




Joseph van BREDAEL (Anvers, 1668 - 1739)
Chariots et cavaliers à l'entrée d'un village
Chariots et cavaliers à l'entrée d'un village
Cuivre
Signé en bas au milieu J. BREDAEL
35,8 x 26,5 cm - 15 1/8 x 10 3/8 in.
Porte un numéro de vente Christie's au dos.
(Restaurations)
Issu d’une dynastie de peintres flamands, Joseph van Bredael est le petit-fils de Pieter van Bredael (1629–1719) et le plus jeune fils de Joris van Bredael (1661–1706). À dix-huit ans, il rejoint avec son cousin germain Jan Frans van Bredael (1686–1750) l’atelier du peintre et marchand Jacob de Witte (1591–1631). Tous deux y sont chargés de copier leurs illustres prédécesseurs, Jan Brueghel l’Ancien (1568–1625), dit de Velours, et Philips Wouwerman (1619–1668). Cette formation laissera une empreinte durable sur l’art de Joseph, dont l’œuvre restera profondément marquée par ces quatre années d’apprentissage. Peu avant sa mort, il quitte sa terre natale et s’installe à Paris en 1735, où il bénéficie du patronage du duc d’Orléans.
Le succès de Joseph van Bredael tient en grande partie à sa capacité à réinventer l’univers du XVIIᵉ siècle tout en l’adaptant à la sensibilité de son époque. De son aîné, il retient l’usage de lignes sinueuses, la juxtaposition de personnages issus de milieux variés et occupés à des activités multiples, ainsi que certains motifs caractéristiques : le moulin orientable selon le vent ou les maisons aux silhouettes irrégulières. Pour renforcer l’impression d’une œuvre ancienne, il habille ses figures à la mode du XVIIᵉ siècle plutôt qu’à celle du XVIIIᵉ. Sa palette reprend le principe de tons bruns au premier plan qui glissent doucement vers des verts et des bleus jusqu’à perdre notre regard dans le lointain mais van Bredael se l’approprie en la rendant plus douce et lumineuse que chez Brueghel. Son approche plus naturaliste du paysage témoigne de même d’un style propre. Soucieux du détail par ailleurs, Joseph van Bredael peint ses personnages avec une liberté picturale qui contraste avec la manière plus linéaire de son modèle.
Œuvre réalisée sur cuivre, elle est un très bel exemple du travail sur ce support de l’artiste. La surface particulièrement lisse du métal permet à Van Bredael de renouer avec cette précision miniaturiste que l’on retrouve chez Brueghel l’Ancien. De petit format mais dotés d’une ampleur panoramique, ces paysages étaient conçus pour être observés de près : on pouvait les décrocher du mur, les tenir en main et se laisser captiver par la richesse de leurs détails.
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