94

1954 - Pegaso Z-102 Berlinetta Saoutchik Série 2

Vendu : 426 000

Les frais s'entendent commission et taxes comprises.

Retour à la vente
1954 - Pegaso Z-102 Berlinetta Saoutchik Série 2 ~
~
Châssis n° 0102.153.0137 ~
~
Titre de circulation espagnol~
Véhicule vendu sans contrôle technique~
~
Spanish registration title~
Sold without contrôle technique~
~
« Equipée de l'un des rares V8 3,2 l, historique suivi depuis l'origine »~
╩Fitted with one of the rare 3.2-litre V8 engines, with a history going back to its origins╦~
~
- En tout, seulement 18 des 86 exemplaires de Z-102 seront carrossés par les établissements Saoutchik, dont 8 en Série 2. La ligne de la seconde série est une évolution complète par rapport à la première série : les lignes sont plus tendues, aérodynamiques, et les feus avants sont intégralement redessinés pour être intégrés dans deux cerclages inclinés vers l'avant. Cette ligne est aujourd'hui considérée comme le chant du cygne de Saoutchik, qui fermera boutique en terminant les quatre dernières carrosseries de Série 2, alors confisquées par l'état français. ~
- Notre exemplaire entame sa vie propriété de l'usine, mise au nom de Finanzauto, société chargée de la commercialisation des véhicules Pegaso. La voiture est alors mise à la disposition de Jorge Fernandez Menéndez, proche de Franco, industriel, important client d'ENASA (côté véhicules industriels) et pilote à ses heures perdues. Immatriculée M-5966, elle prend part le 21 novembre 1954 à la course de côte « Subida a la Dehesa de la Villa » à Madrid avec le numéro 52, se classant 3e, puis en février 1955 au Trophée Universal Watches, une épreuve de régularité où elle terminera à la 14e place. ~
- Le 11 septembre 1957, Finanzauto vend #0137 à Antonio Castellano Escalante. Détail primordial pour la suite de l'histoire, le certificat de paiement de la taxe de luxe mentionne le moteur numéro 0102-019-0137┤ Le code 019 indique un moteur de 3,2l, là où la vaste majorité des Pegaso furent équipées de 2,8l, au code 017. Ce changement fait de #0137 la seule berlinette Saoutchik équipée par l'usine d'un 3,2 l. La théorie de ce changement de motorisation est la suivante : peu après l'achat de cette auto, A. Castellano apprend la cessation de production des Pegaso et la chute drastique de leur prix. En compensation pour ce mauvais timing, la marque lui propose le remplacement du moteur 2,8 l contre un 3,2 l. Autre élément primordial indiqué par l'expert Mario Laguna, le bloc 3,2 l qui est monté dans #0137 par l'usine montre en plus le numéro 4, indiquant la provenance naturelle de ce moteur : #0121, la légendaire ENASA Cupula (aujourd'hu propriété du musée Louwman).~
- A la fin des années 1960, la voiture est repeinte en rouge en conservant le toit noir, et la sellerie d'origine est changée pour une de couleur crème. Quelques années plus tard, une panne de boîte de vitesses contraint l'immobilisation de #0137 dans la propriété de A. Castellano à Trujillo. En 1976, la voiture est rachetée par Carlos de Tapia, alors propriétaire d'une Pegaso carrossée par Serra. Face à l'ampleur du travail, il n'entreprendra pas la restauration, et se séparera en 1981 du second moteur (2,8 l) qui sera monté après coup dans le prototype #0103 de Serra. ~
- En 1983, le propriétaire actuel achète #0137 auprès de Carlos de Tapia. La voiture nécessite alors une restauration complète, qui sera effectuée entre 1983 et 1989 ! La boîte de vitesses, à l'origine de cette immobilisation, sera remontée par Jaume Grimau, ancien ingénieur en chef de Pegaso┤ La voiture est remise dans sa configuration de sortie d'usine avant d'être exposée à partir de 2002 au Museo de Historia de la Automocion à Salamanca.~
