



CHODERLOS DE LACLOS, Pierre.
Les Liaisons dangereuses ou lettres recueillies dans une Société, & publiées pour l'instruction de quelques autres.
A Amsterdam et se trouve à Paris, chez Durand Neveu, 1782.
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Les Liaisons dangereuses ou lettres recueillies dans une Société, & publiées pour l'instruction de quelques autres.
A Amsterdam et se trouve à Paris, chez Durand Neveu, 1782.
4 tomes en 2 volumes petit in-12 (170 x 95 mm) de (3)-248 pp., (3)-242 pp. ; (3)-231 pp. et (3)-257 pp., (1) p.
Basane fauve marbrée et racinée de l’époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés dorés, pièces de titre et de tomaison, filet à froid en encadrement sur les plats, grandes armoiries dorées en queue de dos, filet doré sur les coupes, tranches rouges, gardes marbrées de type tourbillon (qques rousseurs disséminées, légères épidermures aux plats habilement restaurées, coupes un peu frottées, petites restaurations discrètes aux dos un peu frottés) .
Rarissime édition originale de type A.
Le roman épistolaire de Laclos rencontra un tel succès que les 2000 exemplaires parus en avril 1782 furent écoulés en un mois.
Véritable originale en premier tirage selon la classification de Max Brun avec les faux-titre portant un point final, la citation de Rousseau entre 2 traits courbes au titre ainsi que l’errata au verso de la p. 257 du tome IV (“Bibliographie des éditions des Liaisons dangereuses portant le millésime 1782”, Le Livre et l'Estampe, 1963)
« Le 16 mars 1782, Choderlos de Laclos passe un contrat avec l'éditeur Durand Neveu pour l'impression à 2 000 exemplaires de son manuscrit des Liaisons dangereuses. […] Le roman a un succès foudroyant. Sous la date de 1782, paraissent au moins 16 éditions différentes ; les unes sont légitimes, les autres des contrefaçons » (Max Brun).
Exemplaire provenant de la bibliothèque du duc d’Aumont avec ses armes poussées au dos.
Louis-Marie Augustin de Rochebaron, duc d’Aumont (1709-1782), Premier gentilhomme de la Chambre du Roi, vénérable de la loge parisienne Bussy-Aumont (l’une des premières, vers 1730) dont l’importante collection en son hôtel particulier de la place Louis XV (actuel hôtel de Crillon) fut dispersée à sa mort lors d’une vente publique.
Laclos, qui avait « résolu de faire un ouvrage (...) qui fît du bruit, et qui retentît encore sur la terre quand [il] y aurai[t] passé, a gagné son pari (…) Bible du libertinage pour certains, le livre s'impose comme chef d’oeuvre du roman d’analyse (...) L'idéologue en Laclos est fasciné par les mécanismes de l'intelligence et de la volonté qu'il n'aperçoit jamais mieux à l'oeuvre que chez ces méchants parfaitement polis, fleurs vénéneuses de la société raffinée et décadente (...) Aussi l'audace des Liaisons ne consiste-t-elle ni dans la débauche facile au langage cru, ni dans la perversité au premier degré ou la jouissance de faire le mal, propre à Sade, mais dans l'art de le dire ou plutôt de l'écrire pour un connaisseur admiratif et un peu vexé, placé en position de voyeur, comme le lecteur. L'artilleur a combiné la balistique de ces lettres qui visent au coeur, l'artiste, agencé les entrecroisements d'une savante polyphonie (...) Ce libertinage d'esprit trouve son antidote et sa défaite dans la tendresse déjà stendhalienne de la présidente (...) Ce roman libertin est aussi un roman d'amour où l'on meurt d'amour. » L. Versini, En français dans le texte.
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