





RARE TABATIÈRE OFFERTE PAR CHARLES LONG À ANTONIO CANOVA
Tabatière rectangulaire, balustre, en or jaune ciselé et gravé sur toutes ses faces. Le couvercle orné d'une scène de taverne avec joueur de luth, à la manière de Teniers dans un encadrement de rocaille. L'intérieur du couvercle est gravé d'une dédicace : “Charles Long, / Al suo Amico / Antonio Canova.” Les côtés et le fond sont ornés d’un décor gravé de rocailles et de chantournements.
Angleterre, Londres, lettre-date T pour 1818. Pas de poinçon d'orfèvre.
Hauteur : 2,8 cm - Largeur : 7,3 cm - Profondeur : 5,6 cm - Poids : 163,8 g.
(Usure légère homogène)
– Collection de Henry D. Hill (1899-1994) et de son frère Sidney, de la galerie Berry-Hill, New-York.
– Réputé collection de duchesse de Windsor (1896-1986)
– Collection particulière française, réputé tenu de la précédente.
– The Magazine Antiques, Volume 53, N°2, 1948. Pages 104 et 106 (notre tabatière reproduite).
- Henry et Sidney BERRY-HILL, The Fascinating History of the Century of the Snuffbox, Abelard Press, New York, 1953. Notre tabatière est illustrée en page de titre.
Charles Long (1760-1838), futur 1er baron Farnborough, fut l’un des grands amateurs d’art et protecteurs des artistes en Angleterre à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles. Homme d’État, collectionneur et “connoisseur” réputé, il entretint avec Antonio Canova (1757-1822), le plus célèbre sculpteur néoclassique de son temps, une relation ancienne et suivie. Canova, établi à Rome et admiré dans toute l’Europe, trouva en Charles Long un interlocuteur privilégié dans le monde britannique, à la fois ami, admirateur et relais auprès des élites anglaises.
Charles Long connaissait Antonio Canova depuis près de trente ans et continua, au début du XIXe siècle, à jouer un rôle d’intermédiaire dans ses relations avec le prince régent. La dédicace gravée à l’intérieur du couvercle de notre tabatière “Charles Long, / Al suo Amico / Antonio Canova” prend dès lors toute sa portée : elle inscrit cette tabatière dans le registre d’un présent intime, offert en témoignage d’estime et d’une amitié durable entre un grand amateur anglais et l’artiste italien qu’il comptait parmi ses proches.
Un tel objet, associant l’un des plus grands sculpteurs de son temps à l’un de ses plus proches soutiens britanniques, est d’une extrême rareté, tant par son caractère personnel que par la qualité des liens qu’il matérialise.
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