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SABRE DU GÉNÉRAL MOUTON-DUVERNET (1770 - 1816)
Vendu : 65 000 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
SABRE DU GÉNÉRAL MOUTON-DUVERNET (1770 - 1816)
Monture en bronze ciselé, doré et ébène.
Calotte en forme de crosse à tête de lion, écailles et toile d'araignée sur la jupe.
Arc de jointure à décor de frises géométriques dont se détachent deux branches secondaires. Elles se rejoignent sur un écu inversé et ajouré à décor central d'une tête de minerve et frises de feuilles de chêne.
Croisière en baguette en suite de la monture.
Fusée en ébène quadrillé, portant une plaquette ovale en laiton marquée « A MOUTON duVernet » sous couronne.
Lame en damas, à jonc et pans creux, contretranchant et langue de carpe. Elle est gravée sur fond or à décor de trophées et rehauts de filets de bleu. Fourreau en fer marqué « PIRMET A PARIS » à quatre garnitures laiton. Chape en suite de la monture
Deux bracelets à décor d'une toile d'araignée et bouterole à décor de frises, palmes et flèches. Dard en roquillard (usures).
France, époque Premier Empire.
Longueur totale : 99,5 cm
On y joint deux documents : la facture d'achat par Montégudet datée de 1911 et un autre à en-tête de la revue La Giberne daté de 1912.
BIBLIOGRAPHIE
Ce sabre a été publié et reproduit dans la revue de référence « La Giberne » de Juillet 1911
XIIIe année, numéro I, page 88.
PROVENANCE
- Collection Roger de Montégudet (1880 - 1925)
- Par descendance jusqu'à ce jour.
Engagé volontaire en 1785, cet officier prometteur commence sa carrière militaire dans les colonies, notamment en Guadeloupe, où il sert dans le régiment local. À seulement 19 ans, il rejoint ce corps en tant que soldat, et gravit rapidement les échelons jusqu'à devenir capitaine adjudant-major. Lors du siège de Toulon en 1793, il joue un rôle actif et se distingue par son sang-froid. Il participe ensuite à toutes les grandes campagnes de la Révolution et de l'Empire, et se fait particulièrement remarquer lors de la campagne d'Italie, notamment à la bataille d'Arcole.
Le 26 brumaire an V (16 novembre 1796), à la tête d'une vingtaine d'hommes, il parvient à contenir l'ennemi sur la chaussée du pont d'Arcole jusqu'à la digue, malgré la supériorité numérique et la présence d'artillerie adverse. Grièvement blessé à la cuisse droite, il refuse de quitter son poste, protégeant une pièce de canon dont l'équipage avait été décimé. Ce n'est qu'après l'arrivée des renforts, une fois l'ennemi repoussé, qu'il accepte de se faire évacuer.
Le 8 janvier 1800, il embarque sur le navire de guerre Le Généreux, chargé de ravitailler la garnison française assiégée dans le port de La Valette à Malte. Mais, le 18 février, lors de la bataille du convoi de Malte, le Généreux est abordé par la frégate britannique HMS Success, et il est fait prisonnier. En 1806, il est envoyé en Espagne avec le grade de colonel.
Il y revient général de division, et prend part aux difficiles campagnes de 1813 et 1814. Fait prisonnier lors de la capitulation de Dresde, il est interné avant d'être libéré après l'abdication de Napoléon. Lors de la première Restauration, il est nommé gouverneur militaire de Valence. Mais lors des Cent-Jours, il se rallie de nouveau à Napoléon, qui le nomme député de la Haute-Loire à la Chambre des représentants.
Jusqu'au bout, il reste fidèle à l'Empereur : après Waterloo, il refuse de reconnaître le retour des Bourbons. Le 2 juillet 1815, il est nommé gouverneur de Lyon, ce qui scelle son destin.
L'ordonnance royale du 24 juillet 1815, destinée à réprimer les soutiens de Napoléon, le désigne comme traître au roi, passible de la cour martiale.
Contraint de fuir, il se cache près d'un an chez un ami royaliste, le vicomte de Meaux.
Pensant les esprits apaisés, il finit par sortir de sa clandestinité et se constitue prisonnier auprès du préfet de la Loire, Tassin de Nonneville.
Malgré sa loyauté envers la France et son passé militaire, il est condamné à mort par un conseil de guerre le 15 juillet 1816. Les supplications de sa femme, venue plaider sa cause auprès du roi Louis XVIII, restent vaines. Le 27 juillet 1816, il est fusillé au chemin des Étroits, à Lyon, aujourd'hui situé dans le 5e arrondissement de la ville.
