GUSTAVE LOISEAU (1865-1935)

Lot 203
50 000 - 80 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 59 800 €

GUSTAVE LOISEAU (1865-1935)

Bord de l'Eure, effet du matin, circa 1920

Huile sur toile, signée en bas à droite
73 x 92 cm - 28 3/4 x 36 1/4 in.

Oil on canvas, signed in the lower right

L'attestation rédigée en mars 2019 par Didier Imbert et indiquant l'insertion au catalogue raisonné en préparation, sera remise à l'acquéreur

PROVENANCE
Collection de Mme Sylvain Gobin, Paris (acquis en 1965)
Vente Morelle & Marchandet, Paris, 23 mars, 1994
Collection privée, France
Sotheby's, New-York, 9 novembre 1994
Collection privée
Sotheby's, New-York, 3 mai 2012
Collections Aristophil

GUSTAVE LOISEAU (1865-1935)
Gustave Loiseau embrasse une carrière artistique à l’âge de vingt-deux ans. Il fréquente les cours de l’Ecole des Arts Décoratifs avant d’intégrer, en 1889, l’atelier de Fernand Quignon.
Loiseau s’installe par la suite à Pontoise, en région parisienne. A partir de 1890, il se rend tous les étés à la pension Gloanec, à Pont-Aven. Le village accueille dès les années 1860-1870 les peintres en quête de nouveaux motifs. Paul Gauguin y effectue deux séjours en 1886 et 1888. Il dispense son enseignement à un ensemble de peintres regroupés sous le nom d’école de Pont-Aven - tels qu’Émile Bernard, Charles Laval ou encore Paul Sérusier.

Au cours de ses différents séjours à la pension Gloanec, Loiseau se lie d’amitié avec Maxime Maufra et Henry Moret. Le peintre exposera successivement ses oeuvres à la galerie Le Barc de Boutteville, © DR au Salon des Indépendants puis aux VIème, VIIème et VIIIème expositions des peintres impressionnistes et Symbolistes. A partir de 1897, Il entame une collaboration avec le célèbre marchand Durand-Ruel qui présente le travail de l’artiste dans ses galeries de New-York et de Paris.

En 1887, la mort d’une tante fait hériter Loiseau une jolie somme qui lui permet d’abandonner sa carrière de décorateur pour ne se concentrer désormais que sur la peinture. Dix ans plus tard, le marchand d’art Durand-Ruel lui propose une série de contrats grâce auxquels il arrive à une véritable indépendance financière. C’est à cette période qu’il peint en plein air, sur les bords de l’Eure, en Normandie. Si des figures humaines viennent souvent animer les paysages qu’il décrit d’habitude, ce ne sont ici que les reflets des cyprès dans l’eau qui recueillent ses faveurs. Les éphémères images des feuillages renvoyées sur le rivage sont captées par des coups de pinceaux spontanés, presque brossés. La variété chromatique de sa palette, ainsi que le geste de l’artiste expriment son extraordinaire capacité à faire la synthèse entre impressionnisme et néo- Impressionnisme.

Gustave Loiseau began his artistic career at the age of 22. He attended classes at the Ecole des Arts Décoratifs before studying under Fernand Quignon in 1889. He then moved to Pontoise, close to Paris. In 1890, he began to spend his summers at the Gloanec boarding house in Pont-Aven. Between 1860 and 1870, the village had hosted painters seeking new subjects. Paul Gauguin stayed there twice, in 1886 and 1888. He taught a number of painters who formed the group known as the Pont-Aven school, and included Émile Bernard, Charles Laval and Paul Sérusier.

During his various stays at the Gloanec boarding house, Loiseau became friends with Maxime Maufra and Henry Moret. The painter exhibited his works in turn at the Le Barc de Boutteville gallery, in the Salon des Indépendants and in the sixth, seventh and eighth exhibitions of the Impressionist and Symbolist painters. In 1897, he began a collaboration with the celebrated dealer Durand-Ruel, who showed his work in his New York and Paris galleries.

In 1887, the death of an aunt left Loiseau the heir to a tidy sum that enabled him to stop working as a decorator and focus solely on painting. Ten years later, the art dealer Durand-Ruel offered him a series of contracts that gave him genuine financial independence.

At this period, he was painting outdoors on the banks of the Eure, in Normandy. While human figures often feature in the landscapes he usually painted, here he was drawn to paint only the reflections of the cypress trees in the water. Transient images of foliage dotted on the riverbank are captured in spontaneous, almost brushed strokes. His technique and the chromatic variety of his palette express an extraordinary ability to synthesise Impressionism and Post-Impressionism.
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