



JEAN DUFY (1888-1964)
Les cavaliers, 1927
Les prix s'entendent commission et taxes comprises.
Les cavaliers, 1927
Gouache et aquarelle sur papier
Signée et datée ‘[19]27’ en bas à droite
(Légèrement jaunie et rousseurs)
53,5 x 47 cm - 21 x 18 1/2 in.
Un certificat d'authenticité de Monsieur Jacques Bailly, en date du 18 mai 2026, sera remis à l'acquéreur.
Gouache and watercolor on paper, signed and dated ‘[19]27’ lower right
Collection particulière, France
« "L'importance de la lumière", disait Jean Dufy. Il faut ajouter "la couleur comme langage".
Langage de pureté, de noblesse et de force pour le blanc, souvent réservé aux clowns, aux chevaux et aux athlètes. Sur un fond chromatique puissant - rouge, bleu et noir - en accord avec la tension et l'appréhension qui accompagnent généralement les numéros de voltige, quelques légers mouvements de pinceau, à l'apparence serpentine, soulignent de blanc les corps en extension des Trapézistes (cat. B.532).
Ce goût des couleurs et l'hommage à la couleur blanche trouvent leur apothéose dans un grand tableau de 1927 intitulé Le cirque (cat. B.464), œuvre à la gloire du cheval, exprimée magnifiquement. Le cirque est privé de sa scène circulaire au profit d'un large espace où évoluent les chevaux, montés ou non, chacun selon son numéro. Au centre, un maître de manège vêtu de rouge fait se cabrer une paire de chevaux blancs, derrière lesquels se dressent trois autres chevaux rouge sang et anthracite. Tout autour, d'autres chevaux de Haute école encerclent le couple somptueux. Le public, assis sur les gradins, dans l'ombre se fait modeste alors que la scène reçoit les pleins feux des projecteurs, écrits en multiples blancs cassés, jaunes, rouges vifs, orange et bleus turquoise.
Les tons complémentaires forts se heurtent aux tonalités claires dans une matière inégale, parfois transparente, parfois lourde, libérant ainsi sur l'ensemble de la toile l'intensité et le rythme recherchés.
Dans cette œuvre, Jean Dufy suspend le temps et invite le spectateur à la contemplation.
Dans le coin en bas à gauche, la signature-écriture.
Dans le coin en bas à droite, le clown blanc à la guitare. Autre signature. »
Jacques Bailly et Marie-Caroline Sainsaulieu [préface de], Jean Dufy (1888-1964), Catalogue raisonné de l’œuvre, Volume I, Paris : Éditions Jacques Bailly, pp. 36 et 38
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