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Serge Charchoune (1888-1975)
Vendu : 22 950 €
Les prix s'entendent commission et taxes comprises.
Serge Charchoune (1888-1975)
Composition à la spirale, 1943
Huile sur carton, signée et datée en bas à droite
38 x 46 cm - 15 x 18 in.
Oil on cardboard, signed and dated lower right
Le certificat n°305/2016 rédigé le 26 mai 2016 par Pierre Guénégan sera remis à l'acquéreur
PROVENANCE
Vente Robert, Drouot, Paris, 16 février 1976
BIBLIOGRAPHIE
Guénégan Pierre, supplément au catalogue raisonné de l'oeuvre peint à paraitre « J'ai toujours détesté dessiner, le dessin et la peinture sont, à mes yeux, les plus grands ennemis », affirme Serge Charchoune dont l'aversion pour le dessin lui coûte l'entrée à l'Académie de Kazan de sa natale Russie.
Né en 1888, son parcours fut pour le moins chaotique. Il commence par explorer Paris, mais la Première Guerre mondiale, à peine déclarée, l'envoie à Barcelone en compagnie du couple Delaunay, Gleizes, Laurencin ou encore Picabia. Rentré en France, il fréquente activement les dadaïstes, qui réservent un accueil chaleureux à son travail. Le peintre se rend ensuite à Berlin, espérant obtenir un visa pour l'URSS mais en vain. Alors immobilisé en Allemagne, Charchoune s'éloigne du milieu dada pour se tourner vers ce qu'il appelle «cubisme ornemental». Après quelques temps, il renonce définitivement à l'utopie bolchévique et rentre à Paris, où il se rapproche du puriste Amédée Ozenfant.
Notre toile représente des éléments épars, figurés par des formes géométriques dans une gamme chromatique variée, qui rattachent encore cette composition au genre de la nature morte, que l'artiste va cependant bientôt abandonner. En effet, à partir de 1952 et jusqu'à son décès en 1975, sa peinture, très inspirée par la musique, se fera toujours plus épurée et monochrome.
Dans notre Composition, Charchoune crée un dispositif où le regard du spectateur est aspiré au centre de la toile dans une évocation de son sujet principal, la spirale. Le purisme dans la forme, les plans superposés et la quasi absence
Composition à la spirale, 1943
Huile sur carton, signée et datée en bas à droite
38 x 46 cm - 15 x 18 in.
Oil on cardboard, signed and dated lower right
Le certificat n°305/2016 rédigé le 26 mai 2016 par Pierre Guénégan sera remis à l'acquéreur
PROVENANCE
Vente Robert, Drouot, Paris, 16 février 1976
BIBLIOGRAPHIE
Guénégan Pierre, supplément au catalogue raisonné de l'oeuvre peint à paraitre « J'ai toujours détesté dessiner, le dessin et la peinture sont, à mes yeux, les plus grands ennemis », affirme Serge Charchoune dont l'aversion pour le dessin lui coûte l'entrée à l'Académie de Kazan de sa natale Russie.
Né en 1888, son parcours fut pour le moins chaotique. Il commence par explorer Paris, mais la Première Guerre mondiale, à peine déclarée, l'envoie à Barcelone en compagnie du couple Delaunay, Gleizes, Laurencin ou encore Picabia. Rentré en France, il fréquente activement les dadaïstes, qui réservent un accueil chaleureux à son travail. Le peintre se rend ensuite à Berlin, espérant obtenir un visa pour l'URSS mais en vain. Alors immobilisé en Allemagne, Charchoune s'éloigne du milieu dada pour se tourner vers ce qu'il appelle «cubisme ornemental». Après quelques temps, il renonce définitivement à l'utopie bolchévique et rentre à Paris, où il se rapproche du puriste Amédée Ozenfant.
Notre toile représente des éléments épars, figurés par des formes géométriques dans une gamme chromatique variée, qui rattachent encore cette composition au genre de la nature morte, que l'artiste va cependant bientôt abandonner. En effet, à partir de 1952 et jusqu'à son décès en 1975, sa peinture, très inspirée par la musique, se fera toujours plus épurée et monochrome.
Dans notre Composition, Charchoune crée un dispositif où le regard du spectateur est aspiré au centre de la toile dans une évocation de son sujet principal, la spirale. Le purisme dans la forme, les plans superposés et la quasi absence
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