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BRAHMS Johannes (1833-1897).

L.A.S. « Johannes B », [Wien, fin décembre 1890], à son ami Julius Otto GRIMM ; 3 pages in-8 (fentes aux plis, petites répar.) ; en allemand.

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L.A.S. « Johannes B », [Wien, fin décembre 1890], à son ami Julius Otto GRIMM ; 3 pages in-8 (fentes aux plis, petites répar.) ; en allemand.

[Le compositeur et chef d’orchestre Julius Otto GRIMM (1827-1903) était un des meilleurs amis de Brahms. Chef d’orchestre du Musikverein de Münster, il va diriger la Rhapsodie pour alto de Brahms, qui évoque sa rencontre à Budapest avec Eugen d’ALBERT.] « Da kann ich leider nicht dienen! Mit der Erlaubnis nicht, weil ich gar nicht weiß, welcher Paragraph des Gesetzbuches da in Frage kommt, mit Partitur und Stimmen aber nicht, weil sie längst nicht mehr existieren. Ich habe nicht, wie Du, ein eigenes Palais, um so unnütze Sachen aufbewahren zu können. Aber dabei wäre ich gern, und folgenden Tages bei der Rhapsodie, deren Sängerin ich schönstens zu grüßen bitte und folgende abends bei Dir im gemütlichen Winkel. D’Albert kam neulich direkt von Euch nach Pesth, und ich ließ mir mit sehnsüchtigem Behagen erzählen, daß es noch immer so lieb und freundlich wie sonst bei Euch ist und daß immer noch so viel Marsala getrunken wird – wie viel dankbarer würde ich mittrinken als er! Nun wünsche ich die vergnügtesten Festtage und daß sie bis zum nächsten 24. Dezember (fürs erste) dauern mögen. Herzlichste 

Grüße dazu an alle, von Philippine an bis zu den Philippinen von Deinem Traduction libre : « Je crains de ne pouvoir t’aider ! Ni avec une autorisation, car j’ignore quel article de loi s’appliquerait, ni avec la partition et les parties instrumentales, puisqu’elles n’existent plus. Je n’ai pas de palais comme le tien pour entreposer de telles choses inutiles. Mais j’aimerais tant être là, et le lendemain pour la Rhapsodie, – transmets à la chanteuse mes plus chaleureuses salutations –, et le soir suivant avec toi dans ton coin douillet. D’Albert est venu directement de chez toi à Pest récemment, et m’a dit avec une joie nostalgique que l’endroit est toujours aussi charmant et accueillant, et que l’on y boit toujours beaucoup de Marsala – je me joindrais volontiers à vous avec plaisir ! Je te souhaite de très joyeuses fêtes et qu’elles durent jusqu’au 24 décembre prochain »… Brahms, Briefwechsel mit J. O. Grimm (Berlin, 1908), n° 118 (p. 152).