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RENE BOIVIN

Clip "moineau de Paris" 

Vendu : 31 200

Les prix s'entendent commission et taxes comprises.

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Clip "moineau de Paris" 

En or jaune 18k (750) serti d'un important saphir cabochon pour le corps et de saphirs et tourmalines roses pour la tête et les ailes. Vers 1945.
Dim.: 4 x 3.7 cm env
Pb: 22.2gr

Accompagné d'un certificat de madame Françoise Cailles attestant qu'il s'agit d'une création de René Boivin

RENE BOIVIN
A yellow gold clip designed as a bird, set with sapphires and pink tourmalines. Circa 1945.
Accompagnied by a certificate from Françoise Cailles stating: René Boivin's creation.

Bibliographie:
Dessin préparatoire reproduit dans
Francoise Cailles René Boivin Joaillier.
Edition de l'Amateur Paris 1994 p.295

D'une famille d'orfèvre et bijoutier, René Boivin s'installe dans les années 1890 alors même qu'il épouse Jeanne Poiret, sœur de Paul Poiret. Ensemble ils vont développer un style original et moderne pour créer des bijoux des plus audacieux en ce début de XXè siècle. Les Bijoux de la Maison René Boivin sur lesquels nous porterons essentiellement notre attention sont les bijoux créés à partir des années 1920. En effet, lorsque René Boivin meurt prématurément en 1917, sa femme et collaboratrice Jeanne Boivin reprend avec audace la direction de la Maison. Sa sensibilité et son goût la guidèrent probablement lorsqu'elle embauche en 1919, une jeune dessinatrice du nom de Suzanne Belperron tout juste diplômée de l'école des Beaux-Arts et ayant reçue le premier prix du concours des Arts Décoratifs. Cette collaboration permet à la Maison Boivin de prendre un nouvel essor qui fut renouvelé à l'arrivée de Juliette Moutart qui travaille pour Jeanne Boivin et pour sa fille Germaine pendant près de 30 ans. Leurs champs d'inspirations sont variés allant des coquillages et sujets marins pour Jeanne Boivin aux sujets animaliers et floraux pour Juliette Moutart et d'inspirations fantastiques ou chimériques pour Germaine Boivin. Ces associations de talents féminins ont permis à la Maison René Boivin de proposer des bijoux très novateurs, des pièces atypiques qui ont remporté un vif succès. Les bijoux les plus produits seront les bagues et les bracelets. Les matières sont également très originales car elles emploient des matériaux nouveaux en joaillerie tels que le bois, le cristal, l'agate... associés à des pierres précieuses ou non... De nombreuses créations deviendront mythiques, le bracelet "tranche", le bracelet "barbare", la bague "quatre corps" qui se décline de toutes les couleurs, les broches "étoiles de mer" souvent articulées, les pendentifs animaliers tels que le "crabe" ou "l'otarie" ou le "Moineau de Paris"...

Ce bijou a une haute teneur symbolique, selon Françoise Cailles: «L'oiseau prenait son envol. Il fut très vendu après la guerre, comme signe de la libération.»
Cette broche a été commandé chez BOIVIN par Yvonne CARETTE (1899-1973) couturière renommée qui fit une brillante carrière aux Etats-Unis entre les deux guerres.
Initialement installée Avenue Montaigne à Paris, elle se fit connaitre après la première guerre mondiale par d'élégants modèles raccourcis et souples, libérés des corsets, dans le sillage de Paul
Poiret. Elle tenait son don pour le costume de son père, grand tailleur qui possédait un immeuble Boulevard Haussmann où il était établi, fréquenté par une clientèle brillante.
Elle s'installe ensuite aux Etats-Unis, à Los Angeles où elle séduit le monde du cinéma et compte comme clientes de nombreuses actrices parmi lesquelles Paulette Godard. Ses modèles sont publiés dans Vogue et Harper's bazar.
Elle les créait sur des mannequins vivants, de toutes les tailles pour respecter les diverses morphologies.
Au moment de la deuxième guerre mondiale, elle revient en France et entre dans la Résistance.