

216
VERLAINE Paul (1844-1896).
Vendu : 1 845 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
VERLAINE Paul (1844-1896).
POÈME autographe signé « Paul Verlaine », À Édouard Rod | 1 page et quart in-8.
Beau poème d'Invectives.
Destiné au recueil Invectives, publié chez Léon Vanier en 1896, ce poème de 6 quatrains (n° VII du recueil, numéro porté au crayon bleu sur le manuscrit) s'attaque à l'écrivain et critique littéraire suisse Edmond ROD (1857-1910). Le manuscrit présente quelques ratures et corrections.
« Comme on baise une femme sur les cheveux,
Sur les yeux, le cou, les seins, et tout partout,
A rebrousse-poil, bien entendu ! je veux
Caresser ce Suisse et ce sot, de bout à bout.
C'est un écrivain comme l'on l'est en Suisse,
C'est un professeur ainsi qu'on est un pion. [...]
Ce Rod, qui n'est pas le fils du vieil Hérode, [...]
M'a traité, lui, débutant dès son exode,
De bon écrivain, mais d'horrible vaurien...
Or je reconnais peu le droit à ce cuistre
D'apprécier ainsi mon pire et mon mieux, [..]
Et zut à la fin (et mieux) pour ses morales
Qui ne sont qu'un tas blafard d'hypocrisies !
En toute liberté, même aux immorales
Liberté, libertas aux poésies ! »
POÈME autographe signé « Paul Verlaine », À Édouard Rod | 1 page et quart in-8.
Beau poème d'Invectives.
Destiné au recueil Invectives, publié chez Léon Vanier en 1896, ce poème de 6 quatrains (n° VII du recueil, numéro porté au crayon bleu sur le manuscrit) s'attaque à l'écrivain et critique littéraire suisse Edmond ROD (1857-1910). Le manuscrit présente quelques ratures et corrections.
« Comme on baise une femme sur les cheveux,
Sur les yeux, le cou, les seins, et tout partout,
A rebrousse-poil, bien entendu ! je veux
Caresser ce Suisse et ce sot, de bout à bout.
C'est un écrivain comme l'on l'est en Suisse,
C'est un professeur ainsi qu'on est un pion. [...]
Ce Rod, qui n'est pas le fils du vieil Hérode, [...]
M'a traité, lui, débutant dès son exode,
De bon écrivain, mais d'horrible vaurien...
Or je reconnais peu le droit à ce cuistre
D'apprécier ainsi mon pire et mon mieux, [..]
Et zut à la fin (et mieux) pour ses morales
Qui ne sont qu'un tas blafard d'hypocrisies !
En toute liberté, même aux immorales
Liberté, libertas aux poésies ! »
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)
&w=3840&q=75)