109

Napoléon Ier (1769-1821)

Vendu : 13 713

Les frais s'entendent commission et taxes comprises.

Retour à la vente
Napoléon Ier (1769-1821)
10 L.S. « Nap » ou « NP », Mayence 2-6 novembre 1813, à l'Archichancelier CAMBACÉRÈS | 9 lettres sont écrites par Fain | 15 pages et 2 demi-pages in-4. [766-775]
Sejour a Mayence, lors du retour en France apres la desastreuse campagne d'Allemagne.
2 novembre. « Je suis arrivé à Mayence. Je tâche d'y rallier, d'y reposer et d'y réorganiser l'armée. Dites au ministre de la guerre de ne pas répandre partout l'alarme sur le manque de fusils | qu'il y a beaucoup de fusils en France | que beaucoup, à la vérité, ne sont pas de calibre ou sont de calibre étranger, mais qu'on peut s'en servir pour l'armement armement des gardes nationales, et qu'on ne peut pas dire qu'on n'a pas de fusils »... - « Je vous envoye un rapport du grand Écuyer sur les estafettes qui ont été perdues. Communiquez-le aux ministres afin qu'ils sachent ce qui ne m'est pas parvenu et qu'ils m'envoient le duplicata de ce qu'il y avait d'important »... 3 novembre. « Mon Cousin, dites un mot aux conseillers d'État et Sénateurs, qui me paraisse en général bien pusillanimes. On me dit de tous côtés qu'ils montrent une grande peur et peu de caractère. Soyez donc bien persuadés que mon infanterie, mon artillerie et ma cavalerie ont une telle supériorité sur celles de l'Ennemi qu'il n'y a rien à redouter, et qu'aussitôt que je connaîtrai bien les ennemis auxquels j'ai affaire, et que je n'aurai plus à craindre de trahison ni des croquenjambe, je les battrai aussi vite que les autres. Il faut des conscrits et de l'argent | mais la France fournira encore moins que les autres puissances de l'Europe. Je suis fâché de ne pas être à Paris | on m'y verrait plus tranquille et plus calme que dans aucune circonstance de ma vie. J'ai dit toute la vérité, parce que j'estime la nation | mais sachez que les bulletins qui sont exacts, exagèrent cependant plutôt les pertes qu'ils ne les diminuent »... - « Quoique je sois arrivé à Mayence, l'Impératrice doit continuer à exercer les fonctions de
Régente, jusqu'à ce qu'il en soit autrement ordonné »... 4 novembre. « Vous aurez reçu la convocation du Corps législatif pour le 2 Xbre. Il faut qu'on prépare au Conseil d'État tout ce qu'on doit y porter et que les ministres des finances et du trésor préparent leurs comptes.
J'espère faire moi-même l'ouverture »... - « J'ai écrit au ministre de la Guerre pour les Drapeaux que je l'ai chargé de présenter à l'Impératrice., Cette présentation doit avoir lieu dans la Salle du trône autour duquel toutes les autorités seront réunies. Au sortir de cette cérémonie, le ministre ira porter les Drapeaux aux Invalides. J'ai envoyé à l'Impératrice la réponse qu'Elle devra faire au ministre. Il sera convenable que quelques jours après une députation de 30 invalides parmi lesquels il y ait plusieurs centenaires et ayant le Gouverneur à leur tête, vienne remercier l'Impératrice de ce qu'elle a dit, soit d'eux, soit de la supériorité du courage de l'armée française. Il faudra soigner le discours du Gouverneur | vous trouverez ci-j une note qui vous indiquera comment je le conçois ». Est joint à la lettre le projet de « Discours du Gouverneur des Invalides », suivi de la « Réponse à faire par l'Impératrice » (4 pages), avec une addition autographe, dans la liste des batailles : « d'Eckmuhl ».
5 novembre. « Mon Cousin, en pensant mieux à ce que je vous ai écrit hier relativement aux Invalides, je trouve qu'il y aurait de l'inconvénient à mettre cette maison en mouvement. Il sera donc plus convenable de mettre tout simplement les Drapeaux aux Invalides sans faire jouer à ceux-ci aucun rôle »... - « Mon Cousin, je vous envoye une lettre du Roi
Louis, qui me paraît une folie. Je suppose que ce Prince n'est pas venu à Paris. S'il y vient comme Prince français, mon intention est d'oublier toutes ses sottises, tout ce qu'il a imprimé et de l'y recevoir. S'il y vient comme Roi de Hollande, et qu'il veuille persister dans cette chimère, il ne doit pas être reçu S'il avait fait la sottise de venir, on ne doit lui faire aucune visite et il faut qu'il reste incognito chez Madame [ajout autographe :] a Pont. L'Impératrice surtout ne doit pas le voir »... 6 novembre. « Ma présence est encore nécessaire ici pour la réorganisation de mon armée. Aussitôt que les affaires me permettront de m'éloigner, je me rendrai à Paris »... - « Le Roi de Westphalie [Jérôme] a fait acheter la terre de Stains. Cette démarche est je crois contraire aux statuts sur la famille Impériale. Je désire que vous le vérifiez. Il me semble qu'un article dit qu'aucune acquisition ne peut être faite en France par un prince de la famille, qui occupe un trône étranger (sans ma permission). Si je ne me trompe pas, donnez ordre au Grand Juge de faire venir le notaire qui a fait l'acte, de lui faire connaître l'article des statuts, et de faire annuler la vente. J'ai ordonné au Roi de Westphalie de se rendre à Aix-la-Chapelle.
Je suis indigné de ce qu'au moment où tous les particuliers sacrifient leurs intérêts pour