


14
SAYED HAIDER RAZA (1922 - 2016)
Vendu : 74 784 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
SAYED HAIDER RAZA (1922 - 2016)
Prem-Bindu, 2008
Acrylique sur toile, signée et datée en bas à droite.
Titrée, datée, et contresignée au dos.
50 x 50 cm - 19 3/4 x 19 3/4 in.
Acrylic on canvas, signed and dated lower right, titled, dated and signed again on the reverse
PROVENANCE
Vente, Boisgirard, Paris, 24 juin 2009, lot 72
Acquise lors de cette vente par le propriétaire actuel
Nous remercions chaleureusement la fondation Raza, New Delhi, de nous avoir confirmé l’inclusion de cette œuvre au volume IV du catalogue raisonné de l’artiste rédigé par Anne Macklin.
Pionnier de l’art contemporain indien, ayant étudié et travaillé en France où il explorera de nombreuses influences majeures
des années 50, Raza laisse un héritage pictural remarquable | il fait désormais référence sur la scène artistique où il apporte les couleurs, les mythes et les formes singulières, les chocs et les disruptions de son Inde natale à laquelle il offrira une symphonie de tableaux iconiques, exprimant l’âme du Rajasthan autant que les symboles de l’hindouisme que nul mieux que lui n’a su exprimer et nous rendre accessibles. La reconnaissance dont il jouit désormais autant que les expositions internationales qui l’ont consacrées en font incontestablement un des maîtres de l’entrée du génie indien dans le monde de l’art moderne.
Sayed Haider RAZA est un peintre moderne indien, né en 1922 à Barbaria dans l’Etat du Madhya Pradesh (Pays du Milieu), il
passe son enfance dans la vallée d’une rivière sacrée, le Narmada à Mandala.
Raza intègre l’École des beaux-arts de Nagpur avant de poursuivre sa formation à la Sir J.J School of Art de Mumbai (Bombay). Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson lors d’un voyage sera déterminante.
En 1947-1948, l’indépendance de l’Inde lui donne une énergie exceptionnelle. Il participe en tant que membre fondateur
du Progressive Artist’s Group réunissant les plus grands artistes locaux après l’indépendance de l’Inde, et y expose ses toiles à plusieurs reprises. Avec son groupe, il prend part aux débats esthétiques de son époque et développe un langage moderniste.
Il quitte progressivement la peinture figurative pour des compositions plus abstraites. Étudiant à l’Alliance Française de Mumbai (Bombay) durant deux ans, il obtient une bourse du gouvernement français pour venir étudier en France et rejoint le mouvement de l’École de Paris. Les oeuvres de Nicolas de Staël et sa technique de peinture au couteau exerceront sur son oeuvre une influence capitale dans les années 1950. Bernard Buffet, Marc Rothko et Zao Wou-Ki seront également ses inspirateurs. Durant trois ans, il est élève à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris et sera influencé par la peinture expressionniste allemande, les Américains, Van Gogh, Gauguin, Cézanne. Leur pratique de la couleur exercera sur sa peinture et sur son oeil une influence remarquable.
En 1956, le prix de la critique lui est décerné. Il participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives en France et
à l’étranger : les biennales de Venise, São Paolo, Menton ou la triennale de New Dehli.
En 1959, il épouse l’artiste française Janine Mongillat qui lui apportera un soutien considérable. Il retourne en Inde chaque année à partir de de 1984 quand s’amorce le tournant de son oeuvre afin de chercher plus de spiritualité dans l’art. Dans les années 1970, il reviendra aux sources de la philosophie esthétique indienne. De 1947 à 2004, il présente ses toiles dans plus de cinquante expositions individuelles en Inde, en Europe, en Amérique et reçoit de nombreux prix. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées à New Dehli, Mumbai (Bombay), Bhopal, Cannes.
Le titre honorifique de Padma Shri lui est décerné en 1981 par le président de la République indienne. En 2022, il est promu au grade d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Il dédie la fin de sa vie à la restauration du Château-Musée Lascaris, situé à Gorbio (Alpes-Maritimes), qu’il transformera avec
son épouse en centre d’art. Il meurt en 2016. Afin de lui rendre hommage, le Centre Pompidou a organisé en 2023 la remière présentation monographique consacrée à son oeuvre en exposant une centaine d’oeuvres de l’artiste.
L’influence des mandalas : Nés en Inde, développés au sein du jaïnisme, de l’hindouisme et du bouddhisme, les mandalas ont eu une influence importante dans l’oeuvre de Raza. Les cercles concentriques, les triangles enchevêtrés, les carrés et les points d’énergie de ses toiles en dérivent directement. Les mandalas sont une représentation du cosmos et des figures divines agencées selon un code précis. Surface sacrée revêtant une fonction magique, le mandala sert de support à la méditation. Sa valeur est universelle et tend à établir des relations entre le corps humain et le cosmos. Sa contemplation
Prem-Bindu, 2008
Acrylique sur toile, signée et datée en bas à droite.
