





3
ADRIEN-JEAN LE MAYEUR DE MERPRÈS (1880-1958)
Vendu : 235 080 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
ADRIEN-JEAN LE MAYEUR DE MERPRÈS (1880-1958)
Deux femmes dans un intérieur
Huile sur toile, signée en bas à gauche
75,5 x 90 cm - 29 3/4 x 35 7/16 in.
Oil on canvas, signed lower left
PROVENANCE
Ancienne collection particulière,Sud-Est de la France
Né en 1880 à Bruxelles, Adrien Jean Le Mayeur de Merprès étudie d’abord l’architecture et le génie civil à l’Université libre de sa ville natale avant de se consacrer à la peinture. Il se forme auprès de son père, le peintre et graveur Adrien Le Mayeur (1843 - 1916), ainsi qu’auprès d’Ernest Blanc-Garin (1843 - 1916). Au début des années 1900, après ses études, il entreprend son premier long voyage et part quelques mois pour San Francisco aux États-Unis. Il rentre ensuite à Bruxelles où il a une activité artistique d’abord discrète. Sa participation, en 1906, à la 13e exposition de La Libre Esthétique, aux côtés d’Aristide Maillol (1861 - 1944), Henri Matisse (1869 - 1954), ou encore Modeste Huys (1874 - 1932), lui offre une première occasion de présenter publiquement son travail.
Peintre et photographe de guerre pour l’armée belge pendant la Première guerre mondiale, Le Mayeur profite de la paix retrouvée pour s’installer quelques mois à Venise, première étape d’un long périple qui le mène vers l’Afrique du Nord, l’Inde et le Cambodge. Il séjourne ensuite dans Sud de la France, à Madagascar, Djibouti, puis en Syrie et en Turquie. Son admiration pour Paul Gauguin (1848 - 1903) le guide enfin jusqu’à Tahiti.
C’est lors de cette période de voyages intense que le peintre découvre pour la première fois Bali, entre 1929 et 1930. Il écrit à ce propos :
« Je garde de l’île de Bali aussi un souvenir délicieux et ce sera le but de mon prochain voyage. »1
C’est en 1932 qu’il concrétise ce souhait, fermement décidé à consacrer le reste de sa vie à son art. Il arrive cette année-là en Indonésie, sur l’île de Bali, où il choisit de demeurer à Denpasar, au sud. Dès 1933, il expose ses oeuvres au Young Women Christian Association de Singapour et il rencontre un très grand succès commercial et critique. Il continue d’exposer au cours des années suivantes, notamment en 1935, 1937, 1941.
Ces premières années balinaises sont l’occasion de la rencontre avec le modèle qui deviendra en 1935 sa femme, Ni Wayan Pollok Tjoeglik (1917 - 1985). Le couple fait construire une maison typique à Sanur. Ce lieu de vie devient aussi un lieu de création puisqu’il y installe son atelier.
Après l’attaque de Pearl Harbour en 1941, le Japon occupe les Indes néerlandaises. Dans un premier temps, Le Mayeur met ses oeuvres à l’abri, puis, en tant que belge, il est assigné à résidence pendant toute la durée de l’occupation japonaise (de 1942 à 1945). Cette période de création est caractérisée par des oeuvres peintes sur des feuilles de palmier tissées, appelées « bagor », avec de la peinture pour textiles ou de la peinture faite avec des éléments naturels.
Après la guerre, Le Mayeur et Ni Pollok accueillent de nombreux officiers anglais et néerlandais en permission à Bali. La production du peintre s’intensifie, Bali devenant alors une destination plus touristique et la demande augmentant.
En 1956, son talent est remarqué par Bahder Djohan (1902-1981), ministre indonésien de l’Éducation et de la Culture de l’époque. Ce dernier propose alors au couple de transformer cette maison-atelier en un musée dédié à l’oeuvre de l’artiste. Cette idée les séduit et permet que soient prises, de leur vivant, les dispositions nécessaires pour rendre ce lieu public, tel que nous pouvons le visiter encore aujourd’hui.
Malade, Adrien Le Mayeur décède en 1958 à Bruxelles, où il était de passage avec sa femme pour se faire soigner.
De son arrivée sur l’île en 1932 à l’année de sa mort en 1958, le sujet de prédilection du peintre est celui de son épouse ou de jeunes balinaises. Soucieux de représenter la végétation luxuriante locale, les fonds sont travaillés. Ainsi, s’il n’installe pas ses modèles dans des jardins fleuris, il les saisit souvent dans son intérieur dont les murs, ornés de ses propres tableaux, permettent cette explosion de couleurs. Deux femmes dans un intérieur est typique de cette période.
L’espace est ici ouvert sur l’extérieur et la scène est illuminée par les feuillages et les touches colorées des fleurs éparses. Des objets du quotidien et de décoration, tels que le meuble et le vase à gauche, la théière à droite nous donnent une idée du cadre de vie choisi par le peintre. L’ambiance chaleureuse et accueillante que dégage cette scène illustre les différents témoignages des visiteurs qui louent tous la grande hospitalité du couple.
