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CÉLINE Louis-Ferdinand (1894-1961).

L.A.S « LF Céline », [Copenhague] 6 octobre [1947], à Maître Albert NAUD ; 1 page et demie in-fol.

Vendu : 650

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L.A.S « LF Céline », [Copenhague] 6 octobre [1947], à Maître Albert NAUD ; 1 page et demie in-fol.

Lettre d’exil à son avocat. Céline commente d’abord « 2 petites ordures à moi destinées » (coupures de presse) [la première accusait Céline d’avoir dénoncé comme juive la chanteuse Lil Boël et d’avoir fait arrêter son spectacle] : « Inutile de vous dire que je ne connais cette Lil Boel ni d’Ève ni d’Adam – c’est la première fois, par cette saloperie, que son existence m’est révélée. Toute cabotine en mal de publicité peut user du truc ! Pensez donc : La Persécutée, la martyre de Céline ! Cela porte et ne coûte rien. Comment mettre un terme à cette ignoble malice, qui peut durer indéfiniment... Un procès ? L’autre coupure m’apprend aussi que j’ai signé un manifeste [contre les bombardements anglais sur la région parisienne]... Première nouvelle ! Tout cela est faux, archi faux ! Je n’ai jamais signé rien du tout. Mais suis-je responsable de tout ce qu’on peut me faire dire et signer ? À tout hasard ! j’envoie à ces canailles une réfutation – c’est dix mille coups de pied au cul qu’il faudrait ! »… Lettres à son avocat..., n° 19.