maitland, The Maitland Art
Center of Art, 1988, n° 10.
BIBLIOGR.:
Xavier Salmon, François Gérard, 1770-1837, portraitiste: peintre des rois, roi des peintres, catalogue d'exposition, Château de Fontainebleau, 29 mars - 30 juin 2014, Paris, RMN, 2014, pp. 86-88.
HISTORIQUE Sous le Premier Empire, les costumes de cour, fixés par le décret du 29 Messidor an XII (18 juillet 1804), renouèrent avec le faste de l'Ancien Régime.
À compter de son Sacre, l'Empereur disposa ainsi de deux tenues officielles: le «petit habillement», composé d'un habit et manteau courts de velours pourpre brodé d'or, et le «grand habillement», dessiné par Isabey et Percier, dans lequel nous le voyons ici représenté. Selon le décret, ce «grand habillement», devait comporter: «culotte et bas de soie blanche, souliers blancs brodés d'or, tunique de soie blanche brodée et ornée en bas de crépine d'or, manteau tombant sur les épaules et a poitrine et tombant par derrière, en velours pourpre semé d'abeilles d'or, brodé à l'entour et doublé d'hermine, gants blancs brodés d'or, cravate en dentelle, couronne d'or ouverte, formée de feuilles de laurier, sceptre et main de justice d'or, épée à poignée d'or enrichie de diamants attachée à une écharpe blanche portée en ceinture et ornée de crépine d'or[1]».
OEUVRES EN RAPPORT Le présent tableau, dont la composition s'inspire des grands portraits d'apparat commandés au baron Gérard et à son atelier à partir de 1805, est à rapprocher de deux autres toiles fort similaires: la première peinte en 1809 par Dufay, de plus grand format et vendue chez Christie's en 2011; la seconde réalisée d'après le même artiste et conservée au château de Versailles.
Dans ces oeuvres, comme dans la nôtre, Napoléon campe en pied de trois quarts face, la main fièrement posée sur la hanche. La longue traîne de son manteau d'hermine vient s'enrouler avec souplesse autour du trône impérial.
On note toutefois quelques dissemblances: le tissu de l'estrade, bleu roi semé d'abeilles dans notre toile, est écarlate dans les secondes. Les fauteuils sont également très distincts. Ceux des oeuvres de Versailles et de Christie's, aux accotoirs soutenus par des atlantes et aux dossiers rouges ornés d'abeilles, rappellent les trônes des châteaux de Saint Cloud et de Fontainebleau.
Garni d'étoffe bleue brodée au chiffre impérial, le fauteuil de notre tableau est, quant à lui, la réplique exacte du modèle imaginé par Percier et Fontaine en 1804 pour le palais des Tuileries, puis exécuté par Jacob-Desmalter (Louvre, inv. GMTC 2).
Outre son dossier rond bordé d'un tore de lauriers, on en reconnaît les montants en forme de pilastres surmontés de boules d'ivoire. Le même trône - orné de fleurons et de palmettes en bronze qui disparaîtront en 1807 - est représenté dans les portraits peints par le baron Gérard.
[1] Décret cité in Collectif, Le Costume français, Paris, Flammarion, 2007, pp. 229-230.
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