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Napoléon Ier (1769-1821)
Vendu : 19 427 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Napoléon Ier (1769-1821)
17 L.S. « Napol », « Nap » ou « NP », 17 avril-8 juin 1813, à l'Archichancelier CAMBACÉRÈS | la plupart des lettres sont écrites Fain, 3 par Mounier | 14 pages et demi et 7 demi-pages in-4. [687-691, 696, 698, 699, 701-705, 707-710]
Debuts de la campagne en Allemagne et en Saxe.
Mayence 17 avril. « Mon Cousin, je suis arrivé en 40 heures à Mayence, fort bien portant et sans aucun accident. La voiture du Grand maréchal [Duroc] ne m'a pas encore rejoint. Je resterai quelques jours à Mayence pour pourvoir à bien des choses qui manquent »...
Mayence 18 avril. « Aussitôt que la Régente [Marie-Louise] commencera à signer, c'est-à-dire, quand j'aurai quitté Mayence, vous pourrez faire mettre en service ordinaire ceux des nouveaux maîtres des requêtes qui seront nécessaires »...
Mayence 19 avril. « Je trouve fort ridicule qu'on propose un sursis pour un nommé Sala qui a passé à l'ennemi. Il n'y a ni sursis ni grâce pour un pareil délit »...Irritation contre le ministre de la Guerre [Clarke duc de Feltre] qui s'est « servi du Télégraphe pour dire au Gal Delmas de se rendre à l'armée. [...] il y a vraiment de la folie à se servir du Télégraphe pour lui dire de rejoindre, comme si c'était un Sauveur qu'on envoyait à l'armée. Le Ministre de la Guerre a peu de tact. C'est donc à vous que je me plains de ces maladresses. - Quand la Régente aura commencé à signer, je dois vous faire connaître que mon intention est qu'elle ne signe les brevets et nominations militaires que jusqu'au grade de chef d'escadron et de bataillon exclusivement, et pour les sous-lieutenans, je désire qu'elle ne signe la nomination d'aucun à moins qu'il ne s'agisse d'élèves sortant de St Cyr ou de St Germain, ou d'anciens Sergens proposés par leurs corps. Quant aux nominations en faveur de jeunes gens de famille, il faut que cela me soit renvoyé. Je désire que vous apportiez une attention particulière à ce qu'aucun Irlandais, étranger, émigré ou jeunes gens qui n'auraient pas encore servi dans l'armée ne soient compris dans les nominations militaires soumises à la signature de Sa Majesté. [...] Si vous n'apportez pas attention à cela, le Ministre de la guerre finirait par empester l'armée, et il en ferait tant, que je serais forcé de lui retirer ma confiance »...
Mayence 21 avril. « Il est nécessaire que la Régente ne signe rien de ce qui est relatif aux gardes d'honneur, à moins d'urgence. Vous me ferez envoyer directement tout le travail | sans quoi le ministre de la Guerre me tirera de l'armée des hommes qui m'y sont nécessaires, pour les placer là »...
Mayence 22 avril. « Je partirai cette nuit, ou demain pour l'armée. Nous n'avons ici rien de nouveau. Vous verrez par le Moniteur la situation de l'armée au 20. Aussitôt que je partirai de Mayence, il est probable que je me rendrai à Erfurt, où se trouve le Prince de la Moskova [Ney] »...
Weissenfels 1er mai (veille de la bataillede Lützen). « Ma santé est fort bonne. Les affaires ici vont bien »...
Pegau 4 mai. « Vous verrez par les relations envoyée` à l'Impératrice quelle est la situation actuelle des affaires. On ne peut pas aller mieux | rien n'égale surtout la valeur, la bonne volonté et l'amour que me montrent tous ces jeunes soldats | ils sont pleins d'enthousiasme »...
Waldheim 7 mai. « Vous aurez vu par les articles du Moniteur les nouvelles de l'armée. Tout va bien ici »...
Dresde 11 mai. « Il est tout simple que le serment des Évêques soit prêté entre les mains de la Régente. Il est tout simple également que la Régente accorde les frais d'établissemens aux Évêques comme c'est l'usage. Je désire que vous me fassiez une note sur le remplacement du grand juge [Régnier duc de Massa], si cela devenait nécessaire. Faites des recherches dans toutes les cours. Il faudrait un homme d'un grand talent. - Je suppose que le ministre de la Guerre ne fait rien mettre au Moniteur des nouvelles officielles de l'armée d'Espagne, qu'auparavant il ne l'ait soumis à la Régence. Il est bon toutes fois, que cela paraisse comme extrait des lettres du ministre de la Guerre, puisque c'est la marche naturelle et qu'on n'a adopté une autre forme pour les nouvelles de la Grande Armée, qu'à cause que c'est moi qui la commande »...
Dresde 14 mai. « Mon Cousin, vous trouverez ci-joint une lettre ouverte pour le ministre de la Guerre. Vous la lui remettrez après en avoir pris copie peur votre gouverne. Veillez à ce qu'on ne mette dans les gardes d'honneur que des hommes qui soient dans l'esprit de l'institution »...
On joint la copie de la lettre de Napoléon au duc de Feltre, du 4 mai, au sujet des gardes d'honneur.
Buntzlau 26 mai (après la bataille de Bautzen). « Nous sommes enfin en pleine Silésie | nous poursuivons l'ennemi vivement. On prend à Paris beaucoup trop sérieusement l'allarme sur l'Autriche. Les choses n'en sont pas à ce point | mais il est tout simple que je sois en mesure partout. Les affaires ici vont bien »...