- Comme vous venez de le lire, l'histoire de cette Pegaso est sans nul doute l'une des plus belles aventures┤ Sous la ligne élancée et élégante signée Saoutchik se cache l'une des seules unités produites dans un esprit de compétition, mêlée à la partie de la production de la marque espagnole mise à la disposition des plus proches du régime de Franco. Aujourd'hui, la Pegaso Z-102 Berlinette Saoutchik Série 2 #0137 fait partie des derniers exemplaires à l'historique limpide, et à l'authenticité indiscutable. ╖ vos enchères !~
~
- In total, only 18 of the 86 Z-102 models were bodied by Saoutchik, including eight in Series 2. The design of the second series was a complete evolution from the first series: the lines were more taut and aerodynamic, and the headlights were completely redesigned to be integrated into two forward-sloping surrounds. This design is now considered to be Saoutchik's swan song, as he closed his workshop after completing the last four Series 2 bodies, which were then confiscated by the French state.~
- Our model began its life as the property of the factory, registered in the name of Finanzauto, the company responsible for marketing Pegaso vehicles. The car was then placed at the disposal of Jorge Fernandez Menéndez, a close associate of Franco, industrialist, major customer of ENASA (industrial vehicles) and part-time racing driver. Registered as M-5966, it took part in the 'Subida a la Dehesa de la Villa' hill climb in Madrid on 21 November 1954 with the number 52, finishing third, then in February 1955 in the Universal Watches Trophy, a regularity event where it finished in 14th place.~
- On September 11, 1957, Finanzauto sold #0137 to Antonio Castellano Escalante. A key detail for the rest of the story is that the luxury tax payment certificate mentions engine number 0102-019-0137... Code 019 indicates a 3.2-litre engine, whereas the vast majority of Pegasos were equipped with 2.8-litre engines, code 017. This change makes #0137 the only Saoutchik berlinetta factory-fitted with a 3.2-litre engine. The theory behind this change of engine is as follows: shortly after purchasing this car, A. Castellano learned that Pegaso production had ceased and that their prices had fallen dramatically. To compensate for this bad timing, the brand offered to replace the 2.8-litre engine with a 3.2-litre one. Another key point highlighted by expert Mario Laguna is that the 3.2-litre engine fitted in #0137 by the factory also bears the number 4, indicating the natural origin of this engine: #0121, the legendary ENASA Cupula housed in the Louwman Museum.~
- - At the end of the 1960s, the car was repainted red, retaining its black roof, and the original upholstery was replaced with cream-coloured leather. A few years later, a gearbox failure forced #0137 to be immobilised at A. Castellano's property in Trujillo. In 1976, the car was bought by Carlos de Tapia, then owner of a Pegaso with bodywork by Serra. Faced with the scale of the work involved, he decided not to undertake the restoration and in 1981 sold the second engine (2.8 litres), which was subsequently fitted to Serra's prototype #0103.~
- In 1983, the current owner purchased #0137 from Carlos de Tapia. The car required a complete restoration, which was carried out between 1983 and 1989! The gearbox, which was the cause of the car's immobilisation, was rebuilt by Jaume Grimau, former chief engineer at Pegaso. The car was restored to its original factory configuration before being exhibited at the Museo de Historia de la Automocion in Salamanca from 2002 onwards.~
- As you have just read, the history of this Pegaso is undoubtedly one of the most remarkable adventures... Beneath the sleek and elegant lines designed by Saoutchik lies one of the only units produced with competition in mind, mixed in with the Spanish brand's production made available to those closest to Franco's regime. Today, the Pegaso Z-102 Berlinette Saoutchik Series 2 #0137 is one of the last examples with a clear history and indisputable authenticity. It's time to bid!~
~
Est. 500 000 - 700 000 ░ ~
~