






Françoise GILOT (1921-2023)
ENIGMA, 1983
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
ENIGMA, 1983
Acrylique sur toile, monogrammée, datée et titrée en bas à gauche
164 x 118 cm
Galerie Serge Panijel, Paris
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel
Françoise Gilot, Dina Vierny Et Mel Yoakum, Françoise Gilot - Monographie 1940-2000, 2000, illustrée en couleurs page 239 et 240.
Françoise Gilot, Emblèmes et symboles, 1984-2004, Galerie Serge Panijel, Paris, 29 avril - 29 mai 2004.
Françoise Gilot, Galerie de la Salamandre, Nîmes, 16 avril - 15 mai 2004.
Née à Neuilly-sur-Seine en 1921 et morte à New York en 2023 à l’âge de 101 ans, Françoise Gilot est une artiste en quête de liberté, au destin sans cesse contraint, qui a lutté toute sa vie contre les interdits imposés par les hommes pour parvenir à marquer son siècle.
Née d’une mère artiste aquarelliste, Françoise Gilot se voit pourtant couper les vivres par son père lorsqu’elle s’inscrit à l’Académie Julian avec la ferme intention de vivre de la peinture. C’est à l’âge de 21 ans qu’elle croise la route de Pablo Picasso, alors âgé de 61 ans. Elle devient sa compagne pendant une dizaine d’années et la mère de leurs enfants.
Représentée par son compagnon sous les traits de la « Femme-Fleur », Françoise Gilot sera surtout surnommée « la femme qui dit non » par le cofondateur du cubisme — propos qu’elle rapporte dans son ouvrage Vivre avec Picasso (1964). Pour Picasso, il n’existait « que deux types de femmes : les déesses et les paillassons ». À la suite de la publication de ces écrits, l’auteur de Guernica, furieux, ira jusqu’à refuser de recevoir les enfants qu’il avait eus avec Françoise Gilot.
La pratique artistique, d’une intensité remarquable (on dit qu’elle peignait jusqu’à douze heures par jour), mène Françoise Gilot à une peinture d’une grande vigueur, tant dans le choix des couleurs que dans le geste, où fond et forme se confondent.
Les thématiques qu’elle explore sur des toiles libres de très grand format sont très souvent empreintes d’une symbolique de la liberté. Un voilier voguant, une étoile filante, un cheval au galop ou, comme ici, un oiseau prenant son envol : autant de sujets dont elle convoque la puissance totémique pour clamer une liberté pour laquelle elle a lutté toute sa vie.
Énigme, la toile présentée ici, est un exemple particulièrement parlant de cette volonté de liberté. Conçue expressément sans châssis et sans intention d’être vue contre un mur, la toile n’est plus une surface plane bidimensionnelle, mais un objet libre, capable de se déplacer, de flotter au vent, d’être déroulé ou roulé, posé, épousant d’autres formes que la régularité contrainte d’un châssis. Telle une installation en perpétuelle réinvention.
Dina Vierny, elle-même muse d’Aristide Maillol, qui préface en 2000 l’ouvrage monographique dédié à Françoise Gilot, parle d’elle comme d’une image de panache et de courage. Une image qui lui vient lorsque Gilot prend la décision de « quitter la galaxie Picasso », telle une étoile filante ou tel un oiseau aux ailes immenses.
Françoise Gilot (1921 - 2023), Full Moon, 1983, Acrylique sur toile, 248 x 208 cm, Collection Françoise Gilot, New York.
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