Titrée, datée, et contresignée au dos.
50 x 50 cm - 19 3/4 x 19 3/4 in.
Acrylic on canvas, signed and dated lower right, titled, dated and signed again on the reverse
PROVENANCE
Vente, Boisgirard, Paris, 24 juin 2009, lot 72
Acquise lors de cette vente par le propriétaire actuel
Nous remercions chaleureusement la fondation Raza, New Delhi, de nous avoir confirmé l’inclusion de cette œuvre au volume IV du catalogue raisonné de l’artiste rédigé par Anne Macklin.
Pionnier de l’art contemporain indien, ayant étudié et travaillé en France où il explorera de nombreuses influences majeures
des années 50, Raza laisse un héritage pictural remarquable | il fait désormais référence sur la scène artistique où il apporte les couleurs, les mythes et les formes singulières, les chocs et les disruptions de son Inde natale à laquelle il offrira une symphonie de tableaux iconiques, exprimant l’âme du Rajasthan autant que les symboles de l’hindouisme que nul mieux que lui n’a su exprimer et nous rendre accessibles. La reconnaissance dont il jouit désormais autant que les expositions internationales qui l’ont consacrées en font incontestablement un des maîtres de l’entrée du génie indien dans le monde de l’art moderne.
Sayed Haider RAZA est un peintre moderne indien, né en 1922 à Barbaria dans l’Etat du Madhya Pradesh (Pays du Milieu), il
passe son enfance dans la vallée d’une rivière sacrée, le Narmada à Mandala.
Raza intègre l’École des beaux-arts de Nagpur avant de poursuivre sa formation à la Sir J.J School of Art de Mumbai (Bombay). Sa rencontre avec Henri Cartier-Bresson lors d’un voyage sera déterminante.
En 1947-1948, l’indépendance de l’Inde lui donne une énergie exceptionnelle. Il participe en tant que membre fondateur
du Progressive Artist’s Group réunissant les plus grands artistes locaux après l’indépendance de l’Inde, et y expose ses toiles à plusieurs reprises. Avec son groupe, il prend part aux débats esthétiques de son époque et développe un langage moderniste.
Il quitte progressivement la peinture figurative pour des compositions plus abstraites. Étudiant à l’Alliance Française de Mumbai (Bombay) durant deux ans, il obtient une bourse du gouvernement français pour venir étudier en France et rejoint le mouvement de l’École de Paris. Les oeuvres de Nicolas de Staël et sa technique de peinture au couteau exerceront sur son oeuvre une influence capitale dans les années 1950. Bernard Buffet, Marc Rothko et Zao Wou-Ki seront également ses inspirateurs. Durant trois ans, il est élève à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris et sera influencé par la peinture expressionniste allemande, les Américains, Van Gogh, Gauguin, Cézanne. Leur pratique de la couleur exercera sur sa peinture et sur son oeil une influence remarquable.
En 1956, le prix de la critique lui est décerné. Il participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives en France et
à l’étranger : les biennales de Venise, São Paolo, Menton ou la triennale de New Dehli.
En 1959, il épouse l’artiste française Janine Mongillat qui lui apportera un soutien considérable. Il retourne en Inde chaque année à partir de de 1984 quand s’amorce le tournant de son oeuvre afin de chercher plus de spiritualité dans l’art. Dans les années 1970, il reviendra aux sources de la philosophie esthétique indienne. De 1947 à 2004, il présente ses toiles dans plus de cinquante expositions individuelles en Inde, en Europe, en Amérique et reçoit de nombreux prix. Plusieurs rétrospectives lui ont été consacrées à New Dehli, Mumbai (Bombay), Bhopal, Cannes.
Le titre honorifique de Padma Shri lui est décerné en 1981 par le président de la République indienne. En 2022, il est promu au grade d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.
Il dédie la fin de sa vie à la restauration du Château-Musée Lascaris, situé à Gorbio (Alpes-Maritimes), qu’il transformera avec
son épouse en centre d’art. Il meurt en 2016. Afin de lui rendre hommage, le Centre Pompidou a organisé en 2023 la remière présentation monographique consacrée à son oeuvre en exposant une centaine d’oeuvres de l’artiste.
L’influence des mandalas : Nés en Inde, développés au sein du jaïnisme, de l’hindouisme et du bouddhisme, les mandalas ont eu une influence importante dans l’oeuvre de Raza. Les cercles concentriques, les triangles enchevêtrés, les carrés et les points d’énergie de ses toiles en dérivent directement. Les mandalas sont une représentation du cosmos et des figures divines agencées selon un code précis. Surface sacrée revêtant une fonction magique, le mandala sert de support à la méditation. Sa valeur est universelle et tend à établir des relations entre le corps humain et le cosmos. Sa contemplation
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)