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JEAN-MICHEL ATLAN (1913 - 1960)
Vendu : 144 320 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
JEAN-MICHEL ATLAN (1913 - 1960)
Harlem, 1957
Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée et titrée sur le châssis
130 x 81 cm - 51 3/16 x 31 7/8 in.
Oil on canvas signed lower right, signed again and titled on the stretcher
PROVENANCE
- Collection Princesse H. Gourielli (Mme Helena Rubinstein), Paris Vente, Parke Bernet, New York, 27 avril 1966
- Galerie Carpentier, Paris
- Collection privée, Paris
EXPOSITIONS
- Atlan, Antibes (France), Musée Picasso, juillet-août 1957
- Moulin du Breuil (France), 1958
- Atlan, Paris, Musée National d'Art Moderne, 22 janvier-17 mars 1963
- Atlan, Tel Aviv (Israel), Museum of Art, novembre-décembre 1964
BIBLIOGRAPHIE
- Catalogue d'exposition, Atlan, Antibes (France), Musée Picasso, 1957, pl. 7
- Bernard DORIVAL, Atlan, essai de biographie artistique, Paris, Éditions Pierre Tisné, 1962, reproduit en couleurs, pl. 41. Deuxième édition Paris, Le Musée de Poche, 1970
- Catalogue d'exposition, Atlan, Paris, Musée National d'Art Moderne, 1963, N° 54. Catalogue d'exposition, Atlan, Tel Aviv (Israël), Museum of Art, 1964, N° 31
- J. Polieri, Atlan, Catalogue raisonné de l'oeuvre complet, Paris, 1996, no. 404 (illustré p. 283)
Figure majeure et atypique de la scène artistique parisienne d’après-guerre, Jean-Michel Atlan incarne une voie singulière
entre abstraction lyrique et art brut. Né en 1913 à Constantine, en Algérie, il s’installe à Paris dans les années 1930 pour y étudier la philosophie. À la croisée des influences africaines, orientales et européennes, Atlan s’émancipe très tôt des courants dominants pour forger une écriture picturale radicalement personnelle. Il s’impose dès le début des années 1950 comme un précurseur du groupe CoBrA tout en refusant d’appartenir à une école ou de s’inscrire dans une idéologie, qu’il jugeait stérilisante. Sa peinture se veut alors le prolongement direct d’un monde intérieur, instinctif, souvent qualifié de « magique » ou de « chamanique ». Harlem, exécutée en 1957, illustre magistralement la maturité plastique d’Atlan, alors au sommet de sa reconnaissance artistique. Cette toile provient de la collection de la Princesse Gourielli, plus connue sous le nom d’Hélena Rubinstein, figure emblématique non seulement du monde de la beauté, mais également mécène passionnée d’art africain et tribal. Son attachement profond à ces arts s’est traduit par une collection unique, réunissant des pièces d’une grande diversité culturelle et ethnographique. En 2020, cette richesse a été mise en lumière lors d’une exposition majeure au
musée du Quai Branly, consacrée à sa collection d’art africain, témoignant de son rôle pionnier dans la valorisation des arts
premiers au sein du monde occidental. Cette toile, exposée dès l’année de sa création au musée Picasso d’Antibes incarne la
puissance tellurique de son langage pictural. Le geste est affirmé, presque rituel, et la couleur, dense, saturée de rouges et de bruns, évoque la terre, la chaleur, le rythme pulsé d’un monde ancestral.
Le titre Harlem n’est pas anodin : il suggère une évocation libre d’un quartier alors perçu comme un foyer de culture noire et de révolte, en pleine effervescence musicale et sociale. Atlan semble traduire dans cette oeuvre une résonance avec les rythmes syncopés du jazz, les tensions vitales de la ville, ou encore les traditions spirituelles et tribales qui l’inspirèrent tout au long de sa carrière
Il explore en effet, dès les années 1940, la question du rythme et de la ligne, de l’équilibre entre le tracé et la couleur, dont se dégage la notion de mouvement. Harlem est à ce titre un très bel exemple de l’exploration sans cesse renouvelée de cette obsession chère au peintre, et qui atteint sa pleine maturité à partir du milieu des années 1950. Cette toile appartient à ses tableaux dits « musicaux ». On y perçoit ainsi des instruments, les lignes des cordes qui structurent la composition et qui montrent à quel point l’artiste trouve sa voie dans une abstraction qui ne renie pas une
prise directe avec le réel.
Si beaucoup d’artistes ont exploré la question du rapport entre musique et peinture, peu, en revanche, ont été autant fascinés par la problématique du rythme et de la sensation sonore que Jean-Michel Atlan. Chez lui, peindre prend l’aspect d’une danse, et la toile devient ainsi la retranscription de la vibration provoquée par la musique.
A major and atypical figure of the post-war Parisian art scene, Jean‑Michel Atlan embodied a unique path between lyrical abstraction and Art Brut. Born in 1913 in Constantine, Algeria, he moved to Paris in the 1930s to study philosophy. At the crossroads of African, Eastern, and European influences, Atlan quickly distanced himself from dominant artistic movements to develop a radically personal pictorial language. By the early 1950s, he had established himsel
Harlem, 1957
Huile sur toile signée en bas à droite, contresignée et titrée sur le châssis
130 x 81 cm - 51 3/16 x 31 7/8 in.
