[HENRI BEYLE, DIT STENDHAL] (1783-1842)

Lot 35
12 000 - 18 000 €

[HENRI BEYLE, DIT STENDHAL] (1783-1842)

De L'Amour.
Par l'auteur de l'histoire de la peinture en Italie, et des vies de Haydn, Mozart et Métastase. Paris, librairie universelle de P. Mongie l'Aîné 1822. 2 volumes in-12 (183 x 110 mm).
Cartonnage de l'époque. pièces de titre jaunes imprimées au dos.
Chemise et étui demi-maroquin bleu à long grain à recouvrement. Etui.
[Devauchelle] 2 ff., III et 232 pp.; 2 ff. et 330 pp.
Véritable édition originale. cet exemplaire contient 35 annotations manuscrites marginales de l'époque au crayon (9 au tome I et 26 au tome II).
On lit le nom de Beyle manuscrit, bien qu'effacé, sur les pages de titre. Ces annotations rétablissent des noms en entier ainsi que les termes censurés, dans les marges. T. I: p. 21, p. 41, p. 70 et 71, p. 80, p. 103, p. 105, p. 147, p. 200, T. II: p. 33, p.35, p. 50, p. 57 (3), p.67, p. 71, p. 73, p. 141, p. 142 (2), p. 144, p. 162, p. 185, p. 195, p. 197, p. 199, p. 202, p.
220, p. 269 (2), p. 290, p. 303, p. 306, p. 307.
Une coupure de journal a été collée en haut à gauche du verso du premier feuillet de garde (consacrée à Saint Yves, patron des avocats «Avocat et non voleur, chose unique et merveilleuse »).
Stendhal commença la rédaction de cet ouvrage le 29 décembre 1819 à Milan. De l'amour s'inspire des amours platoniques et malheureuses que Stendhal éprouva pour la femme d'un officier polonais, Matilde Dembowski, née Viscontini. Pendant dix mois, il travailla à la rédaction de ce qui ressemble plus à une confession qu'à un véritable roman.
Il y expose sa célèbre théorie de la «cristallisation » amoureuse. Ce livre passa totalement inaperçu à sa sortie, probablement à cause de la froideur de ton employée par Stendhal. «
Je fais tous mes efforts pour être sec. Je veux imposer silence à mon coeur qui croit avoir beaucoup de choses à dire» (cf. chapitre IX).
Tous les exemplaires du tirage original furent repris par Bohaire qui les remit en vente avec un nouveau titre et de nouvelles couvertures en 1833. La connaissance du nom exact des personnes citées juste par une initiale par
Stendhal laissent à penser que ces notes sont l'oeuvre d'un proche de l'auteur. D'avoir su que
Madame de M..., mentionnée page 303 du tome II, n'est autre que Mme de Montesquiou penche en ce sens car cette identification n'est indiquée dans aucune des édition critique du texte. Le destinataire a pour sa part noté au crayon au verso du faux-titre: «Qu'une jeune femme vous ait fait tourner la tête c'est le cas de plus d'un homme honnête», ce qui nous laisse penser également qu'il s'agirait peut être d'un proche de Stendhal.
Exemplaire à toute marge. Infimes défauts (couture du premier cahier retenant premier plat et dos en partie rompue; légère fente au premier plat du tome second; minime manque de papier à un mot p. 243 du t. II; très rares rousseurs à quelques feuillets).

RÉFÉRENCE
Vicaire I, 452- Carteret II-346

PROVENANCE
Exemplaire Sforza manuscrit sur le faux-titre du tome 1.Vente de Madame la Duchesse
Sforza 1933 n°163.
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