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MUSSET Alfred de (1810-1857).

L.A.S. « Alfd Mt », Lundi 29 [septembre 1840], à Mme Caroline JAUBERT ; 6 pages et quart in-8 (petite déchirure au dernier feuillet sans toucher le texte.

Vendu : 8 450

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L.A.S. « Alfd Mt », Lundi 29 [septembre 1840], à Mme Caroline JAUBERT ; 6 pages et quart in-8 (petite déchirure au dernier feuillet sans toucher le texte.

Longue et amusante lettre à sa « marraine ». Musset raconte son voyage de retour, du château d’Augerville (où il a séjourné chez Berryer en compagnie de Mme Jaubert), jusqu’à Paris, avec enlèvement d’une grisette, sous forme de 31 impressions de voyage numérotées. « 1ère impression de voyage. D’Augerville à Malesherbes, causerie fort agréable avec Pinson. Visite non moins flatteuse au Docteur Aublée. Je ne trouve pas de place à la carriole. 2e impression. Je pars pour Fontainebleau après avoir déployé le plus grand caractère pour obtenir la moitié d’une charrette à prix d’or. Le cocher vole du raisin toute la route. 3e impression. Je dîne à l’Aigle noire. Après dîner je me rends sur la place dans le dessein formel d’acheter n’importe quoi, comme je vous l’avais annoncé, chez une grisette que j’avais remarquée en venant. Mais je m’aperçois avec peine que la susdite grisette est une marchande de drap »… Le récit continue, avec le voyage en voiture, et les échanges avec les autres voyageurs, jusqu’à l’arrivée à la barrière de Paris puis rue Dauphine. Là, il propose à une grisette de l’emmener en fiacre : 31e et dernière impression : « La grisette accepta. Elle prit ma main pour monter en fiacre, et je puis dire que ce fut avec la plus grande décence, et la puérilité la plus honnête, que j’enlevai dans mon carrosse cette jeune et confiante personne qui demeure rue de la Cité, derrière le quai aux Fleurs ». Et il conclut : « Mon voyage finit là. Je vous dirai plus tard le reste de l’histoire de ma vie. En attendant, je baise respectueusement le bout de la pantoufle de ma marraine ». Et dans un post-scriptum, il ajoute qu’il a vu BERRYER la veille, et charge sa marraine de dire à Mme Berryer « que je me conforme à ses conseils. Je 75034 Ne correspond pas à la lettre Ariba

suis un régime exemplaire, et s’il ne me rend pas à la santé, il prouvera du moins mon obéissance envers la plus aimable des châtelaines ».