Cette toile qui apparait aujourd’hui à la vente est présentée avec son montage d’origine, sur son châssis, lui-même maintenu dans le cadre en bois sculpté
Deux femmes dans un intérieur
Huile sur toile, signée en bas à gauche
75,5 x 90 cm - 29 3/4 x 35 7/16 in.
Oil on canvas, signed lower left
PROVENANCE
Ancienne collection particulière,Sud-Est de la France
Né en 1880 à Bruxelles, Adrien Jean Le Mayeur de Merprès étudie d’abord l’architecture et le génie civil à l’Université libre de sa ville natale avant de se consacrer à la peinture. Il se forme auprès de son père, le peintre et graveur Adrien Le Mayeur (1843 - 1916), ainsi qu’auprès d’Ernest Blanc-Garin (1843 - 1916). Au début des années 1900, après ses études, il entreprend son premier long voyage et part quelques mois pour San Francisco aux États-Unis. Il rentre ensuite à Bruxelles où il a une activité artistique d’abord discrète. Sa participation, en 1906, à la 13e exposition de La Libre Esthétique, aux côtés d’Aristide Maillol (1861 - 1944), Henri Matisse (1869 - 1954), ou encore Modeste Huys (1874 - 1932), lui offre une première occasion de présenter publiquement son travail.
Peintre et photographe de guerre pour l’armée belge pendant la Première guerre mondiale, Le Mayeur profite de la paix retrouvée pour s’installer quelques mois à Venise, première étape d’un long périple qui le mène vers l’Afrique du Nord, l’Inde et le Cambodge. Il séjourne ensuite dans Sud de la France, à Madagascar, Djibouti, puis en Syrie et en Turquie. Son admiration pour Paul Gauguin (1848 - 1903) le guide enfin jusqu’à Tahiti.
C’est lors de cette période de voyages intense que le peintre découvre pour la première fois Bali, entre 1929 et 1930. Il écrit à ce propos :
« Je garde de l’île de Bali aussi un souvenir délicieux et ce sera le but de mon prochain voyage. »1
C’est en 1932 qu’il concrétise ce souhait, fermement décidé à consacrer le reste de sa vie à son art. Il arrive cette année-là en Indonésie, sur l’île de Bali, où il choisit de demeurer à Denpasar, au sud. Dès 1933, il expose ses oeuvres au Young Women Christian Association de Singapour et il rencontre un très grand succès commercial et critique. Il continue d’exposer au cours des années suivantes, notamment en 1935, 1937, 1941.
Ces premières années balinaises sont l’occasion de la rencontre avec le modèle qui deviendra en 1935 sa femme, Ni Wayan Pollok Tjoeglik (1917 - 1985). Le couple fait construire une maison typique à Sanur. Ce lieu de vie devient aussi un lieu de création puisqu’il y installe son atelier.
Après l’attaque de Pearl Harbour en 1941, le Japon occupe les Indes néerlandaises. Dans un premier temps, Le Mayeur met ses oeuvres à l’abri, puis, en tant que belge, il est assigné à résidence pendant toute la durée de l’occupation japonaise (de 1942 à 1945). Cette période de création est caractérisée par des oeuvres peintes sur des feuilles de palmier tissées, appelées « bagor », avec de la peinture pour textiles ou de la peinture faite avec des éléments naturels.
Après la guerre, Le Mayeur et Ni Pollok accueillent de nombreux officiers anglais et néerlandais en permission à Bali. La production du peintre s’intensifie, Bali devenant alors une destination plus touristique et la demande augmentant.
En 1956, son talent est remarqué par Bahder Djohan (1902-1981), ministre indonésien de l’Éducation et de la Culture de l’époque. Ce dernier propose alors au couple de transformer cette maison-atelier en un musée dédié à l’oeuvre de l’artiste. Cette idée les séduit et permet que soient prises, de leur vivant, les dispositions nécessaires pour rendre ce lieu public, tel que nous pouvons le visiter encore aujourd’hui.
Malade, Adrien Le Mayeur décède en 1958 à Bruxelles, où il était de passage avec sa femme pour se faire soigner.
De son arrivée sur l’île en 1932 à l’année de sa mort en 1958, le sujet de prédilection du peintre est celui de son épouse ou de jeunes balinaises. Soucieux de représenter la végétation luxuriante locale, les fonds sont travaillés. Ainsi, s’il n’installe pas ses modèles dans des jardins fleuris, il les saisit souvent dans son intérieur dont les murs, ornés de ses propres tableaux, permettent cette explosion de couleurs. Deux femmes dans un intérieur est typique de cette période.
L’espace est ici ouvert sur l’extérieur et la scène est illuminée par les feuillages et les touches colorées des fleurs éparses. Des objets du quotidien et de décoration, tels que le meuble et le vase à gauche, la théière à droite nous donnent une idée du cadre de vie choisi par le peintre. L’ambiance chaleureuse et accueillante que dégage cette scène illustre les différents témoignages des visiteurs qui louent tous la grande hospitalité du couple.
Cette toile qui apparait aujourd’hui à la vente est présentée avec son montage d’origine, sur son châssis, lui-même maintenu dans le cadre en bois sculpté
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)