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BLOY Léon. (1846-1917).
Vendu : 1 560 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
BLOY Léon. (1846-1917).
L.A.S. «Léon Bloy», Vendredi 15 [juillet 1887], à son «cher ami» [probablement Robert du Pontavice de Heussey, cousin de Villiers de L'Isle-Adam] | 2 pages in-8 (petite mouillure au bas du feuillet).
Belle lettre au sujet d'une soirée avec Villiers de L'Isle-Adam.
Il est venu «hier soir, chez vous à 7 heures. Huysmans, Descaves, Montchal et moi, nous étions venus chercher Villiers et vous pour s'en aller dîner tous ensemble à Montrouge, chez Descaves [le père de l'écrivain Lucien Descaves]. Navrés de vous rater, nous avons couru chez Villiers à sa nouvelle adresse, rue Blanche 76, et nous l'avons miraculeusement trouvé. Soirée inouïe, fantastique ! Saturation d'art pendant 6 heures, délire de sensations prodigieuses. Wagner au piano, récits, mimiques, improvisations. Villiers que je croyais connaître, m'a comblé de stupéfaction, imprégné, soulé de délices. Enfin, coucherie finale du dit Villiers avec Totor [le fils de Villiers de L'Isle-Adam] à Montrouge et rentrée matinale de nous autres au petit jour. [...] On dîne chez moi, demain soir samedi à 7 heures. Invités : Huysmans, Villiers, Descaves, Villiers, Landry et vous, cher ami. [...] Que sera ce festin ? Je l'ignore. Ce sera très drôle évidemment. Villiers nous a tous affolés»... Il ajoute en post-scriptum : «Mon nègre blond tient à vous être présenté», [allusion à son roman Le Désespéré, dans lequel il a décrit Louis Montchal sous les traits de Georges Leverdier, «nègre blond»].
L.A.S. «Léon Bloy», Vendredi 15 [juillet 1887], à son «cher ami» [probablement Robert du Pontavice de Heussey, cousin de Villiers de L'Isle-Adam] | 2 pages in-8 (petite mouillure au bas du feuillet).
Belle lettre au sujet d'une soirée avec Villiers de L'Isle-Adam.
Il est venu «hier soir, chez vous à 7 heures. Huysmans, Descaves, Montchal et moi, nous étions venus chercher Villiers et vous pour s'en aller dîner tous ensemble à Montrouge, chez Descaves [le père de l'écrivain Lucien Descaves]. Navrés de vous rater, nous avons couru chez Villiers à sa nouvelle adresse, rue Blanche 76, et nous l'avons miraculeusement trouvé. Soirée inouïe, fantastique ! Saturation d'art pendant 6 heures, délire de sensations prodigieuses. Wagner au piano, récits, mimiques, improvisations. Villiers que je croyais connaître, m'a comblé de stupéfaction, imprégné, soulé de délices. Enfin, coucherie finale du dit Villiers avec Totor [le fils de Villiers de L'Isle-Adam] à Montrouge et rentrée matinale de nous autres au petit jour. [...] On dîne chez moi, demain soir samedi à 7 heures. Invités : Huysmans, Villiers, Descaves, Villiers, Landry et vous, cher ami. [...] Que sera ce festin ? Je l'ignore. Ce sera très drôle évidemment. Villiers nous a tous affolés»... Il ajoute en post-scriptum : «Mon nègre blond tient à vous être présenté», [allusion à son roman Le Désespéré, dans lequel il a décrit Louis Montchal sous les traits de Georges Leverdier, «nègre blond»].
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