GIUSEPPE GAUDENZIO MAZZOLA (VALDUGGIA 1748 - MILAN 1838)

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GIUSEPPE GAUDENZIO MAZZOLA (VALDUGGIA 1748 - MILAN 1838)

Allégorie de la Justice
Toile
154,5 x 104 cm
Giuseppe Mazzola fait partie de ces peintres du Nord de l'Italie à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle qui hésitèrent longtemps entre le brio du Baroque et la sévérité napoléonienne.
Élève de Martin Knoller à Milan dès 1769, il travaille à Turin dès 1774 à la cour du roi Victor Amédée III de Sardaigne. A Rome en 1777, il travaillera dans l'atelier de Mengs avant de revenir dans sa Lombardie natale. Au temps de la présence napoléonienne à Milan en 1805 il sera professeur à l'Académie de Brera.
Mazzola reprend ici une figure de la Salle de Constantin au Vatican datant des années 1520 - 24.
Cette fresque, réalisée d'après les dessins de Raphaël (celui - ci meurt trop tôt) par ses élèves Giulio Romano, Gianfrancesco Penni et Raffaellino del
Colle, orne une stanza qui s'avère être la plus grande du Vatican.
Elle est dédiée à la vie de l'Empereur Constantin, à sa vie politique mais aussi spirituelle. Les plus notables épisodes de sa vie sont représentés tels que La vision de la Croix, La bataille du pont Milvio, Le Baptême et La Donation de Rome.
Cette Allégorie de la Justice se trouve sur le côté droit de la scène de bataille du pont Milvio où Constantin a vaincu l'empereur Maxence. La scène représente la victoire du christianisme sur le paganisme et la Justice rappelle la légitimité intemporelle que peut avoir un empereur chrétien - Constantin - face à un empereur païen - Maxence.
Notre Justice est flanquée d'une autruche qui se trouve être le symbole de l'équité, de la Vérité présidant à la pesée des âmes dont les plumes servent de poids dans la balance.
Selon Horapollon (II, 118): «Voulant signifier un homme qui rend la justice de manière égale pour tous, ils tracent une plume d'autruche, car l'autruche, contrairement aux autres oiseaux, a des plumes égales de toutes parts.» (voir G. De Tervarent, Attributs et symboles dans l'art profane: dictionnaire d'un langage perdu (1450 - 1600), Genève, 1997, pp.56 et 57).
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