Oil on canvas signed lower right, signed again and titled on the stretcher
PROVENANCE
- Collection Princesse H. Gourielli (Mme Helena Rubinstein), Paris Vente, Parke Bernet, New York, 27 avril 1966
- Galerie Carpentier, Paris
- Collection privée, Paris
EXPOSITIONS
- Atlan, Antibes (France), Musée Picasso, juillet-août 1957
- Moulin du Breuil (France), 1958
- Atlan, Paris, Musée National d'Art Moderne, 22 janvier-17 mars 1963
- Atlan, Tel Aviv (Israel), Museum of Art, novembre-décembre 1964
BIBLIOGRAPHIE
- Catalogue d'exposition, Atlan, Antibes (France), Musée Picasso, 1957, pl. 7
- Bernard DORIVAL, Atlan, essai de biographie artistique, Paris, Éditions Pierre Tisné, 1962, reproduit en couleurs, pl. 41. Deuxième édition Paris, Le Musée de Poche, 1970
- Catalogue d'exposition, Atlan, Paris, Musée National d'Art Moderne, 1963, N° 54. Catalogue d'exposition, Atlan, Tel Aviv (Israël), Museum of Art, 1964, N° 31
- J. Polieri, Atlan, Catalogue raisonné de l'oeuvre complet, Paris, 1996, no. 404 (illustré p. 283)
Figure majeure et atypique de la scène artistique parisienne d’après-guerre, Jean-Michel Atlan incarne une voie singulière
entre abstraction lyrique et art brut. Né en 1913 à Constantine, en Algérie, il s’installe à Paris dans les années 1930 pour y étudier la philosophie. À la croisée des influences africaines, orientales et européennes, Atlan s’émancipe très tôt des courants dominants pour forger une écriture picturale radicalement personnelle. Il s’impose dès le début des années 1950 comme un précurseur du groupe CoBrA tout en refusant d’appartenir à une école ou de s’inscrire dans une idéologie, qu’il jugeait stérilisante. Sa peinture se veut alors le prolongement direct d’un monde intérieur, instinctif, souvent qualifié de « magique » ou de « chamanique ». Harlem, exécutée en 1957, illustre magistralement la maturité plastique d’Atlan, alors au sommet de sa reconnaissance artistique. Cette toile provient de la collection de la Princesse Gourielli, plus connue sous le nom d’Hélena Rubinstein, figure emblématique non seulement du monde de la beauté, mais également mécène passionnée d’art africain et tribal. Son attachement profond à ces arts s’est traduit par une collection unique, réunissant des pièces d’une grande diversité culturelle et ethnographique. En 2020, cette richesse a été mise en lumière lors d’une exposition majeure au
musée du Quai Branly, consacrée à sa collection d’art africain, témoignant de son rôle pionnier dans la valorisation des arts
premiers au sein du monde occidental. Cette toile, exposée dès l’année de sa création au musée Picasso d’Antibes incarne la
puissance tellurique de son langage pictural. Le geste est affirmé, presque rituel, et la couleur, dense, saturée de rouges et de bruns, évoque la terre, la chaleur, le rythme pulsé d’un monde ancestral.
Le titre Harlem n’est pas anodin : il suggère une évocation libre d’un quartier alors perçu comme un foyer de culture noire et de révolte, en pleine effervescence musicale et sociale. Atlan semble traduire dans cette oeuvre une résonance avec les rythmes syncopés du jazz, les tensions vitales de la ville, ou encore les traditions spirituelles et tribales qui l’inspirèrent tout au long de sa carrière
Il explore en effet, dès les années 1940, la question du rythme et de la ligne, de l’équilibre entre le tracé et la couleur, dont se dégage la notion de mouvement. Harlem est à ce titre un très bel exemple de l’exploration sans cesse renouvelée de cette obsession chère au peintre, et qui atteint sa pleine maturité à partir du milieu des années 1950. Cette toile appartient à ses tableaux dits « musicaux ». On y perçoit ainsi des instruments, les lignes des cordes qui structurent la composition et qui montrent à quel point l’artiste trouve sa voie dans une abstraction qui ne renie pas une
prise directe avec le réel.
Si beaucoup d’artistes ont exploré la question du rapport entre musique et peinture, peu, en revanche, ont été autant fascinés par la problématique du rythme et de la sensation sonore que Jean-Michel Atlan. Chez lui, peindre prend l’aspect d’une danse, et la toile devient ainsi la retranscription de la vibration provoquée par la musique.
A major and atypical figure of the post-war Parisian art scene, Jean‑Michel Atlan embodied a unique path between lyrical abstraction and Art Brut. Born in 1913 in Constantine, Algeria, he moved to Paris in the 1930s to study philosophy. At the crossroads of African, Eastern, and European influences, Atlan quickly distanced himself from dominant artistic movements to develop a radically personal pictorial language. By the early 1950s, he had established himsel
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