

Attribué à Louis Nicolas Van BLARENBERGHE (1716–1794)
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Rare miniature peinte à la gouache sur papier représentant les cinq pavillons de l'Île du château de Dampierre présentés par l'architecte présumé Jean Cailleteau dit « Lassurance » (en génuflexion, à droite) au présumé duc de Luynes (en habit rouge) et à la présumée Reine de France (en manteau bleu). Ils se tiennent au niveau de l'embarcadère en compagnie d'un garde sur la droite et d'un couple pastoral sur la gauche. La chaloupe est visible et promène des convives sur l'eau. A l'arrière plan la vallée de Chevreuse, le château et la silhouette du clocher de Dampierre-en-Yvelines.
France, XVIIIe siècle, vers 1743.
Hauteur : 7,7 cm - Largeur: 5,4 cm (à vue)
(Petits accidents visibles, encadrement postérieur, peut-être le couvercle d'une ancienne tabatière)
Cette rare miniature figure avec une remarquable précision les cinq pavillons de l’Île du château de Dampierre, élevés en 1742-1743 pour le duc Charles-Philippe d’Albert de Luynes, très probablement par l'architecte Lassurance le Jeune. Implanté à l’extrémité de la grande pièce d’eau, cet élégant ensemble de plaisance remplaçait des constructions plus anciennes déjà célèbres au XVIIe siècle.
Les Mémoires du duc de Luynes en livrent un témoignage direct : la reine de France, Marie Leszczyńska, découvre les pavillons le lundi 16 juin 1743, peu après leur achèvement (sujet présumé de notre miniature). Des fêtes y furent ensuite données en son honneur et en celui de Mesdames (4 août 1745, puis septembre 1749), mêlant musique, promenades en chaloupe et divertissements champêtres en déguisement pastoraux. Louis XV lui-même y séjourna brièvement lors de sa visite de 1748.
De cet ensemble architectural remarquable, seul le pavillon central (le salon) subsiste aujourd’hui ; les quatre autres, tombés en ruine, furent détruits durant l’hiver 1856-1857. Les riches boiseries sculptées du pavillon central, ornées de médaillons cynégétiques et de trophées de musique, furent remontées vers 1850 dans le grand salon du château, indice du raffinement exceptionnel de ce décor.
Par son exactitude topographique et la vivacité de sa scène animée, cette miniature constitue un document de tout premier ordre, restituant avec une rare fidélité un décor de plaisance aujourd’hui presque entièrement disparu, au cœur de la vie mondaine de Dampierre sous le règne de Louis XV.
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