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Napoléon Ier (1769-1821)

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Napoléon Ier (1769-1821)
7 L.S. « Nap », 25 septembre-26 décembre 1811, à l'Archichancelier CAMBACÉRÈS | la plupart des lettres sont écrites par Méneval, et 2 par Fain | 5 pages et demie et 3 demi-pages in-4. [595, 596, 598-602]
Tournee d'inspection des cotes en Belgique et Hollande.
En rade de Flessingue 25 septembre. « Mon Cousin, faites mettre dans le Moniteur la note ci-jointe. Je suis à bord du Charlemagne. La journée d'hier a été très belle | aujourd'hui il vente grand frais »...
A bord du Charlemagne en rade de l'Escaut 26 septembre. « Je suis depuis deux jours à bord du Charlemagne. Nous avons été 36 heures sans communiquer avec la terre, parce qu'un coup de vent de l'équinoxe s'est fait sentir. Cela ne m'a pas empêché de bien manger et de bien dormir.
La mer était forte et houleuse | cependant la rade est fort bonne. Le tems devenant meilleur, je compte demain faire manoeuvrer l'escadre »...
Gorcum 6 octobre. « Mon Cousin, je pars ce matin pour me rendre et arriver de bonne heure à Utrecht. J'ai vu ici Monsieur l'Architrésorier [Lebrun] dont la santé ne m'a point paru se mal trouver du séjour de la
Hollande »...
Nimegue 30 octobre. « Je serai demain à Wezel | aussi vous voyez que je me rapproche. [...] je suis extrêmement satisfait de la Hollande »...
Dusseldorf 3 novembre. « Mon Cousin, je désire que vous voyiez la Reine d'Espagne [Julie Clary, femme de Joseph Bonaparte] et que vous lui fassiez connaître que je désire que la Princesse de Suède [Désirée Clary, soeur de Julie, femme de Bernadotte] quitte Paris et retourne en Suède.
Cela est d'autant plus portant qu'il est probable que les mesures que prend le Gouvernement Suédois vont amener la guerre entre la Suède et nous et qu'il ne serait pas convenable que la Princesse se trouvât ici dans ce moment | que je pense donc que la Princesse ne doit pas perdre un moment, ni attendre mon arrivée, pour se rendre en Suède auprès de son mari »...
Dusseldorf 3 [novembre]. « Mon Cousin, sans rime ni raison, les Préfets forment des Gardes d'honneur et donnent des grades et des épaulettes de Colonel. La composition de ces gardes est souvent ridicule. Ce sont de pauvres employés qui n'ont pas 6000 francs pour tout bien, qui en font partie | & souvent c'est un employé d'un grade subalterne qu'on décore du grade de Colonel. Je désirerais qu'une décision du Conseil d'État réglât la formation et la composition de ces Gardes »...
Palais des Tuileries 26 decembre. « Le comte Auguste TALLEYRAND, lors de son mariage, déclara à la famille de sa femme qu'il avait une somme de deux cent mille francs, comme lui ayant été donnée par son cousin le prince de Bénévent, alors ministre des relations extérieures. Cependant le prince de Bénévent exigea des bons à ordre pour la de somme. Ces bons, qui depuis ont été mis dans la circulation, sont entre les mains des agents de change, de sorte que s'ils devaient être acquittés dans un court délai, le comte Auguste Talleyrand serait dans le cas d'être déshonoré.
Je ne puis approuver ce double procédé. Les clauses matrimoniales sont sacrées, et puisqu'on disait que le prince de Bénévent donnait 200,000 F il ne devait pas exiger des billets | mais puisqu'il les avait exigés la délicatesse ne permettait pas qu'il les mit dans la circulation. N'ayant fait le sacrifice de 2,200,000 F, pour achetter l'hôtel du prince de Bénévent, qu'afin de lui faciliter l'arrangement de ses affaires, je désire que cette somme serve aussi à arranger l'affaire du comte Auguste Talleyrand ».
Napoléon charge Cambacérès d'arbitrer cette affaire..de Colonel. La composition de ces gardes est souvent ridicule. Ce sont de pauvres employés qui n'ont pas 6000 francs pour tout bien, qui en font partie | & souvent c'est un employé d'un grade subalterne qu'on décore du grade de Colonel. Je désirerais qu'une décision du Conseil d'État réglât la formation et la composition de ces Gardes »...
Palais des Tuileries 26 decembre. « Le comte Auguste TALLEYRAND, lors de son mariage, déclara à la famille de sa femme qu'il avait une somme de deux cent mille francs, comme lui ayant été donnée par son cousin le prince de Bénévent, alors ministre des relations extérieures. Cependant le prince de Bénévent exigea des bons à ordre pour la de somme. Ces bons, qui depuis ont été mis dans la circulation, sont entre les mains des agents de change, de sorte que s'ils devaient être acquittés dans un court délai, le comte Auguste Talleyrand serait dans le cas d'être déshonoré.
Je ne puis approuver ce double procédé. Les clauses matrimoniales sont sacrées, et puisqu'on disait que le prince de Bénévent donnait 200,000 F il ne devait pas exiger des billets | mais puisqu'il les avait exigés la délicatesse ne permettait pas qu'il les mit dans la circulation. N'ayant fait le sacrifice de 2,200,000 F, pour achetter l'hôtel du prince de Bénévent, qu'afin de lui faciliter l'arrangement de ses affaires, je désire que cette somme serve aussi à arranger l'affaire du com