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Dirck van DELEN
Vendu : 19 500 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
Dirck van DELEN
Heusden, 1605 - 1671, Arnemuiden
La façade d'un palais baroque
Panneau de chêne (deux planches, non parqueté)
Signé en bas au milieu D.V.DELEN.F
45x51 cm
(Restaurations anciennes)
The façade of a Baroque palace, oak panel (two boards, not craddled), signed lower middle
PROVENANCE
Collection particulière, France.
Sous les cieux mitigés d'une journée claire, l'atmosphère est douce aux abords de ce palais imaginé par Dirck van Delen. Peintre d'architectures, spécialisés dans les intérieurs d'église et les façades de palais comme celui-ci, van Delen tire ici son inspiration du Baroque et de son opulent répertoire de formes. Le genre s'était popularisé et déjà avant lui, certains de ses confrères s'en étaient fait une spécialité, à l'instar d'Hans (1527-1609) et Paul (1567-1630) Vredeman de Vries. Le goût était aux canons issus de la Grèce et de la Rome antiques, mais aussi de la Renaissance qui avait elle-même regardé les Anciens. Si aucune source ne permet d'attester la présence de notre peintre en Italie, cela ne l'aura toutefois pas empêché de fréquenter d'autres artistes ayant fait le voyage. Ainsi au retour de son séjour romain en 1609, Rubens (1577-1640) s'installe à Anvers et décide d'y construire sa maison. Se rappelant de son séjour italien et des palazzi qu'il avait pu y admirer, l'artiste dote son jardin dd'une entrée monumentale, et dont le motif du portique pourrait avoir inspiré ici van Delen pour celui qui mène au-delà des murs du palais.
Il imagine ici une bâtisse à la façade richement ornée et dotée de mille effets architecturaux. Arborant colonnes ioniques, innombrables éléments sculptés, voûtes, terrasse, ce palais est un parfait contre-point à la sobriété plus courante des bâtiments de l'époque. S'il n'a jamais copié d'édifices existants (contrairement à certains de ses contemporains comme Pieter Saenredam (1597-1665)), van Delen mêle à l'envi du réel à l'imaginaire pour insuffler un air de vérité aux architectures représentées. Il apporte ainsi un soin particulier à la lumière, aux proportions architecturales et humaines. Ses efforts rigoureux pour rendre des effets de perspective cohérents suggèrent qu'il a pu étudier des manuels sur le sujet, à l'instar de ceux rédigés par les Vredeman de Vries, père et fils. Au fil du temps, le peintre éclaircira sa palette, faisant de ses façades toujours plus richement parées de marbres rose et blanc, de groupes sculptés, de véritables manifestes du Baroque ambiant.
Heusden, 1605 - 1671, Arnemuiden
La façade d'un palais baroque
Panneau de chêne (deux planches, non parqueté)
Signé en bas au milieu D.V.DELEN.F
45x51 cm
(Restaurations anciennes)
The façade of a Baroque palace, oak panel (two boards, not craddled), signed lower middle
PROVENANCE
Collection particulière, France.
Sous les cieux mitigés d'une journée claire, l'atmosphère est douce aux abords de ce palais imaginé par Dirck van Delen. Peintre d'architectures, spécialisés dans les intérieurs d'église et les façades de palais comme celui-ci, van Delen tire ici son inspiration du Baroque et de son opulent répertoire de formes. Le genre s'était popularisé et déjà avant lui, certains de ses confrères s'en étaient fait une spécialité, à l'instar d'Hans (1527-1609) et Paul (1567-1630) Vredeman de Vries. Le goût était aux canons issus de la Grèce et de la Rome antiques, mais aussi de la Renaissance qui avait elle-même regardé les Anciens. Si aucune source ne permet d'attester la présence de notre peintre en Italie, cela ne l'aura toutefois pas empêché de fréquenter d'autres artistes ayant fait le voyage. Ainsi au retour de son séjour romain en 1609, Rubens (1577-1640) s'installe à Anvers et décide d'y construire sa maison. Se rappelant de son séjour italien et des palazzi qu'il avait pu y admirer, l'artiste dote son jardin dd'une entrée monumentale, et dont le motif du portique pourrait avoir inspiré ici van Delen pour celui qui mène au-delà des murs du palais.
Il imagine ici une bâtisse à la façade richement ornée et dotée de mille effets architecturaux. Arborant colonnes ioniques, innombrables éléments sculptés, voûtes, terrasse, ce palais est un parfait contre-point à la sobriété plus courante des bâtiments de l'époque. S'il n'a jamais copié d'édifices existants (contrairement à certains de ses contemporains comme Pieter Saenredam (1597-1665)), van Delen mêle à l'envi du réel à l'imaginaire pour insuffler un air de vérité aux architectures représentées. Il apporte ainsi un soin particulier à la lumière, aux proportions architecturales et humaines. Ses efforts rigoureux pour rendre des effets de perspective cohérents suggèrent qu'il a pu étudier des manuels sur le sujet, à l'instar de ceux rédigés par les Vredeman de Vries, père et fils. Au fil du temps, le peintre éclaircira sa palette, faisant de ses façades toujours plus richement parées de marbres rose et blanc, de groupes sculptés, de véritables manifestes du Baroque ambiant.
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