Rossnig 30 mai. « Mon Cousin, je s
17 L.S. « Napol », « Nap » ou « NP », 17 avril-8 juin 1813, à l'Archichancelier CAMBACÉRÈS | la plupart des lettres sont écrites Fain, 3 par Mounier | 14 pages et demi et 7 demi-pages in-4. [687-691, 696, 698, 699, 701-705, 707-710]
Debuts de la campagne en Allemagne et en Saxe.
Mayence 17 avril. « Mon Cousin, je suis arrivé en 40 heures à Mayence, fort bien portant et sans aucun accident. La voiture du Grand maréchal [Duroc] ne m'a pas encore rejoint. Je resterai quelques jours à Mayence pour pourvoir à bien des choses qui manquent »...
Mayence 18 avril. « Aussitôt que la Régente [Marie-Louise] commencera à signer, c'est-à-dire, quand j'aurai quitté Mayence, vous pourrez faire mettre en service ordinaire ceux des nouveaux maîtres des requêtes qui seront nécessaires »...
Mayence 19 avril. « Je trouve fort ridicule qu'on propose un sursis pour un nommé Sala qui a passé à l'ennemi. Il n'y a ni sursis ni grâce pour un pareil délit »...Irritation contre le ministre de la Guerre [Clarke duc de Feltre] qui s'est « servi du Télégraphe pour dire au Gal Delmas de se rendre à l'armée. [...] il y a vraiment de la folie à se servir du Télégraphe pour lui dire de rejoindre, comme si c'était un Sauveur qu'on envoyait à l'armée. Le Ministre de la Guerre a peu de tact. C'est donc à vous que je me plains de ces maladresses. - Quand la Régente aura commencé à signer, je dois vous faire connaître que mon intention est qu'elle ne signe les brevets et nominations militaires que jusqu'au grade de chef d'escadron et de bataillon exclusivement, et pour les sous-lieutenans, je désire qu'elle ne signe la nomination d'aucun à moins qu'il ne s'agisse d'élèves sortant de St Cyr ou de St Germain, ou d'anciens Sergens proposés par leurs corps. Quant aux nominations en faveur de jeunes gens de famille, il faut que cela me soit renvoyé. Je désire que vous apportiez une attention particulière à ce qu'aucun Irlandais, étranger, émigré ou jeunes gens qui n'auraient pas encore servi dans l'armée ne soient compris dans les nominations militaires soumises à la signature de Sa Majesté. [...] Si vous n'apportez pas attention à cela, le Ministre de la guerre finirait par empester l'armée, et il en ferait tant, que je serais forcé de lui retirer ma confiance »...
Mayence 21 avril. « Il est nécessaire que la Régente ne signe rien de ce qui est relatif aux gardes d'honneur, à moins d'urgence. Vous me ferez envoyer directement tout le travail | sans quoi le ministre de la Guerre me tirera de l'armée des hommes qui m'y sont nécessaires, pour les placer là »...
Mayence 22 avril. « Je partirai cette nuit, ou demain pour l'armée. Nous n'avons ici rien de nouveau. Vous verrez par le Moniteur la situation de l'armée au 20. Aussitôt que je partirai de Mayence, il est probable que je me rendrai à Erfurt, où se trouve le Prince de la Moskova [Ney] »...
Weissenfels 1er mai (veille de la bataillede Lützen). « Ma santé est fort bonne. Les affaires ici vont bien »...
Pegau 4 mai. « Vous verrez par les relations envoyée` à l'Impératrice quelle est la situation actuelle des affaires. On ne peut pas aller mieux | rien n'égale surtout la valeur, la bonne volonté et l'amour que me montrent tous ces jeunes soldats | ils sont pleins d'enthousiasme »...
Waldheim 7 mai. « Vous aurez vu par les articles du Moniteur les nouvelles de l'armée. Tout va bien ici »...
Dresde 11 mai. « Il est tout simple que le serment des Évêques soit prêté entre les mains de la Régente. Il est tout simple également que la Régente accorde les frais d'établissemens aux Évêques comme c'est l'usage. Je désire que vous me fassiez une note sur le remplacement du grand juge [Régnier duc de Massa], si cela devenait nécessaire. Faites des recherches dans toutes les cours. Il faudrait un homme d'un grand talent. - Je suppose que le ministre de la Guerre ne fait rien mettre au Moniteur des nouvelles officielles de l'armée d'Espagne, qu'auparavant il ne l'ait soumis à la Régence. Il est bon toutes fois, que cela paraisse comme extrait des lettres du ministre de la Guerre, puisque c'est la marche naturelle et qu'on n'a adopté une autre forme pour les nouvelles de la Grande Armée, qu'à cause que c'est moi qui la commande »...
Dresde 14 mai. « Mon Cousin, vous trouverez ci-joint une lettre ouverte pour le ministre de la Guerre. Vous la lui remettrez après en avoir pris copie peur votre gouverne. Veillez à ce qu'on ne mette dans les gardes d'honneur que des hommes qui soient dans l'esprit de l'institution »...
On joint la copie de la lettre de Napoléon au duc de Feltre, du 4 mai, au sujet des gardes d'honneur.
Buntzlau 26 mai (après la bataille de Bautzen). « Nous sommes enfin en pleine Silésie | nous poursuivons l'ennemi vivement. On prend à Paris beaucoup trop sérieusement l'allarme sur l'Autriche. Les choses n'en sont pas à ce point | mais il est tout simple que je sois en mesure partout. Les affaires ici vont bien »...
Rossnig 30 mai. « Mon Cousin, je s
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