


GAULLE Charles de (1890-1970).
L.A.S. « C. de Gaulle », 24 novembre 1957, [à Emmanuel BERL] ; 3 pages et demie in-8 à en-tête Le Général de Gaulle.
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L.A.S. « C. de Gaulle », 24 novembre 1957, [à Emmanuel BERL] ; 3 pages et demie in-8 à en-tête Le Général de Gaulle.
Magnifique lettre sur la France et l’Europe. Il félicite Berl pour son livre La France irréelle, qu’il trouve « vif, rapide, habile », mais aussi « émouvant, déchirant. Je salue votre grand talent et la foule d’idées et d’images que vous faites passer en bon ordre devant l’esprit du lecteur. Sur bien des faits, je me sens d’accord avec vous, mais non point sur la conclusion. Ce qui rend, aujourd’hui, la France irréelle, c’est, à mon sens, qu’elle est dénationalisée. Quant à l’Europe, comme unité, pour qu’elle devienne une réalité, il faudrait qu’elle devienne une nation. Elle peut l’être un jour. Elle ne l’est pas. Elle ne le sera que par ses peuples et après que les événements les aient amenés à souffrir et à combattre longuement pour une seule et même cause (Renan). Cela n’est pas arrivé. Il n’y a donc, en fait d’Europe unie, que foire aux vanités de parlementaires, trouilles de politiciens, cupidités de fonctionnaires (les “sages” !). Le reste, tout le reste, est dans l’avenir. Quant au présent, il faut que la France vive, en tant que France. Je ne crois pas qu’il puisse naître l’Europe si la France devait mourir »…
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