DROUOT Antoine (1774-1847)

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DROUOT Antoine (1774-1847)
33 L.A.S. et 4 L.S. «Drouot», Portoferrajo puis Nancy 1814-1840, à André PONS DE L'HÉRAULT ; 55 pages in-4, nombreuses adresses.
Intéressante correspondance, depuis l'époque où Drouot était gouverneur de l'île d'Elbe, et Pons administrateur des mines de fer à Rio Marina, jusqu'au milieu de la monarchie de Juillet. Nous ne pouvons donner ici qu'un bref aperçu de cette riche correspondance.
Portoferraio 13 juillet 1814 : après la scène scandaleuse occasionnée «par les discours imprudents de l'ouvrier Scaldighi et par l'insolence effrenée de ses camarades qui ont poussé l'audace jusqu'à blesser des gendarmes à coups de pierres», des arrestations auront lieu, mais il paraît inutile d'envoyer à Rio un renfort de troupes...
20 décembre, présentation de Jules de KLAPROTH, «naturaliste et fils du celebre chymiste prussien»...
Nancy 11 mai 1822, réponses de Drouot aux questions de Pons en vue de son Essai sur le règne de Napoléoon : débarquement de l'Empereur à l'île d'Elbe, organisation du système militaire de l'île, travaux faits aux fortifications, projet de l'Empereur de faire un lazaret, séjour de l'Empereur à Marciana...
17 juillet 1824, remerciement admiratif d'une lettre en vers : «ce langage des dieux m'est inconnu»...
18 juillet 1825, il charge Pons de remercier le maréchal SUCHET de son bon souvenir ; il se réjouit de sa guérison...
30 octobre : le Congrès de Châtillon justifie pleinement l'Empereur d'avoir refusé la paix, «mais vous accusez bien sévèrement le duc de Vicence [CAULAINCOURT] qui, j'en suis bien convaincu, était animé du plus vif désir de procurer la paix à la France. Je crains bien que cette accusation n'amène des discussions qui soient un sujet de joie pour tous les ennemis de notre patrie»... Drouot est affligé de ce que «l'Hercule du mont Cassel» [Jérôme Bonaparte] a dit de lui...
22 novembre 1826. Il a reçu les deux portraits lithographiés du général
MICHEL, son ancien compagnon d'armes, mais ne sait quel est le général habitant Nancy auquel se destine le second...
11 janvier 1828, cela fait 54 ans qu'il a commencé le voyage de la vie ; il prie son vieil ami d'accepter la quittance des 5500 francs qu'il lui a prêtés (quittance jointe)...
15 octobre, il signale «une grosse erreur» dans De la bataille et de la capitulation de Paris : «Vous dites qu'il y avoit a Grenelle trois cent mille quintaux de poudre. J'ai ouï dire dans le temps qu'il y en avoit trois cent mille livres c'est-à-dire cent fois moins»...
14 juin 1831, il regrette que Pons soit rappelé de la préfecture du Jura...
8 juin 1836, liste des grades qu'il a «parcourus», précisions sur ses décorations, titres et dignités...
9 juillet, il renvoie l'épreuve (jointe) de sa notice biographique, avec des corrections et suppressions à faire, dont un passage évoquant les ingrats et les félons. Lui-même a brûlé ses notes et matériaux «sur les grands évennemens qui ont précédés l'année 1816» : ils étaient incomplets et inexacts et il était incapable de s'élever à «la hauteur du sujet»... Ailleurs, il est question des procès et ennuis financiers de Pons, de visites du général Bertrand et d'Eusèbe Salverte, etc.
On joint une L.A.S. de son frère François Drouot, 4 L.A.S. du baron d'Haussez, et une de Félix Duvert (à Antoine Coupart) ; plus un fac-similé.
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