HENRI LEBASQUE (1865-1937)

Lot 191
120 000 - 150 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 143 000 €

HENRI LEBASQUE (1865-1937)

Madame Lebasque et sa fille au bord de la Marne, circa 1899

Huile sur toile, signée en bas à gauche
73 x 116,2 cm - 28 3/4 x 45 3/4 in.

Oil on canvas, signed lower left

L'authenticité de cette toile a été confirmée par Christine Lenoir et Maria de la Ville Fromoit

PROVENANCE
Collection de l'artiste
Collection Calvi, Le Cannet
Transmis familialement
Collection Anon
Vente Christie's, New-York, 8 Mai 2003
Collection privée
Vente Christie's, New-York, 2 mai 2012
Collections Aristophil

BIBLIOGRAPHIE
Denise Bazetoux, Henri Lebasque, Catalogue raisonné, Neuilly-sur-Marne, 2008, vol. I, p. 95, repr. n°184

HENRI LEBASQUE (1865-1937)
Originaire de Champigné, Henri Lebasque quitte sa famille pour faire ses premières armes à l’Ecole des Beaux-Arts d’Angers avant de s’installer à Paris en 1886 pour étudier à l’Académie Colarossi. Deux ans après son arrivée, il participe à la réalisation de fresques au Panthéon avec Ferdinand Humbert. Son amour des oeuvres de Pissaro et Renoir qu’il fréquente lui vaut d’inscrire la première partie de son oeuvre peint dans le courant postimpressionniste.

Plus tard, la fréquentation de Luce et Signac modifie son style pour quelque années, sa peinture se faisant plus pointilliste, alors qu’il sillonne la France en tous sens, de la Marne, à la Bretagne, et de la Normandie à la Vendée. C’est cependant le Midi et sa lumière aveuglante qui devient sa terre d’élection et plus spécialement les parages de Sanary et Nice. Il s’installe au Cannet, où Pierre Bonnard est son voisin et s’y éteint en 1937.

Lebasque se distingue par une palette flamboyante de couleurs, de fraicheur et traite des sujets qui se rapprochent de la scène de genre: femmes à leur lecture dans un jardin, enfants à leur jeu… Ce sont souvent des scènes intimes et familiales qui sont dépeintes dans des espaces verdoyants, presque luxuriants. Il a cependant également réalisé quelques céramiques avec Rouault et Valloton, ainsi que des décors de théâtre qui ne manquent pas de renforcer sa réputation auprès des galeries parisiennes. Parmi elles, la galerie Eugène Druet expose ses compositions de 1922 à 1930.

Jacques Copeau, figure éminente du monde de la critique artistique et théâtrale dit de son contemporain: «Sa palette est vivante. Elle crée. Les formes s’animent dans la lumière. L’art du dessin, point servile mais évocateur, soutient l’art du coloriste qui est de la plus noble, de la plus consciencieuse sincérité. »

Born in Champigné, Henri Lebasque left his family to attend the Ecole des Beaux-Arts in Angers, moving to Paris in 1886 to study at the Académie Colarossi. Two years later, he worked on the frescoes in the Panthéon with Ferdinand Humbert. His early paintings were in a Post-Impressionist style, influenced by his love for the work of his friends Pissaro and Renoir.

Later, his contact with Luce and Signac brought about a change in style over several years, and his painting became more Pointillistic. At this time, he was travelling all over France, including in the Marne, Brittany, Normandy and Vendée regions. But the south of France with its dazzling light proved to be his real love, particularly around Sanary and Nice. He moved to Le Cannet (where Pierre Bonnard was his neighbour), and died there in 1937.

Lebasque stood out for his bright, fresh, colourful palette, and subjects that were similar to genre scenes: women reading in the garden, children at play and so on. He often painted intimate family scenes in green, leafy, almost luxuriant settings. However, he also produced a number of ceramic pieces with Rouault and Valloton, as well as theatre sets, which further consolidated his reputation with Paris galleries. One, the Eugène Druet gallery, exhibited his work between 1922 and 1930.

The eminent art and theatre critic Jacques Copeau said of his contemporary: «His palette is vibrant. It creates. The forms come to life in the light. The art of drawing, a subservient but speaking aspect, underpins his truly noble, meticulous and unaffected art as a colourist.» « La peinture de Lebasque est empreinte de calme, célébrant la plénitude et la richesse de la vie. »

Lebasque dépeint ici Catherine, son épouse, appelée Ella, et leur fille Marthe, alors âgée de quatre ans. Il s’adonne ainsi à un thème qui lui est cher. En effet, l’ «intimisme est le terme qui décrit le mieux le travail de Lebasque; il fait référence à des thèmes familiers dans le but de rendre sa propre perception du motif qu’il choisit de peindre, ainsi que la valeur universelle des concepts de foyer et famille. La peinture de Lebasque est empreinte de calme, célébrant la plénitude et la richesse de la vie. Dans ces paisibles scènes de jardins et de plages, de terrasses et de tablées, Lebasque fait le portrait de sa famille en particulier, mais de telle manière qu’il évoque la famille au sens large, unie et attentionnée » (Lisa Banner, Lebasque, catalogue d’exposition, Montgomery Gallery, San Francisco, 1986, p. 12).
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