






LENARD Philipp von (1862-1947).
MANUSCRIT autographe signé « Philipp Lenard, Dr. phil. », Über die Electricität der Wasserfälle, 1892 ; titre et 58 pages grand in-4, plus 2 planches photographiques.
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MANUSCRIT autographe signé « Philipp Lenard, Dr. phil. », Über die Electricität der Wasserfälle, 1892 ; titre et 58 pages grand in-4, plus 2 planches photographiques.
Thèse d’habilitation du futur Prix Nobel de physique 1905, sur l’électricité des chutes d’eau. Thèse d’habilitation en vue de l’obtention du titre de professeur de la Faculté de philosophie de l’Université rhénane Friedrich Wilhelm de Bonn, en mai 1892. Elle comprend de nombreux tableaux et 2 planches avec photographies contrecollées sur carton de dispositifs expérimentaux dessinés par Lenard. Le manuscrit, mis au net avec soin sur papier ligné, commence ainsi : « Es ist seit langer Zeit bekannt, dass Wasserfälle die Luft in ihrer Umgebung mit negativer Electricität beladen. Diese schon an sich merkwürdige Erscheinung, deren Wesen nicht vollständig aufgeklärt ist, bot besonderes Interesse dadurch, dass Bestehen von Contactelectricität zwischen Gasen und Flüssigkeiten aus mehreren Gründen sehr wahrscheinlich geworden war. Ist solche wirklich vorhanden, so schien es möglich, dass sie an grossen Wasserfällen zu unmittelbarer Äusserung komme, wo ausgedehnte Berührungsflächen von Wasser und Luft so raschen und mannigfachen Veränderungen unterworfen sind. Beobachtungen an Wasserfällen; das Erdpotentialgefälle ist ohne Einfluss. 1. Bei einer Reise nach den an Wasserfällen so reichen Gegenden der Alpen war ich daher zu electrischen Beobachtungen ausgerüstet. Eine kurz vorher erschienene Arbeit der Herren Elster und Geitel hatte dazu noch besonders aufgemuntert. Es findet sich in derselben, gelegentlich anderer Untersuchungen, die inter - essante Thatsache mitgetheilt, dass die negative Electricität in der Luft noch bis zu Höhen von 500 m über Wasserflächen bemerkbar ist und es wird als willkommener Ausgangspunkt für weitere Beobachtungen vermuthungsweise versucht, die Erscheinung als Wirkung des electr. Feldes der Erde zu erklären. Das Wesentliche wäre hiernach das Zerfahren der herabfallenden Wassermassen in feinste Stäubchen; diese nehmen unter der Influenz des normalen, nach oben hin positiven, Erdpotentialgefälles negative Ladung mit sich in die Luft, während die positive El. mit den grösseren Wassermassen zur Erde geht ». Traduction : « On sait depuis longtemps que les chutes d’eau imprègnent l’air environnant d’électricité négative. Ce phénomène, remarquable en soi et dont la nature n’est pas entièrement comprise, présentait un intérêt particulier car l’existence d’électricité de contact entre les gaz et les liquides était devenue hautement probable pour plusieurs raisons. Si une telle électricité existe réellement, il semblait possible qu’elle se manifeste directement au niveau des grandes chutes d’eau, où les vastes surfaces de contact entre l’eau et l’air sont soumises à des variations rapides et variées. Observations aux chutes d’eau ; le gradient de potentiel terrestre est sans importance. 1. Lors d’un voyage dans les régions alpines riches en chutes d’eau, je me suis donc équipé pour des observations électriques. Un ouvrage récemment publié par MM. Elster et Geitel m’a encore encouragé dans cette entreprise. Dans cet ouvrage, entre autres recherches, il est rapporté le fait intéressant que l’électricité négative dans l’air est encore perceptible jusqu’à 500 m. d’altitude au-dessus de la surface de l’eau, et il est présenté comme un point de départ prometteur pour des recherches ultérieures. » Les observations ont été utilisées, à titre d’hypothèse, pour expliquer le phénomène comme un effet du champ électrique terrestre. Le facteur
essentiel, selon cette théorie, serait la fragmentation des masses d’eau en chute libre en particules extrêmement fines ; ces particules, sous l’influence du gradient de potentiel terrestre normal, positif et ascendant, emportent une charge négative dans l’air, tandis que la charge positive retourne sur Terre avec les masses d’eau plus importantes… Et Lenard conclut que l’abaissement du gradient de potentiel terrestre normal causé par les averses torrentielles, s’étendant sur des centaines de kilomètres, et son augmentation par la houle océanique, peuvent également s’expliquer par notre phénomène… [Lenard était alors assistant d’Heinrich Hertz à Bonn.] Publication : Philipp Lenard. Wissenschaftliche Abhandlungen, Diepholz 2003, Band 4.
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