PAUL SIGNAC (1863-1935)

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PAUL SIGNAC (1863-1935)

Rouen, avril 1924

Aquarelle et crayon sur papier, signé, daté et situé en bas à droite
25.2 x 41 cm - 10 x 16 1/8 in.

Watercolor and pencil on paper, signed dated and situated lower right

Le certificat n°2012.13.02/3 rédigé en date du 13 février 2012 par Marina Ferretti, responsable des Archives Signac et co-auteur du catalogue raisonné, sera délivré à l'acquéreur

PROVENANCE
Collection Jeanne et Fernand Moch, Paris
Transmis familialement
Vente Christie's, Paris, 22 mai 2012
Collections Aristophil

PAUL SIGNAC (1863-1935)
Paul Signac naît à Asnières en 1863. La quatrième exposition impressionniste, où il découvre Caillebotte, Casatt, Degas et Monet est un bouleversement pour le jeune garçon qui a alors seize ans. Il veut s’assoir et peindre ceux qu’il admirera longtemps. Mais Paul Gauguin le voit et le met à la porte avec ces mots: « on ne copie pas ici, Monsieur ».
Sa mère, en adoration devant le jeune garçon, aurait voulu en faire un artiste, mais ce premier émoi n’est pas resté sans conséquences et Signac quitte le Lycée pour louer un atelier à Montmartre. Il y fréquente les écrivains symbolistes qu’il lit et apprécie, et entame une amitié aussi solide que durable avec Monet. Sa première participation au Salon des Indépendants a lieu en 1884.
A partir de ce moment, il fréquente régulièrement Pissaro et Seurat, avec lesquels il fonde le groupe des « Impressionnistes dits scientifiques ». Il est en effet fasciné par l’idée d’une division chromatique du ton, selon des principes scientifiques, dont l’oeil du spectateur reconstitue l’unité. Le pointillisme est né et mis en pratique pour la première fois en 1886. Dès lors, il se fait le chef de file de ce nouveau mouvement et cherche à y rallier ses contemporains à tout prix. Si Signac sait facilement créer de belles amitiés avec son entourage et se montrer affable, son oeuvre de prosélytisme ne l’empêche en rien de se montrer impartial vis-à-vis des positions artistiques de ses amis. Aussi, il se montre fort critique à l’égard des Nabis ou du Credo artistique de Maurice Denis.
Ceux dont il partage les idéaux sont les poètes symbolistes. Avec eux il cherche à unir la vision onirique d’un paradis perdu, d’une utopie sociale et celle d’un art total. La mort de Seurat fragilise le mouvement pointilliste. Aussi, Signac publie en 1899 le manifeste De Delacroix aux Impressionnistes pour en camper les positions et lui donner ses lettres de noblesse. Jusqu’à sa mort en 1935, il peint inlassablement les côtes françaises selon ce manifeste, et tend sans cesse à rendre sa palette la plus colorée et la plus lumineuse possible.

Paul Signac was born in Asnières in 1863. The fourth Impressionist exhibition, where he discovered Caillebotte, Casatt, Degas and Monet, was a shattering revelation to the sixteen-year boy, and he decided to sit down and paint those he was to admire for a long time. But Paul Gauguin saw him and threw him out, saying “Nobody copies here, young sir.”

His mother, who worshipped the young boy, wanted him to become an artist, but this initial turmoil was not without consequences. Signac left the Lycée to rent a studio in Montmartre. He got to know Symbolist writers, whom he read and admired, and formed a deep and lasting friendship with Monet. He first took part in the Salon des Indépendants in 1884.

From then on, he developed close ties with Pissaro and Seurat, with whom he formed the group known as the “Scientific Impressionists”. He was fascinated with the idea of dividing colours into components according to scientific principles, which were then reunified by the viewer’s eye. Pointillism was born, and was first used in a painting in 1886. Signac then became the leader of this new movement, endeavouring to rally his contemporaries to its banner at all costs. While Signac easily developed deep bonds with his circle and behaved cordially to his friends, his proselytism in no way prevented an impartial attitude towards their artistic standpoints. This made him highly critical of the Nabis and the artistic convictions of Maurice Denis.

He shared his ideals with the Symbolist poets, with whom he sought to bring together a dream-like vision of a Paradise lost, a social utopia and a “total” art.

When Seurat’s death weakened the Pointillist movement, Signac published the manifesto De Delacroix aux Impressionnistes in 1899 to reaffirm its position and establish its credentials. Until he died in 1935, he tirelessly painted the French coasts according to this manifesto, constantly striving to make his palette as colourful and luminous as possible.
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