


MONTHOLON Charles Tristan, comte de (1783-1853) général, il accompagna Napoléon en captivité.
MANUSCRIT autographe ; 3 pages in-fol.
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
MANUSCRIT autographe ; 3 pages in-fol.
Au sujet de l’abdication de NAPOLÉON et du rôle joué par LA FAYETTE. Ce brouillon est abondamment raturé et corrigé. « Il faut avoir la puissance de voix de l’Empereur Napoléon pour oser dire la trahison de Lafayette et je dirais mes souvenirs du rôle que joua M. de Lafayette dans ces tristes jours, si dans ma pensée ils pouvaient être une accusation de trahison. M. de Lafayette fut en 1815 ce qu’il avait été au début de la révolution. Il se laissa entraîner par de grandes illusions, qui furent le rêve de sa vie, il devint sans le prévoir l’instrument d’intrigues politiques que ses vertus se refusaient à comprendre, et cette fois encore il en fut la dupe. Le sort de l’Empire dépendait de l’attitude que prendraient les chambres législatives, la chambre des Députés, surtout. Les hommes de la restauration savaient les rancœurs du peuple, ils firent taire leur haine du Régicide et rappellèrent à leur aide pour soulever contre l’Empereur tout le flot des passions libérales dans la représentation nationale »… Lafayette fit voter par les députés des mesures qui « étaient de flagrantes atteintes au pouvoir légal de l’Empereur, mais ce n’était pas encore assez pour le parti qui poussait Lafayette, il fallait qu’il lui fît prononcer le mot d’abdication et Lafayette le laissa échapper aux élans de ses croyances libérales »…
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)