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SABRE D'HONNEUR DÉCERNÉ PAR LE PREMIER CONSUL À MARC ANTOINE BULLIER (1772
Vendu : 26 000 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
SABRE D'HONNEUR DÉCERNÉ PAR LE PREMIER CONSUL À MARC ANTOINE BULLIER (1772 - 1833) sous-lieutenant à la 75e demi-brigade de ligne.
Monture en argent massif.
Calotte ciselée à décor de vagues et toile d'araignée.
Arc de jointure à enroulement et pans creux.
Croisière en demi-amande et quillon courbe à palmette.
Quillon poinçonné au premier coq, grosse garantie et orfèvre « J.M », non identifié.
Fusée en bois recouverte de cuir filigrané argent.
Forte lame type de combat, affutée, courbe à pans creux et gouttière sans marquage.
Fourreau en fer marqué « Le 1-er Consul Au Cen Bullier de la 75e ½ brigade de ligne » et « M Fture a Versailles ».
Deux bracelets en argent ciselés à décor de trophées.
Sommet de la calotte absent (voir croquis dans les pièces annexes). France, époque Consulat.
Longueur totale : 98,5 cm - Largeur au talon : 4 cm
On y joint :
- Son brevet d'honneur sur vélin : « Brevet d'honneur pour le citoyen Bullier, sous-lieutenant ».
Bonaparte, Premier Consul de la République, d'après le compte qui lui a été rendu de la conduite distinguée et de la bravoure éclatante du Cen Bullier, alors Sergent et actuellement Sous-lieutenant dans la 75em ½ brigade de ligne. aux affaires qui ont eu lieu à St Michel, à St
Martin et à Arcole les 22 Brumaire, 23,25, 26 et 27 Nivôse lors desquelles il a marché avec intrépidité à la tête de ses camarades » Signatures.
- Son étoile d'officier de la Légion d'honneur : deuxième type en or. Léger éclat à une branche. Taille ordonnance. Centre changé. Restauration. Manque le ruban.
Poids brut : 18g
NB : cette décoration est reproduite sur le croquis (tête à gauche, erreur supposée du dessinateur) joint à ce lot et mentionnée dans le document relatif à la transaction. Nous supposons que le centre ait été changé pour mise à la mode sous la restauration.
Antoine Bullier sera en effet élevé au grade d'officier le 25 prairial an XIII, soit le 14 juin 1805. Dates qui correspondent à une médaille de second type qui apparaitra quelques mois plus tard.
- Une enveloppe contenant les documents manuscrits relatifs à la recherche et l'acquisition du sabre par Montégudet ainsi qu'un schéma de l'ensemble expédié.
PROVENANCE
- Collection Roger de Montégudet (1880 - 1925)
- Par descendance jusqu'à ce jour.
NOTICE DU RÉCIPIENDAIRE EXTRAITE DES FASTES DE LA LÉGION D'HONNEUR
« BUILLIER OU BULETER (ANTOINE), né le 10 mars 1773, à Sussey (Côte-d'Or). Entré au service le 1er septembre 1791, dans le 2e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or, devenu 75° demi-brigade de ligue, Builler servit depuis 1792 jusqu'à l'an IX aux armées des Alpes, d'Italie et d'Orient. Il s'y fit remarquer par son courage et c'est sur l'ordre formel du général en chef Bonaparte qu'il fut nommé sergent avec la jouissance d'une double solde. Cette faveur lui fut accordée le 20 brumaire an VI. Blessé au combat d'El-
Arisch, le 21 pluviôse an VII, il se distingua de nouveau au siège de Saint-Jean-D'acre le 21 floréal de la même année, fut blessé d'un coup de feu en combattant vaillamment sur la brèche. Sa belle conduite à la prise du Caire lui mérita, le 18 floréal an VII, le grade de sous-lieutenant. Il continua de faire la guerre en Égypte avec une grande bravoure, et reçut un sabre d'honneur le 16 messidor an X. L'arrêté du premier Consul porte que cette récompense est accordée à Buillier, « qui, aux affaaires qui ont eu lieu à Saint-Martin et à Arcole, les 22 brumaire, 23, 25, 26 et 27 nivôse, a marché avec intrépidité à la tête de ses camarades. »
Atteint d'une ophtalmie qui lui fit perdre entièrement l'oeil droit, il fut admis à la retraite, comme lieutenant, le 21 fructidor an XIII, et décoré de l'étoile d'officier de la Légion-d'Honneur le 25 prairial suivant. Devenu aveugle, l'Empereur, sur le compte qui lui fut rendu de la position de ce brave officier, porta sa pension de retraite à 1,000 francs, par décret du 9 février 1809, en remplacement de celle de 558 qui lui avait été précédemment accordée. »
NOTICE DU RÉCIPIENDAIRE EXTRAITE DE L'HISTORIQUE DU 75e RÉGIMENT D'INFANTERIE PUBLIÉ EN 1891 SOUS LA DIRECTION DU COLONEL PÉDOYA
« BULLIER, sous-lieutenant. Cet officier s'est particulièrement distingué pendant la campagne de l'an V, alors qu'il était sergent.
A tous les combats auxquels il prit part notamment aux affaires de Saint-Michel (22 brumaire), Saint-Martin et Arcole (23, 25, 26 et 27 nivôse an V), on le voyait toujours en tête de ses camarades faisant preuve d'un rare sang-froid et d'une intrépidité & toute épreuve. A Lodi, il traversa le pont un des premiers.
