Jean-Francis AUBURTIN (1866-1930)

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Jean-Francis AUBURTIN (1866-1930)

Les nymphes dans la vasque, vers 1924

Gouache, pastel et fusain sur papier teinté

74,2 x 102,8 cm - 29 1/4 x 40 1/2 in.


PROVENANCE

Collection particulière, France (par descendance)


EXPOSITION

Jean-Francis Auburtin. Un âge d'or, cat. expo., Lodève, Musée de Lodève, 25 septembre 2021- 27 mars 2022, n°95


BIBLIOGRAPHIE

- Ivonne Papin-Drastik [sous la direction de], Jean-Francis Auburtin. Un âge d'or, cat. expo., Lodève, Musée de Lodève, 25 septembre 2021- 27 mars 2022, Gand : Éditions Snoeck, 2021, reproduit p. 142


OEUVRES EN RAPPORT

- Jean-Francis Auburtin (1866 - 1930), Les nymphes dans la vasque, 1924, huile sur toile, 117 x 180 cm, collection particulière

- Jean-Francis Auburtin (1866 - 1930), Nymphe dans la vasque (médaillon), gouache et pastel sur papier, 73,5 x 103 cm, collection particulière


«Né dans le tourbillon d'un siècle finissant parsemé de contradictions et de fortes personnalités, Jean-Francis Auburtin (1866 - 1930) est à la fois perméable à de multiples influences tout en entretenant sa liberté qu'une facilité matérielle lui permet. Très attiré par l'impressionnisme et l'école de Pont-Aven, il accepte volontiers des commandes officielles académiques. Tout en flirtant avec l'orientalisme, il s'inspire du symbolisme auquel il emprunte un vocabulaire de sirènes et de faunes, de cyclopes et de centaures. Cependant, de manière très personnelle, le peintre, à travers ses nymphes et ses naïades, " affronte l'éternel combat que se livrent la terre et l'eau, l'esprit et la matière la nature et le renouveau. "). " La peinture délicate et bucolique que présente Jean-Francis Auburtin, écrit encore Béatrice de Andia, est profonde et sereine. Ses paysages en demi-teintes évoquent l'âge d'or d'un paradis perdu. Discret, mystérieux, dans le silence de contours vaporeux, il suggère une mystique imprécise... " [...] Parfois, le paysage est également pour Auburtin théâtre d'une sorte d'Arcadie moderne, dans laquelle nymphes, sirènes et faunes communient avec la nature. Dans ces scènes, " où s'opère la confrontation entre les mondes terrestre et marin, l'élément narratif reste le plus souvent allusif afin de laisser toute leur résonance, à des moments suspendus. L'appel, l'écoute, qui figent les figures dans une immobilité attentive, intemporelle, constituent les thèmes principaux de la plupart de ses toiles : en 1901, Les Trois Soeurs de Bangor ; en 1903 et en 1911, L'Écho ; en 1899 et en 1907, La Forêt et la mer, l'une des belles réussites de leur auteur; en 1912 Chants sur l'eau (musée du

Petit Palais, Paris) " Ces oeuvres sont nées d'un imaginaire qui prend probablement sa source dans sa relation d'amitié et de soutien avec Guillaume Mallet, wagnérien passionné, adepte de la théosophie et dont on sait le goût pour une littérature nordique. En effet, nymphes et sirènes " ne participent pas, selon Jean-David Jumeau-Lafond à un spectacle antique " et semblent " dans la vision d'Auburtin [...] par leur antériorité temporelle " être plutôt " l'âme même d'une nature avant l'humanité, intacte et pure ".»

Ivonne Papin-Drastik, Jean-Francis Auburtin, Un Âge d'or, cat. expo., Lodève, Musée de Lodève, 25 septembre 2021-27 mars 2022, Gand : Éditions Snoeck, 2021, pp. 10-12

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