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Rembrandt Bugatti (1885-1916)

Vendu : 11 704

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Rembrandt Bugatti (1885-1916)
Mascotte Eléphant dressé, d'après le modèle créé pour la Bugatti royale, 1928.
“Éléphant Dressé” Mascot, based on the model created for the Royal Bugatti, 1928.

Provenance
Collection Schlumpf
Dans la famille par descendance / In the family by descent

Details
Epreuve en bronze argenté / Proof in silver-plated bronze
Hauteur / High: 19 cm (7½ in.)

La Bugatti Royale ou Coupé Napoléon est sans conteste la
plus belle voiture classique de son époque mais aussi la plus
chère du monde. Ses créateurs Ettore et Jean Bugatti voulaient
que cette voiture surpasse toutes celles de la concurrence par
ses qualités, sa puissance et sa renommée. Tous les principes
esthétiques d’Ettore et de Jean Bugatti se retrouvaient dans
cette voiture et pour parfaire le prestige de cette réalisation,
ils souhaitaient mettre un bouchon de radiateur en argent sur
la calandre. Ils eurent alors l’idée de rendre un hommage à
Rembrandt décédé quelques années plus tôt, et choisirent le
modèle de l’éléphant dressé de 1904.
Fritz Schlumpf, inconditionnel de la marque de Molsheim,
acquiert jusqu’à 120 Bugatti, jusqu'en 1976. En 1963, il rachète
la Bugatti Royale personnelle d’Ettore Bugatti lors de la vente du
constructeur et moins d’un an plus tard, en acquiert une seconde
lors de la vente Shakespeare. Ce seront les deux joyaux de son
futur musée. Pour imiter la légende – ou réalité - selon laquelle
Jean Bugatti venait lui-même visser le bouchon de radiateur sur
la voiture lors de sa livraison, Fritz Schlumpf conserva toujours
les deux bouchons de radiateur de ses Royales et venait les
visser sur ses voitures à chaque fois qu’il se rendait au musée.
L’un d’eux fût vendu en 2009, le second en avril 2015 au prix
de 229 500 €.
Retrouvé il y a quelques années par l’unique héritière de la
famille Schlumpf dans les affaires de sa grand-mère, Arlette, ce
troisième éléphant était soigneusement emballé et rangé dans
une boite contenant les passeports de Fritz Schlumpf et Arlette
Schlumpf-Naas et plusieurs correspondances entre les deux
époux. Non estampillée par l’atelier d’art Valsuani, mais portant
les marques du cachet (marques non lisibles) d’un fondeur, tout
porte à croire que cette mascotte de l’Eléphant dressé avait une
importance particulière. Redécouverte, elle revêt un certain
mystère à l’image de la collection exceptionnelle réunie par les
frères Schlumpf jusqu’en 1977.

The Bugatti Royale, also known as the Coupé Napoléon is without
question the most beautiful classic car of its time, as well as
the most expensive. Ettore and Jean Bugatti wanted this car
to surpass those of all their competitors in quality, power and
reputation. All of Ettore and Jean Bugatti’s aesthetic principles
came together in this magnificent model. To top off the prestige
of their creation they envisioned topping the hood of the car with
a silver ornament. They also conceived the idea to pay tribute
to Rembrandt, who passed away a few years earlier, and chose
to model the ornament on éléphant dressé (1904).
By 1976 Fritz Schlumpf, an unconditional admirer of the Molsheim
brand, had acquired around 120 Bugatti. Among these was
a Bugatti Royale which he bought in 1963 from the personal
collection of Ettore Bugatti. Less than a year later he acquired a
second one from the Shakespeare sale. These two cars were to
be the jewels of his future museum. According to the legend – or
truth- Jean Bugatti came in person to attach the silver mascot to
each car before its delivery. Fritz Schlumpf kept the two mascots
of his Royales separate from the cars themselves and used to
attach them personally each time he visited the museum. One
of the two mascots was sold in 2009, the second one was sold
in 2009, the second in April 2015 for €229,500.
Found a few years ago by the sole heiress of the Schlumpf
family in the belongings of her grandmother, Arlette, this third
elephant was carefully wrapped and stored in a box containing
the passports of Fritz Schlumpf and Arlette Schlumpf-Naas and a
number of letters between the couple. Unstamped by the Valsuani
art studio, but bearing the hidden marks of a foundryman, there
is every reason to believe that this trained elephant mascot had
a special significance. Now that it has been rediscovered, it
takes on a certain mystery, just like the exceptional collection
assembled by the Schlumpf brothers until 1977.