Un arrête du 10 messidor an X, lui décerne un sabre d'honneur à titre de récompense ».
Monture en argent massif.
Calotte ciselée à décor de vagues et toile d'araignée.
Arc de jointure à enroulement et pans creux.
Croisière en demi-amande et quillon courbe à palmette.
Quillon poinçonné au premier coq, grosse garantie et orfèvre « J.M », non identifié.
Fusée en bois recouverte de cuir filigrané argent.
Forte lame type de combat, affutée, courbe à pans creux et gouttière sans marquage.
Fourreau en fer marqué « Le 1-er Consul Au Cen Bullier de la 75e ½ brigade de ligne » et « M Fture a Versailles ».
Deux bracelets en argent ciselés à décor de trophées.
Sommet de la calotte absent (voir croquis dans les pièces annexes). France, époque Consulat.
Longueur totale : 98,5 cm - Largeur au talon : 4 cm
On y joint :
- Son brevet d'honneur sur vélin : « Brevet d'honneur pour le citoyen Bullier, sous-lieutenant ».
Bonaparte, Premier Consul de la République, d'après le compte qui lui a été rendu de la conduite distinguée et de la bravoure éclatante du Cen Bullier, alors Sergent et actuellement Sous-lieutenant dans la 75em ½ brigade de ligne. aux affaires qui ont eu lieu à St Michel, à St
Martin et à Arcole les 22 Brumaire, 23,25, 26 et 27 Nivôse lors desquelles il a marché avec intrépidité à la tête de ses camarades » Signatures.
- Son étoile d'officier de la Légion d'honneur : deuxième type en or. Léger éclat à une branche. Taille ordonnance. Centre changé. Restauration. Manque le ruban.
Poids brut : 18g
NB : cette décoration est reproduite sur le croquis (tête à gauche, erreur supposée du dessinateur) joint à ce lot et mentionnée dans le document relatif à la transaction. Nous supposons que le centre ait été changé pour mise à la mode sous la restauration.
Antoine Bullier sera en effet élevé au grade d'officier le 25 prairial an XIII, soit le 14 juin 1805. Dates qui correspondent à une médaille de second type qui apparaitra quelques mois plus tard.
- Une enveloppe contenant les documents manuscrits relatifs à la recherche et l'acquisition du sabre par Montégudet ainsi qu'un schéma de l'ensemble expédié.
PROVENANCE
- Collection Roger de Montégudet (1880 - 1925)
- Par descendance jusqu'à ce jour.
NOTICE DU RÉCIPIENDAIRE EXTRAITE DES FASTES DE LA LÉGION D'HONNEUR
« BUILLIER OU BULETER (ANTOINE), né le 10 mars 1773, à Sussey (Côte-d'Or). Entré au service le 1er septembre 1791, dans le 2e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or, devenu 75° demi-brigade de ligue, Builler servit depuis 1792 jusqu'à l'an IX aux armées des Alpes, d'Italie et d'Orient. Il s'y fit remarquer par son courage et c'est sur l'ordre formel du général en chef Bonaparte qu'il fut nommé sergent avec la jouissance d'une double solde. Cette faveur lui fut accordée le 20 brumaire an VI. Blessé au combat d'El-
Arisch, le 21 pluviôse an VII, il se distingua de nouveau au siège de Saint-Jean-D'acre le 21 floréal de la même année, fut blessé d'un coup de feu en combattant vaillamment sur la brèche. Sa belle conduite à la prise du Caire lui mérita, le 18 floréal an VII, le grade de sous-lieutenant. Il continua de faire la guerre en Égypte avec une grande bravoure, et reçut un sabre d'honneur le 16 messidor an X. L'arrêté du premier Consul porte que cette récompense est accordée à Buillier, « qui, aux affaaires qui ont eu lieu à Saint-Martin et à Arcole, les 22 brumaire, 23, 25, 26 et 27 nivôse, a marché avec intrépidité à la tête de ses camarades. »
Atteint d'une ophtalmie qui lui fit perdre entièrement l'oeil droit, il fut admis à la retraite, comme lieutenant, le 21 fructidor an XIII, et décoré de l'étoile d'officier de la Légion-d'Honneur le 25 prairial suivant. Devenu aveugle, l'Empereur, sur le compte qui lui fut rendu de la position de ce brave officier, porta sa pension de retraite à 1,000 francs, par décret du 9 février 1809, en remplacement de celle de 558 qui lui avait été précédemment accordée. »
NOTICE DU RÉCIPIENDAIRE EXTRAITE DE L'HISTORIQUE DU 75e RÉGIMENT D'INFANTERIE PUBLIÉ EN 1891 SOUS LA DIRECTION DU COLONEL PÉDOYA
« BULLIER, sous-lieutenant. Cet officier s'est particulièrement distingué pendant la campagne de l'an V, alors qu'il était sergent.
A tous les combats auxquels il prit part notamment aux affaires de Saint-Michel (22 brumaire), Saint-Martin et Arcole (23, 25, 26 et 27 nivôse an V), on le voyait toujours en tête de ses camarades faisant preuve d'un rare sang-froid et d'une intrépidité & toute épreuve. A Lodi, il traversa le pont un des premiers.
Un arrête du 10 messidor an X, lui décerne un sabre d'honneur à titre de récompense ».
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