BONAPARTE Joseph (1768-1844) frère aîné de Napoléon, Roi de Naples puis d'Espagne

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BONAPARTE Joseph (1768-1844) frère aîné de Napoléon, Roi de Naples puis d'Espagne

TROIS MANUSCRITS autographes, Londres 20 mars 1834; 10 pages et quart in-4.

Intéressant et important ensemble en réponse aux Français signataires de pétitions demandant l'abrogation de la loi d'exil frappant sa famille. [La monarchie de Juillet avait maintenu la proscription de la famille de Napoléon, tout en abandonnant les sanctions pénales prévues par la loi de 1816. Joseph et Lucien convinrent cependant de combattre le bannissement de leur famille, et malgré la mort du duc de Reichstadt, survenue en 1832, ils publièrent en commun, le 7 juillet 1833, un appel au peuple. Le 22 février suivant, un débat s'engagea à la Chambre, à laquelle était arrivé un grand nombre de registres de signatures: les pétitionnaires réclamaient l'abrogation de la loi d'exil, le retour des cendres de Napoléon et de son fils, la restitution du portrait de l'Empereur sur les croix de la Légion d'honneur, etc. La Chambre vota alors le retour des cendres de Napoléon, et fit entendre une forte minorité en faveur de l'abrogation de la loi d'exil. Le gouvernement proposa le 10 mars une mesure conciliante, prévoyant des permis de séjour pour les parents et alliés des Bonaparte, mais ce projet, dont la discussion fut deux fois reportée, ne fut jamais débattu car Joseph le repoussa par des lettres ouvertes au maréchal Soult, président du Conseil, à la Chambre et aux pétitionnaires. C'est de la préparation de cette dernière qu'il s'agit ici, dans ses trois versions successives, abondamment raturées et corrigées.]
Aux Citoïens français signataires des pétitions... Joseph les remercie, et déplore que leur «voeu national» ait trouvé dans la Chambre une majorité d'«accusateurs ennemis, au lieu de juges impassibles»... Il trouve «la branche cadette» et son gouvernement inconséquents, et il exprime son ressentiment envers le maréchal SOULT, président du Conseil, pour avoir accusé les frères exilés de Napoléon de ne pas se défendre des intrigues des factions à l'étranger... Il se livre à
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