Importante bague en platine composée d'un large anneau incurvé pavé de rubis rehaussés de petits diamants dans le sertissage. Poinçon de maître Groené & Darde partiellement lisible. Dans un écrin.
Tour de doigt: 50. Pb: 17.9 gr
Accompagnée d'un certificat de Monsieur Olivier Baroin attestant que cette bague a été réalisée entre 1942 et 1955.
Suzanne Belperron, créatrice de Bijoux du milieu du XXème est devenue une figure emblématique dans le monde de la joaillerie. Née en 1900, elle débute sa carrière à 19 ans pour la célèbre Maison Boivin en tant que dessinatrice. Puis, en 1932, Bernard Hertz, grand négociant parisien en diamants et perles fines, lui propose de le rejoindre en lui garantissant la liberté dont elle avait tant besoin. Le succès est international. Suzanne Belperron offre à une clientèle prestigieuse des bijoux totalement nouveaux par leurs matières, leurs formes et leurs volumes, différents de tous ceux que la joaillerie leur avait proposés jusqu'alors.
«Même si le bijou se veut parfois un peu exubérant, il n'en demeure pas moins élégant. Sa créativité n'outrepasse jamais la limite du bon gout: là est la clef du mystère Belperron» confie Olivier Baroin
Avec une forte personnalité Suzanne Belperron avait coutume de dire cette courte phrase qui la caractérise tant: «Mon style est ma signature». Elle ne signa donc jamais ses bijoux?
BIJ2021
Biographie de l'artiste
Une personnalité, un caractère... Une figure emblématique du monde de la joaillerie moderne Premier prix de l'École des Beauxarts de Besançon en 1918, Suzanne Belperron débute dès 1919 sa brillante carrière aux côtés de Jeanne Boivin qui l'engage au poste de dessinatrice modéliste. En mars 1932, lasse de voir son image se refléter dans le miroir du défunt René Boivin, Madame Belperron alors codirectrice de la Maison depuis bientôt dix ans, démissionne laissant derrière elle, une empreinte inaltérable. Bernard Herz, grand négociant en perles fines et pierres précieuses, qui lui a proposé de prendre les rênes de sa société va lui permettre de s'épanouir en toute liberté. Suzanne Belperron va désormais compter parmi les créatrices les plus en vogue des folles années 30. Ses modèles révolutionnent le monde de la parure | ses matières, ses volumes, ses créations effleurent parfois la démesure, tant sur un plan artistique que sculptural. Même si le bijou se veut parfois un peu exubérant, il n'en demeure pas moins élégant. Sa créativité n'outrepasse jamais la limite du bon goût : là est la clef du mystère Belperron. L'oeuvre de Suzanne Belperron est singulière. Elle se traduit par des bijoux certes graphiques et purs, mais surtout sensuels pour ne pas dire charnels. Une clientèle prestigieuse la sollicite comme en témoignent ses carnets de commandes qui répertorient familles royales, aristocrates, banquiers ou étoiles du cinéma... Aux quatre coins du monde, on s'émerveille devant les parures imaginées pour la duchesse de Windsor, la bégum Aga Khan, la maharani de Baroda, la baronne de Rothschild, Elsa Schiaparelli, Nina Ricci, Daisy Fellowes, Ganna Walska ou Merle Oberon... Contrairement à la plupart des grands joailliers, Suzanne Belperron ne signa jamais ses bijoux. Dotée d'une forte personnalité, l'artiste avait pour seul adage «mon style est ma signature». Son oeuvre inspire d'ailleurs, encore aujourd'hui, grand nombre d'entre eux. Olivier Baroin