TORRES-GARCIA Joaquin (1874-1949)

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TORRES-GARCIA Joaquin (1874-1949)

L.A.S. «J. Torres-Garcia» avec DESSIN, Montevideo 14 mai 1934, à Armando VASSEUR à Madrid ; 3 pages in-4 ; en espagnol.
Belle lettre illustrée sur son retour en Uruguay.
Après avoir vécu à Paris (1926-1932) et Madrid (1932-1934), TorresGarcia a décidé de rentrer en Uruguay. Peu après son retour, cette lettre est adressée à l'un de ceux qui l'ont aidé à revenir au pays, Armando VASSEUR, poète et traducteur uruguayen (1878-1969, il fut le premier traducteur de Walt Whitman en espagnol, et fut consul d'Uruguay à Madrid).
Dès son arrivée, Torres-Garcia est accueilli comme un peintre d'avantgarde européen. Il a été reçu comme jamais il n'aurait pu l'imaginer, et les perspectives qui se dessinent sont très belles («las perspectivas son muy bellas»). Il est assailli par des gens qui lui demandent de faire des conférences, et il répond oui à tout le monde. Les artistes croient qu'il va réussir le miracle de les réunir tous («Los artistos creen que yo voy à relaizar el milagro de unirlos à todos»). Peut-être y parviendra-t-il, car ils ont déjà jeté les bases d'une association d'artistes uruguayens de type Indépendants, sans jury ni récompenses («las bases para una associacion de Artistas Uruguayas, tipo Indépendants, sin jurado ni recompensos»). Cela fait quinze jours qu'il est ici et déjà il connaît presque tous les gens qu'il faut connaître. Il est aussi allé saluer le Président, qui a paru intéressé par ce qu'il veut réaliser ici. Son œuvre a intéressé tous ceux qui l'ont vue. Il croit qu'il va faire beaucoup de bien, car tous ont beaucoup à apprendre. Il considère qu'il est sauvé («Me considero aquí salvado»), car la réaction a été formidable de la part de tous : ils sont intéressés et ça lui suffit. Puis, à propos de son séjour en Espagne, il regrette cette année et demie perdue à Madrid !
Il veut que l'on sache c'est à Vasseur seul qu'il doit d'être revenu. Il admire la beauté de Montevideo, et raconte ses mésaventures pour faire débarquer sa famille et l'ami qui voyageait avec eux. Il parle de leur ami Casal qui doit publier un article dans la revue Alfar, et évoque l'œuvre de Vasseur, qui travaille en silence pour créer une œuvre forte, de grande maturité, et qui attend dans la tranquillité, parce qu'il sait que cette œuvre est fondamentale... La lettre se termine par un dessin, peut-être l'esquisse d'une fresque où l'on distingue notamment une girouette, un soleil et un personnage
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