


CONDORCET Nicolas de Caritat, marquis de (1741-1794).
L.A., [début 1793], à Jacques-Pierre BRISSOT DE WARVILLE ; 2 pages petit in-4.
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
L.A., [début 1793], à Jacques-Pierre BRISSOT DE WARVILLE ; 2 pages petit in-4.
Il lui transmet un mémoire du prince de SALM, qui demande l’avis des « membres patriotes du comité diplomatique ». Il prie Brissot de parler au ministre des Finances CLAVIÈRE de l’affaire de Camille DESMOULINS « qui demande la place de directeur dans la regie des douannes. Ces messieurs remettent à un mois, c’est-à-dire que d’ici à un mois ils esperent la contrerevolution, l’entrée des ennemis en France, et le retrait de M. Clavière. […] Il est important de donner sans delai cette place à un patriote »… Et il faut « prendre de promts moyens de n’avoir plus contre nous des gens que nous payons ». Il faut empêcher également l’amiral d’ESTAING de commander en Alsace, c’est « un fou », dont Condorcet rappelle la conduite comme commandant la garde de Versailles lors des journées d’octobre : « vous n’aurez pas besoin d’autre chose pour sentir qu’il peut nuire beaucoup et qu’il ne peut servir » ; c’est aussi l’avis de DUMOURIEZ qui le juge « un homme qui est brave et lache, bas et fier, homme de sens et extravagant, parlant avec intelligence de son metier, et debitant un jargon inintelligible le tout dans une heure de tems »…
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