

Vue du prieuré de Malte
Plume, encre brune, encre noire, lavis gris et aquarelle
6,3 x 9,2 cm - 2 1/2 × 3 5/8 in.
Collection particulière, Ile-de-France.
Victor-Jean Nicolle se forme d’abord à Paris auprès de Nicolas Malhortie, au sein de l’École royale gratuite de dessin. Lauréat d’un prix de perspective en 1771, il poursuit son apprentissage dans l’atelier de l’architecte et dessinateur Louis François Petit-Radel (1739-1818), qui l’ouvre notamment à l’univers de Piranèse. Durant ces années, il affirme un intérêt prononcé pour les édifices et les vestiges de l’Antiquité, une sensibilité qui l’amène à voyager en Italie à deux périodes distinctes, de 1787 à 1798 puis de 1806 à 1811. Installé de l’autre côté des Alpes, il multiplie les représentations de Rome et de Naples, et se fait connaître sous la forme italianisée de son nom, Nicolli.
Ce riche fonds que nous présentons permet un aperçu des méthodes de l’artiste. Nicolle griffonne. Il griffonne des suites de figures aux attitudes diverses et multipliées, la façade d’une maison, la vue qu’il a d’un hameau à son approche, la prière intime d’une paysanne. Lorsqu’il colore, sa palette aquarellée, toujours douce, laisse planer sur l’ensemble une atmosphère où il fait bon vivre. C’est au fil de ses pérégrinations italiennes que nous suivons l’artiste, une Italie sur laquelle il pose un regard intimiste. Attiré sans doute par une forme de nostalgie, un goût certain pour les ruines, Nicolle vagabonde entre Rome, Florence, Venise et les campagnes qui les séparent. Dessinateur prolixe, il décline dans ses croquis le panorama d’un pays où se mêlent la vie quotidienne de ses habitants les plus modestes, celle de ses visiteurs d’un jour et des monuments millénaires dans les vestiges desquels il se perd. Disséminant ses figures parmi des études architecturales minutieuses, il renforce ainsi l’atmosphère pittoresque qui relie les dessins de son corpus.
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