Monture en bronze ciselé, doré et ébène.
Calotte en forme de crosse à tête de lion, écailles et toile d'araignée sur la jupe.
Arc de jointure à décor de frises géométriques dont se détachent deux branches secondaires. Elles se rejoignent sur un écu inversé et ajouré à décor central d'une tête de minerve et frises de feuilles de chêne.
Croisière en baguette en suite de la monture.
Fusée en ébène quadrillé, portant une plaquette ovale en laiton marquée « A MOUTON duVernet » sous couronne.
Lame en damas, à jonc et pans creux, contretranchant et langue de carpe. Elle est gravée sur fond or à décor de trophées et rehauts de filets de bleu. Fourreau en fer marqué « PIRMET A PARIS » à quatre garnitures laiton. Chape en suite de la monture
Deux bracelets à décor d'une toile d'araignée et bouterole à décor de frises, palmes et flèches. Dard en roquillard (usures).
France, époque Premier Empire.
Longueur totale : 99,5 cm
On y joint deux documents : la facture d'achat par Montégudet datée de 1911 et un autre à en-tête de la revue La Giberne daté de 1912.
BIBLIOGRAPHIE
Ce sabre a été publié et reproduit dans la revue de référence « La Giberne » de Juillet 1911
XIIIe année, numéro I, page 88.
PROVENANCE
- Collection Roger de Montégudet (1880 - 1925)
- Par descendance jusqu'à ce jour.
Engagé volontaire en 1785, cet officier prometteur commence sa carrière militaire dans les colonies, notamment en Guadeloupe, où il sert dans le régiment local. À seulement 19 ans, il rejoint ce corps en tant que soldat, et gravit rapidement les échelons jusqu'à devenir capitaine adjudant-major. Lors du siège de Toulon en 1793, il joue un rôle actif et se distingue par son sang-froid. Il participe ensuite à toutes les grandes campagnes de la Révolution et de l'Empire, et se fait particulièrement remarquer lors de la campagne d'Italie, notamment à la bataille d'Arcole.
Le 26 brumaire an V (16 novembre 1796), à la tête d'une vingtaine d'hommes, il parvient à contenir l'ennemi sur la chaussée du pont d'Arcole jusqu'à la digue, malgré la supériorité numérique et la présence d'artillerie adverse. Grièvement blessé à la cuisse droite, il refuse de quitter son poste, protégeant une pièce de canon dont l'équipage avait été décimé. Ce n'est qu'après l'arrivée des renforts, une fois l'ennemi repoussé, qu'il accepte de se faire évacuer.
Le 8 janvier 1800, il embarque sur le navire de guerre Le Généreux, chargé de ravitailler la garnison française assiégée dans le port de La Valette à Malte. Mais, le 18 février, lors de la bataille du convoi de Malte, le Généreux est abordé par la frégate britannique HMS Success, et il est fait prisonnier. En 1806, il est envoyé en Espagne avec le grade de colonel.
Il y revient général de division, et prend part aux difficiles campagnes de 1813 et 1814. Fait prisonnier lors de la capitulation de Dresde, il est interné avant d'être libéré après l'abdication de Napoléon. Lors de la première Restauration, il est nommé gouverneur militaire de Valence. Mais lors des Cent-Jours, il se rallie de nouveau à Napoléon, qui le nomme député de la Haute-Loire à la Chambre des représentants.
Jusqu'au bout, il reste fidèle à l'Empereur : après Waterloo, il refuse de reconnaître le retour des Bourbons. Le 2 juillet 1815, il est nommé gouverneur de Lyon, ce qui scelle son destin.
L'ordonnance royale du 24 juillet 1815, destinée à réprimer les soutiens de Napoléon, le désigne comme traître au roi, passible de la cour martiale.
Contraint de fuir, il se cache près d'un an chez un ami royaliste, le vicomte de Meaux.
Pensant les esprits apaisés, il finit par sortir de sa clandestinité et se constitue prisonnier auprès du préfet de la Loire, Tassin de Nonneville.
Malgré sa loyauté envers la France et son passé militaire, il est condamné à mort par un conseil de guerre le 15 juillet 1816. Les supplications de sa femme, venue plaider sa cause auprès du roi Louis XVIII, restent vaines. Le 27 juillet 1816, il est fusillé au chemin des Étroits, à Lyon, aujourd'hui situé dans le 5e arrondissement de la ville.
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