Charles-François GRENIER de LACROIX, dit LACROIX de MARSEILL - Lot 126

Lot 126
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Charles-François GRENIER de LACROIX, dit LACROIX de MARSEILL - Lot 126
Charles-François GRENIER de LACROIX, dit LACROIX de MARSEILLE Marseille, vers 1700 - après 1784, Berlin Paysage à la cascade avec le temple de la Sibylle Toile d'origine Signée en bas droite et datée De Lacroix / 1767 58,5 x 81,5 cm - 23 x 32 in. Landscape with Waterfall and Temple of Sybil, original canvas Cadre d'origine en bois sculpté doré, travail provençal du XVIIIe. Nous remercions Monsieur Jean Luc Ryaux d'avoir confirmé l'authenticité de notre tableau. PROVENANCE Vente anonyme, Paris, Tajan, 16 décembre 2008, n°42. Marseillais par son père, le parcours de Lacroix de Marseille est difficile à saisir, lui qui s’établit dans diverses villes au fil de ses pérégrinations. Tantôt documenté dans sa ville natale, tantôt à Avignon, Nîmes ou Paris, il séjourne plusieurs fois en Italie et eut vraisemblablement pour professeur, et plus tard collaborateur, Joseph Vernet (1714-1789). Il participe à de nombreux décors, la plupart du temps de fantaisie et souvent de format moyen. Établi une dizaine d’années à Naples, il la quitta pour le Sud de la France, où il acquit une notoriété certaine dans les années 1760, avant qu’il ne connaisse un grand succès à Paris dans les années 1780. Topos pour tous les artistes ayant séjourné à Rome, la cascade de Tivoli est un motif qui a fasciné les artistes au fil du temps. Incontournable pour celui qui se sera égaré bien commodément aux abords de la Ville Eternelle, il est par ailleurs souvent accompagné du temple de Sibylle en surplomb et dont la nature même de ruines invite à la méditation poétique sur la fuite du temps. Associés, ces deux motifs renvoient à l’imaginaire italianisant et antiquisant, inépuisable source d’inspiration pour les peintres de paysage au XVIIIe siècle. Comme Vernet, Fragonard (1732-1806) ou Hubert Robert (1733-1808) qui l’aura presqu’inlassablement représenté, Lacroix de Marseille s’attèle à la représentation du fameux site. Se situant en contre-bas de la cascade, il nous offre un point de vue panoramique sur la nature environnante, le temple qui nous domine, les cascatelles et l’ensemble des personnages qui ponctuent et animent sa composition ça-et-là. Trois ans plus tôt, le peintre choisissait déjà ce motif comme sur l'un des tableaux d’une paire datée de 1764 et ayant figuré à la vente Sotheby's, Londres, 5 juillet 2005, n° 13 (toile, 50 x 72 cm). Elève de Vernet un temps, devenu ensuite l’un de ses collaborateurs, la leçon du maître a été apprise, assimilée et appropriée: dans un format horizontal, la composition se lit de droite à gauche et «s’arrête» avec le motif de l’arbre. Nous l’avons évoqué, plusieurs figures ponctuent l’espace et forment de petites saynètes individuelles qui se répondent entre elles et incarnent les diverses activités auxquelles peuvent se livrer les locaux: la pêche, le pâturage, le cheminement, la visite et le délassement. Alors plus que la fuite du temps qui passe, l’ensemble incarne peut-être davantage le charme de l’instant conquis sur le temps.
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