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Lotus Eleven Série 1 – 1956

Vendu : 168 000

Les frais s'entendent commission et taxes comprises.

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Lotus Eleven Série 1 – 1956

Châssis n° 166
Carte grise française de collection
French historic registration title

« Une barquette polyvalente et facile, aussi à l’aise sur route qu’en course »

“A versatile, easy-to-use sports car that's just as at home on the road as it is in a race”

Construite à 270 exemplaires entre 1956 et 1958, la Lotus Eleven
synthétisait lors de sa sortie toute l’expérience et le savoir-faire de
Colin Chapman. Destinée aux courses d’endurance et de sprint
pour petites cylindrées, cette inédite Lotus qui étrennait les noms
en E, allait rapidement séduire une clientèle de sportsmen et
gentlemen drivers exigeants. Fidèle à la philosophie Chapman,
qui privilégiait la légèreté (« Light is right ») et l’aérodynamique
de ses machines, l’Eleven dispose d’un superbe châssis en fin
treillis de tubes (ronds et carrés) en acier qui ne pèse que 25 kg,
tout en assurant une étonnante rigidité. L’ensemble est recouvert
d'une fine carrosserie en aluminium signée Frank Costin, chef
aérodynamicien chez l’avionneur De Haviland. >
La voiture est disponible en trois versions : Club, avec essieu
arrière rigide, moteur Ford à soupapes latérales et freins à
tambours | Sport, qui se différencie de la précédente par son
moteur Coventry Climax| et Le Mans, qui se caractérise par
son pont arrière De Dion et ses freins à disques (inboard à
l’arrière). Cette dernière sera motorisée, selon les catégories dans
lesquelles elle est engagée en compétition, par des 4-cylindres
Coventry Climax 750 cm3, FWA de 1 098 cm3 et FWB 1 460 cm3.
Dans cette dernière configuration, la puissance dépasse les
100 ch. Largement suffisant pour permettre à l’ensemble qui
ne pèse que 450 kg de se forger un solide palmarès.
Un cocktail détonnant qui va permettre d’écrire les plus belles
lignes du palmarès de la marque, avec 148 victoires significatives
enregistrées pour la première saison complète du modèle. Au
sommet, une victoire en catégorie 1 100 cm3, et une 7e place au
général, aux 24 Heures du Mans 1956, et de nouvelles victoires
de classe aux 12 Heures de Sebring et au Mans 1957.Avec sa
petite soeur la Seven, elle résume le génie de Colin Chapman
et fera le succès de la petite firme britannique.
La Lotus Eleven que nous présentons est une Série 1 de 1956,
née en version 1100, et vendue neuve aux USA, à Gunnar Rubini,
dealer Volkswagen (garage Imported Motors à Toledo, dans
l’Ohio), et pilote à ses heures. Après quelques courses en 1956,
il va malheureusement crasher #166 lors d’une course dans le
Wisconsin, en janvier 1957 (photos jointes au dossier). On perd
la trace de #166, qui ressort 10 ans plus tard en Angleterre,
vraisemblablement achetée auparavant en Belgique. Il faut
attendre 1979 pour qu’un amateur l’importe en France. Il faudra
encore attendre 1993 pour que Monsieur S., un amateur de Lotus
reconnu ne s’en porte acquéreur : c’est alors une auto à restaurer.
Monsieur S. va réaliser une restauration juste et conforme de
l’auto, désormais motorisée par un 1500 Climax type FWB,
et équipée d’un pont De Dion et de freins à disques inboard.
Parfaitement fonctionnelle (elle fut remise en route par l’Atelier
Rufils en mars 2024 après deux ans d’immobilisation), cette jolie
Eleven, très propre et élégamment patinée, ravira son prochain
propriétaire, sur route ou sur pistes, notamment au Mans Classic
ou la voiture est hautement éligible !

Built in 270 examples between 1956 and 1958, the Lotus Eleven
brought together all the experience and know-how of Colin
Chapman. Intended for endurance and sprint races for small
cars, this new Lotus, which introduced the E-names, quickly
won over a demanding clientele of sportsmen and gentlemen
drivers. In keeping with Chapman's philosophy of ‘light is right ’
and aerodynamic design, the Eleven features a superb chassis
made from a fine latticework of round and square steel tubes
that weighs just 25kg, yet is surprisingly rigid. The whole thing
is covered by a fine aluminium body designed by Frank Costin,
chief aerodynamicist at the aircraft manufacturer De Haviland. >
The car was available in three versions: Club, with a rigid rear
axle, Ford side-valve engine and drum brakes| Sport, which
differed from the previous version in that it had a Coventry Climax
engine| and Le Mans, which featured a De Dion rear axle and
disc brakes (inboard at the rear). Depending on the class in which
it competes, the latter will be powered by Coventry Climax 750
cc, FWA 1,098 cc and FWB 1,460 cc 4-cylinder engines. In the
latter configuration, power exceeds 100 hp. Weighing in at just
450kg, that's more than enough power for a solid track record.
It was an explosive combination that would go on to write some of
the finest lines in the marque's record books, with 148 significant
victories recorded in the model's first full season. At the top of the
list was a victory in t