


RAYMOND TEMPLIER
Broche
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Broche
Exceptionnelle broche en platine (950) et or gris 18k (750) à dessin géométrique composé de disques interrompus de lignes brisées en or poli, corail et diamants de taille ancienne.
Vers 1928
Signée Raymond Templier.
Haut.: 5.8 cm env.
Pb.: 22.8 g
Raymond Templier, Le bijou moderne
Laurence Mouillefarine et Véronique
Ristelhueber. Norma édition
Dessin d'une broche réalisée sur un modèle très similaire page 172
L'Architecte du Bijou «Il joue avec les dessins, les volumes.
Ainsi de part et d'autre d'une ligne médiane, deux motifs s'éloignent...
Dans certains bijoux ce sont deux motifs semblables qui se font face, deux demicercles, par exemple, comme s'ils se reflétaient dans un miroir...Ce double jeu se fait egalement avec les matières.
Le noir de la laque correspond à la blancheur du diamant» page 57
Raymond Templier, Le bijou moderne
Laurence Mouillefarine et Véronique
Ristelhueber. Norma édition
Fondée en 1841, la maison éponyme accède à la notoriété grâce à Raymond Templier (1891-1968) lorsque celui-ci se distingue au Salon de la Société́ des artistes décorateurs (SAD) dès 1911. Ses créations marquées par des lignes pures révolutionnent le bijou qui devient Art déco puis Moderne.
Il contribue à la transition du style Art Nouveau au style Art Déco en rejetant les motifs traditionnels et les formes naturalistes au profit de conceptions géométriques inspirées de l’Antiquité. Lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925, ses créations avant-gardistes et audacieuses se distinguent : il utilise de manière innovante l’or, l’argent et le diamant, mais également des matériaux inédits en haute joaillerie tels que la laque, l’onyx et le cristal de roche.
Ses bijoux reflètent une esthétique de l’industrialisation, de la vitesse et de la modernité. À la création de l’Union des artistes modernes (UAM) en 1929, Raymond Templier devient secrétaire du comité directeur. Il est aux côtés de l’avant-garde qui transforme l’histoire des arts décoratifs.
La maison Templier participe en 1937 à l’Exposition internationale des arts et des techniques appliqués à la vie moderne. En 1954, la revue Mobilier et Décoration lui consacre un article : « Raymond Templier, architecte du bijou » rédigé par Renée Moutard-Uldry.
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