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CHINE XVIIe SIÈCLE
Vendu : 13 120 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
CHINE XVIIe SIÈCLE
Importante peinture à l'encre et couleurs sur soie figurant deux luohan et leurs attendants sous un arbre. Le premier, au visage juvénile et serein, est assis sur un rocher, vêtu d'une robe monastique, sa main gauche égrenant un rosaire.
Il est accompagné d'un attendant tenant un bol à aumônes. Le second, âgé, à l'expression rieuse, est assis en bhadrasana sur un siège, se grattant le dos avec un bâton ouvragé se terminant par une main sculptée. Il est richement vêtu, à la mode étrangère, d'un pantalon et d'un long manteau découvrant largement son torse et son dos. Il est accompagné d'un attendant vêtu lui tendant un champignon lingzhi et d'un daim, tandis qu'à ses pieds un singe au pelage blanc lui présente une pêche d'immortalité. La scène prend place dans un paysage rocheux, à l'ombre d'un grand arbre dont le feuillage dentelé se mêle à d'élégantes nuées pastel. Deux sceaux Minzhong Si Changzhu Ji (« Marque des moines du temple du Deuil des preux loyaux »), l'un en partie supérieure droite, l'autre en partie inférieure gauche. Marouflée sur un panneau en bois et dans un encadrement postérieur.
Dim. tot. 210 x 117 cm | Dim. (à vue) 195 x 100 cm
PROVENANCE Vente du samedi 15 décembre 1973, Hôtel des ventes du Prado, 11 rue Borde, MARSEILLE (8e) Illustrée au catalogue avec la description « CHINE époque XVIIIe Peinture sur soie marouflée sur panneau. Haut. 1,80 - Larg. 0,50. ».
NOTE Les luohan (en sanskrit « arhat ») sont des personnages de la mythologie bouddhique, considérés comme des saints hommes ayant atteint le dernier stade de la sagesse et de l'éveil. Le canon bouddhique originel décrit leur groupe comme étant composé de dix disciples du Bouddha
Shakyamuni mais la tradition chinoise fait monter leur nombre à seize ou dix-huit. Particulièrement révérés dans le bouddhisme chan ou zen, ils sont considérés comme des modèles de bonne conduite, et deviennent, à partir de la dynastie
Song (960 - 1279), un sujet iconographique particulièrement inspirant pour les artistes, leur popularité s'accroissant au fil des dynasties et du développement du bouddhisme en Chine.
La présente peinture s'inscrit dans la tradition de la peinture académique, avec un style très raffiné et élégant, aux nuances délicates. La composition, bien que mettant en scène un sujet religieux, convoque des modèles traditionnels de la peinture de cour, notamment dans son exécution, de grande qualité, très détaillée, avec une attention toute particulière portée à la retranscription des beautés de la Nature, au travers des différentes essences végétales qui y apparaissent, mais également dans la somptuosité des étoffes, les objets de grand prix qui y sont dépeints ou encore dans la délicatesse des visages. La composition mettant en scène deux luohans, mais également par la présence d'un daim, monture des immortels, et les nombreuses références au lingzhi, champignon d'immortalité dans la tradition taoïste, s'inscrit dans un programme iconographique éminemment chinois où se mêlent sujets bouddhiques émaillés de références taoïstes.
Les deux sceaux, Minzhongsi Changzhu Ji (憫 忠寺常住記 « Marque des moines du temple du Deuil des preux loyaux »), sont particulièrement intéressants car ils nous donnent des indications sur la destination de cette grande peinture, qui
aurait pu faire partie d’un grand ensemble mettant en scène les seize luohans, possiblement au sein d’un temple. Le Minzhongsi (憫忠寺 « Temple du Deuil des preux loyaux »), aujourd’hui connu sous le nom de Fayuansi (法源寺 « Temple de la Loi Originelle ») est l’un des plus anciens et plus fameux temples bouddhistes de Pékin, bâti pour commémorer les morts de l’expédition de Corée de 645. Il est finalement rebaptisé Fayuansi en 1734 sous le règne de l’empereur Yongzheng.
