



47
BARONNE HÉLÈNE D'OETTINGEN DITE FRANÇOIS ANGIBOULT (1887 - 1950)
Estimation6 000 - 8 000 €
BARONNE HÉLÈNE D'OETTINGEN DITE FRANÇOIS ANGIBOULT (1887 - 1950)
Composition aux papillons
Huile sur toile
Signée en bas à droite
Oil on canvas, signed lower right
89 x 85 cm - 35 x 33 1/2 in.
Provenance
Collection particulière, France
"D'origine balte, jouissant d'une grande aisance, cette forte déesse [la baronne Hélène d'Oettingen] vivait en compagnie de son frère Serge Jastrebzoff, que Picasso, incapable de prononcer son nom, avait baptisé J'apostrophe, et qui devait faire une belle carrière de peintre en marge du cubisme sous le nom de Serge Ferrat [sic]. On avait le goût des pseudonymes dans cette famille : peintre, poète, romancier, la baronne signait ses œuvres tantôt Léonard Pieux, tantôt Roch Grey ou Françoise [sic] d'Angiboult. S'improvisant mécène, elle avait racheté à André Billy les Soirées de Paris et en avait confié la direction à Apollinaire [...] Reconnaissant de la confiance qui lui était faite,
Apollinaire amenait ses amis aux soirées de la baronne, c'est-à-dire tout ce que Paris comptait de jeune, d'audacieux et de novateur, ce qui leur donnait un éclat exceptionnel. Ces rencontres qui réunissaient Picasso, Braque, Léger, Delaunay, Brancusi, Severini, Max Jacob, Blaise Cendrars, Pierre Reverdy, Georges Duthuit, Willhelm Uhde étaient parfois mouvementées et l'on assista à des batailles homériques entre les futuristes et les cubistes."
Jean-Paul Crespelle, Modigliani : les femmes, les amis, l'oeuvre, Paris : Presses de la Cité, 1969, pp. 140 et 141
Composition aux papillons
Huile sur toile
Signée en bas à droite
Oil on canvas, signed lower right
89 x 85 cm - 35 x 33 1/2 in.
Provenance
Collection particulière, France
"D'origine balte, jouissant d'une grande aisance, cette forte déesse [la baronne Hélène d'Oettingen] vivait en compagnie de son frère Serge Jastrebzoff, que Picasso, incapable de prononcer son nom, avait baptisé J'apostrophe, et qui devait faire une belle carrière de peintre en marge du cubisme sous le nom de Serge Ferrat [sic]. On avait le goût des pseudonymes dans cette famille : peintre, poète, romancier, la baronne signait ses œuvres tantôt Léonard Pieux, tantôt Roch Grey ou Françoise [sic] d'Angiboult. S'improvisant mécène, elle avait racheté à André Billy les Soirées de Paris et en avait confié la direction à Apollinaire [...] Reconnaissant de la confiance qui lui était faite,
Apollinaire amenait ses amis aux soirées de la baronne, c'est-à-dire tout ce que Paris comptait de jeune, d'audacieux et de novateur, ce qui leur donnait un éclat exceptionnel. Ces rencontres qui réunissaient Picasso, Braque, Léger, Delaunay, Brancusi, Severini, Max Jacob, Blaise Cendrars, Pierre Reverdy, Georges Duthuit, Willhelm Uhde étaient parfois mouvementées et l'on assista à des batailles homériques entre les futuristes et les cubistes."
Jean-Paul Crespelle, Modigliani : les femmes, les amis, l'oeuvre, Paris : Presses de la Cité, 1969, pp. 140 et 141
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)