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SAINTE-BEUVE Charles-Augustin (1804-1869).
Vendu : 1 581 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
SAINTE-BEUVE Charles-Augustin (1804-1869).
POÈME autographe, À Monsieur Victor Hugo, 8 décembre 1827 | 2 pages et demie in-4.
Important et long poème dédié par Sainte-Beuve à son ami
Hugo, l'année même de leur première rencontre.
Ce poème sera recueilli dans Vie, poésies et pensées de Joseph
Delorme (1829). Il compte 60 vers | il est composé tout au long de deux alexandrins auxquels succède un hexamètre. Le manuscrit, non signé, est daté en fin du 8 décembre 1827 | il présente 4 corrections avec modifications de vers.
« Entends-tu ce long bruit, doux comme une harmonie,
Ce cri qu'à l'univers arrache le génie
Trop longtemps combattu,
Cri tout d'un coup sorti de la foule muette,
Et qui porte à la gloire un nom de grand poète,
Noble ami, entends-tu ? [...]
Si tu lis dans mon coeur ce que je n'y puis lire,
Et si ton amitié devine pour ma lyre
Ce qui n'en peut sortir
C'est assez, c'est assez, jusqu'à l'heure où, mon âme
Dépouillant son limon et rallumant sa flamme
A la nuit des tombeaux,
Je viendrai, le dernier et l'un des plus indignes
Te rejoindre, au milieu des Aigles et des Cygnes,
Ô toi, l'un des plus beaux ! »
POÈME autographe, À Monsieur Victor Hugo, 8 décembre 1827 | 2 pages et demie in-4.
Important et long poème dédié par Sainte-Beuve à son ami
Hugo, l'année même de leur première rencontre.
Ce poème sera recueilli dans Vie, poésies et pensées de Joseph
Delorme (1829). Il compte 60 vers | il est composé tout au long de deux alexandrins auxquels succède un hexamètre. Le manuscrit, non signé, est daté en fin du 8 décembre 1827 | il présente 4 corrections avec modifications de vers.
« Entends-tu ce long bruit, doux comme une harmonie,
Ce cri qu'à l'univers arrache le génie
Trop longtemps combattu,
Cri tout d'un coup sorti de la foule muette,
Et qui porte à la gloire un nom de grand poète,
Noble ami, entends-tu ? [...]
Si tu lis dans mon coeur ce que je n'y puis lire,
Et si ton amitié devine pour ma lyre
Ce qui n'en peut sortir
C'est assez, c'est assez, jusqu'à l'heure où, mon âme
Dépouillant son limon et rallumant sa flamme
A la nuit des tombeaux,
Je viendrai, le dernier et l'un des plus indignes
Te rejoindre, au milieu des Aigles et des Cygnes,
Ô toi, l'un des plus beaux ! »
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