Importante peinture à l'encre et couleurs sur soie figurant deux luohan et leurs attendants sous un arbre. Le premier, au visage juvénile et serein, est assis sur un rocher, vêtu d'une robe monastique, sa main gauche égrenant un rosaire.
Il est accompagné d'un attendant tenant un bol à aumônes. Le second, âgé, à l'expression rieuse, est assis en bhadrasana sur un siège, se grattant le dos avec un bâton ouvragé se terminant par une main sculptée. Il est richement vêtu, à la mode étrangère, d'un pantalon et d'un long manteau découvrant largement son torse et son dos. Il est accompagné d'un attendant vêtu lui tendant un champignon lingzhi et d'un daim, tandis qu'à ses pieds un singe au pelage blanc lui présente une pêche d'immortalité. La scène prend place dans un paysage rocheux, à l'ombre d'un grand arbre dont le feuillage dentelé se mêle à d'élégantes nuées pastel. Deux sceaux Minzhong Si Changzhu Ji (« Marque des moines du temple du Deuil des preux loyaux »), l'un en partie supérieure droite, l'autre en partie inférieure gauche. Marouflée sur un panneau en bois et dans un encadrement postérieur.
Dim. tot. 210 x 117 cm | Dim. (à vue) 195 x 100 cm
PROVENANCE Vente du samedi 15 décembre 1973, Hôtel des ventes du Prado, 11 rue Borde, MARSEILLE (8e) Illustrée au catalogue avec la description « CHINE époque XVIIIe Peinture sur soie marouflée sur panneau. Haut. 1,80 - Larg. 0,50. ».
NOTE Les luohan (en sanskrit « arhat ») sont des personnages de la mythologie bouddhique, considérés comme des saints hommes ayant atteint le dernier stade de la sagesse et de l'éveil. Le canon bouddhique originel décrit leur groupe comme étant composé de dix disciples du Bouddha
Shakyamuni mais la tradition chinoise fait monter leur nombre à seize ou dix-huit. Particulièrement révérés dans le bouddhisme chan ou zen, ils sont considérés comme des modèles de bonne conduite, et deviennent, à partir de la dynastie
Song (960 - 1279), un sujet iconographique particulièrement inspirant pour les artistes, leur popularité s'accroissant au fil des dynasties et du développement du bouddhisme en Chine.
La présente peinture s'inscrit dans la tradition de la peinture académique, avec un style très raffiné et élégant, aux nuances délicates. La composition, bien que mettant en scène un sujet religieux, convoque des modèles traditionnels de la peinture de cour, notamment dans son exécution, de grande qualité, très détaillée, avec une attention toute particulière portée à la retranscription des beautés de la Nature, au travers des différentes essences végétales qui y apparaissent, mais également dans la somptuosité des étoffes, les objets de grand prix qui y sont dépeints ou encore dans la délicatesse des visages. La composition mettant en scène deux luohans, mais également par la présence d'un daim, monture des immortels, et les nombreuses références au lingzhi, champignon d'immortalité dans la tradition taoïste, s'inscrit dans un programme iconographique éminemment chinois où se mêlent sujets bouddhiques émaillés de références taoïstes.
Les deux sceaux, Minzhongsi Changzhu Ji (憫 忠寺常住記 « Marque des moines du temple du Deuil des preux loyaux »), sont particulièrement intéressants car ils nous donnent des indications sur la destination de cette grande peinture, qui
aurait pu faire partie d’un grand ensemble mettant en scène les seize luohans, possiblement au sein d’un temple. Le Minzhongsi (憫忠寺 « Temple du Deuil des preux loyaux »), aujourd’hui connu sous le nom de Fayuansi (法源寺 « Temple de la Loi Originelle ») est l’un des plus anciens et plus fameux temples bouddhistes de Pékin, bâti pour commémorer les morts de l’expédition de Corée de 645. Il est finalement rebaptisé Fayuansi en 1734 sous le règne de l’empereur Yongzheng.
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