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PIQUE-CIERGE AUX ÉVANGÉLISTES

Estimation1 000 - 2 000
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en alliage cuivreux à traces de dorure, composé de trois parties : piètement, fût et nœud. Le piètement, de section carrée, est richement ajouré et orné de figures assises tenant chacune un livre ouvert, faisant office de montants. Le registre supérieur, de forme pyramidale à quatre pans ajourés de rinceaux, est couronné d’un rempart crénelé aux angles duquel figurent les Quatre Vivants du Tétramorphe. Au centre de chaque côté prennent place des dragons, la tête tournée vers le bas. Le fût est orné, sous la bobèche et la longue pique centrale, d’un décor de feuillages stylisés évoquant des palmes ; il reçoit un nœud composé de trois figures féminines adossées, assises, le regard incliné vers le bas.
Travail germanique, style roman du XIIe siècle.
Hauteur : 16,2 cm sans la pique - Largeur moyenne d’un côté : 12,5 cm - Hauteur totale : 21,5 cm.
(Usures, défauts de fontes, restaurations)

– Otto von Falke et Erich Meyer, Romanische Leuchter und Gefässe, Giessgefässe der Gotik, Berlin, 1935, pl. 24.

Notre pique-cierge reprend très fidèlement, dans son piètement, la composition d’un chandelier roman aujourd’hui perdu, publié par Otto von Falke et Erich Meyer dans leur ouvrage de référence consacré aux bronzes romans, Romanische Leuchter und Gefässe, Giessgefässe der Gotik, paru à Berlin en 1935. Le modèle y est reproduit sous le numéro 55 avec cette légende : « Gipsabguss eines verschollenen Altarleuchters, früher in München » (traduction : Moulage en plâtre d'un chandelier d'autel disparu, autrefois conservé à Munich).

Son iconographie appartient à l’imaginaire roman germanique et rhéno-mosan, où le chandelier d’autel n’est pas seulement un support de lumière, mais une image réduite de l’édifice sacré : les Évangélistes en deviennent les fondements, tandis que les Quatre Vivants du Tétramorphe, placés aux angles du registre supérieur, inscrivent l’objet dans une lecture théologique de la lumière.