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Rolls-Royce Prototype « Jules » ex Paris-Dakar – 1981
Vendu : 600 000 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Rolls-Royce Prototype « Jules » ex Paris-Dakar – 1981
Châssis n° CRX9234 (voir texte/see text)
Carte grise française
French registration title
« Les légendes ne s’inventent pas, mystérieuses, elles écrivent leurs histoires avec panache et marquent leurs époques devenant ainsi des icones. « Jules », la Rolls des sables est l’une d’entre elles ! »
(Paris-Match du 6/02/81 et Le Figaro du 15/01/81)
“Legends can't be invented, they're mysterious, they write their names with panache and mark their eras, becoming icons in the process. ‘Jules, the Rolls Royce of the sands, is one of them!”
(Paris-Match 6/02/81 and Le Figaro 15/01/81)
La plus mythique des autos ayant pris le départ du Paris-Dakar originel.
Prête à prendre le départ du prochain Dakar Classic.
Eligible aux plus beaux événements du monde.
Occasion rare et unique d’acquérir ce monstre sacré.
Jamais vu en vente publique.
26 décembre 1978, Paris, Place du Trocadéro. Un homme grand
et svelte, revêtu d’une combinaison blanche, façon gourou,
donne le départ d’un rallye complétement fou, une « Transat’ des
sables » qui doit rallier Paris à Dakar. Une hétéroclite caravane
de 182 véhicules (autos, motos et camions confondus) s’élance
à l’assaut de cette aventure qui doit traverser 6 pays, avec pas
moins de 3 168 km de spéciales – très – sélectives. L’Histoire est
en marche, la légende Thierry Sabine et de son rallye à nul autre
pareil est née. Cette incroyable aventure sera indissociable de
l’Afrique, qu’elle quittera à la fin des années 2000, pour mettre
le cap sur l’Amérique du Sud, puis l’Arabie Saoudite.
La popularité de l'événement augmente rapidement, avec
216 véhicules au départ de l’édition 1980 et 291 en 1981… Ils
seront plus de 600 en 1988. La grande particularité de ces
premiers Dakar est de voir se côtoyer des pilotes pros en quête
d’aventure, des « poireaux » en mal de galères, et d’authentiques
Geo Trouvetout persuadés d’avoir conçu la voiture adaptée à
cette épreuve infernale. En 1981, au milieu de cet aéropage
éclectique, on remarque un certain Thierry de Montcorgé, un
dandy playboy aventurier, parfaitement en phase avec son
époque et cette aventure.
La légende veut qu’un soir de l’été 1980, après un déjeuner
bien arrosé, Thierry et un ami, Jean-Christophe Pelletier (futur
associé de Cyril Neveu dans l’organisation du Rallye du Maroc
notamment), aient eu l’improbable idée d’engager la Rolls-Royce
Corniche récalcitrante de ce dernier. Aussitôt dit, aussitôt fait
avec... la recherche d’un sponsor et pas des moindre ! Très
rapidement, la maison Christian Dior décide de prendre part à
l’aventure, pour promouvoir son nouveau parfum masculin : Jules.
Pour un coup d’essai, ce sera un coup de maître. La légende
veut que la firme britannique Rolls-Royce tentât d’empêcher cette
association anticonformiste mais qu’elle s’effaçât à la signature
de la maison de haute couture française. Bien leur en a pris car
à ce jour, aucune opération de communication n’a encore égalé
celle de la Rolls-Royce prototype « Jules ». Le succès est total
et la couverture médiatique est planétaire !
Notre équipage s’attaque à la construction de ce qui va devenir
un véritable prototype, avec l’incontournable sorcier Michel
Mockrycki, spécialiste du V8 américain en France et père de
certains prototypes Citroën notamment. Thierry de Montcorgé
a déjà un solide bagage en tout-terrain, et décide de construire
une Rolls avec ce qui se fait de mieux. Oubliez le poids et la
conception du coupé britannique. Une structure tubulaire est
créée de toute pièce avant d’être fixée sur un châssis et des
trains roulants renforcés de Toyota BJ 45. Un gros V8 5,7 l de
Corvette, une direction assistée de Rolls, un réservoir sur-mesure
de 332 l et une coque reprenant parfaitement les formes
et dimensions de la Corniche sont réalisées en polyester…
L’illusion est réelle, le coup marketing est grandiose, la presse
s’affole et le public s’emballe.
Si on s’arrache les cheveux chez Rolls de voir une silhouette
de Corniche greffée sur un châssis japonais, et motorisée par
un moteur venu d’outre-Atlantique, dès le rassemblement au
Trocadéro, on sait que le pari de la Rolls Jules (qui emprunte
l’identité de la Corniche « donneuse d’organes ») est gagné.
Et ce ne sont pas les péripéties de l’équipage et de l’engin, qui
les empêcheront d’arriver classés à Dakar, qui étoufferont les
énormes retombées médiatiques de ce coup de pub, véritable
casse du siècle. Si Thierry de Montcorgé retentera par la suite
d’autres coups sur le Dakar, avec notamment un improbable
– mais trop fragile – proto Jules 6-roues, il faudra attendre
2021 pour que la « Rolls du Dakar » ne soit à nouveau sous
les projecteurs, vendue en Private Sale par Aguttes lors de
l’incontournable Ven
Châssis n° CRX9234 (voir texte/see text)
Carte grise française
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« Les légendes ne s’inventent pas, mystérieuses, elles écrivent leurs histoires avec panache et marquent leurs époques devenant ainsi des icones. « Jules », la Rolls des sables est l’une d’entre elles ! »
(Paris-Match du 6/02/81 et Le Figaro du 15/01/81)
“Legends can't be invented, they're mysterious, they write their names with panache and mark their eras, becoming icons in the process. ‘Jules, the Rolls Royce of the sands, is one of them!”
(Paris-Match 6/02/81 and Le Figaro 15/01/81)
La plus mythique des autos ayant pris le départ du Paris-Dakar originel.
Prête à prendre le départ du prochain Dakar Classic.
Eligible aux plus beaux événements du monde.
Occasion rare et unique d’acquérir ce monstre sacré.
Jamais vu en vente publique.
26 décembre 1978, Paris, Place du Trocadéro. Un homme grand
et svelte, revêtu d’une combinaison blanche, façon gourou,
donne le départ d’un rallye complétement fou, une « Transat’ des
sables » qui doit rallier Paris à Dakar. Une hétéroclite caravane
de 182 véhicules (autos, motos et camions confondus) s’élance
à l’assaut de cette aventure qui doit traverser 6 pays, avec pas
moins de 3 168 km de spéciales – très – sélectives. L’Histoire est
en marche, la légende Thierry Sabine et de son rallye à nul autre
pareil est née. Cette incroyable aventure sera indissociable de
l’Afrique, qu’elle quittera à la fin des années 2000, pour mettre
le cap sur l’Amérique du Sud, puis l’Arabie Saoudite.
La popularité de l'événement augmente rapidement, avec
216 véhicules au départ de l’édition 1980 et 291 en 1981… Ils
seront plus de 600 en 1988. La grande particularité de ces
premiers Dakar est de voir se côtoyer des pilotes pros en quête
d’aventure, des « poireaux » en mal de galères, et d’authentiques
Geo Trouvetout persuadés d’avoir conçu la voiture adaptée à
cette épreuve infernale. En 1981, au milieu de cet aéropage
éclectique, on remarque un certain Thierry de Montcorgé, un
dandy playboy aventurier, parfaitement en phase avec son
époque et cette aventure.
La légende veut qu’un soir de l’été 1980, après un déjeuner
bien arrosé, Thierry et un ami, Jean-Christophe Pelletier (futur
associé de Cyril Neveu dans l’organisation du Rallye du Maroc
notamment), aient eu l’improbable idée d’engager la Rolls-Royce
Corniche récalcitrante de ce dernier. Aussitôt dit, aussitôt fait
avec... la recherche d’un sponsor et pas des moindre ! Très
rapidement, la maison Christian Dior décide de prendre part à
l’aventure, pour promouvoir son nouveau parfum masculin : Jules.
Pour un coup d’essai, ce sera un coup de maître. La légende
veut que la firme britannique Rolls-Royce tentât d’empêcher cette
association anticonformiste mais qu’elle s’effaçât à la signature
de la maison de haute couture française. Bien leur en a pris car
à ce jour, aucune opération de communication n’a encore égalé
celle de la Rolls-Royce prototype « Jules ». Le succès est total
et la couverture médiatique est planétaire !
Notre équipage s’attaque à la construction de ce qui va devenir
un véritable prototype, avec l’incontournable sorcier Michel
Mockrycki, spécialiste du V8 américain en France et père de
certains prototypes Citroën notamment. Thierry de Montcorgé
a déjà un solide bagage en tout-terrain, et décide de construire
une Rolls avec ce qui se fait de mieux. Oubliez le poids et la
conception du coupé britannique. Une structure tubulaire est
créée de toute pièce avant d’être fixée sur un châssis et des
trains roulants renforcés de Toyota BJ 45. Un gros V8 5,7 l de
Corvette, une direction assistée de Rolls, un réservoir sur-mesure
de 332 l et une coque reprenant parfaitement les formes
et dimensions de la Corniche sont réalisées en polyester…
L’illusion est réelle, le coup marketing est grandiose, la presse
s’affole et le public s’emballe.
Si on s’arrache les cheveux chez Rolls de voir une silhouette
de Corniche greffée sur un châssis japonais, et motorisée par
un moteur venu d’outre-Atlantique, dès le rassemblement au
Trocadéro, on sait que le pari de la Rolls Jules (qui emprunte
l’identité de la Corniche « donneuse d’organes ») est gagné.
Et ce ne sont pas les péripéties de l’équipage et de l’engin, qui
les empêcheront d’arriver classés à Dakar, qui étoufferont les
énormes retombées médiatiques de ce coup de pub, véritable
casse du siècle. Si Thierry de Montcorgé retentera par la suite
d’autres coups sur le Dakar, avec notamment un improbable
– mais trop fragile – proto Jules 6-roues, il faudra attendre
2021 pour que la « Rolls du Dakar » ne soit à nouveau sous
les projecteurs, vendue en Private Sale par Aguttes lors de
l’incontournable Ven
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