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MALRAUX André (1901-1976).
Vendu : 1 054 €
Les frais s'entendent commission et taxes comprises.
MALRAUX André (1901-1976).
MANUSCRIT autographe, Préface, [1969] | 10 et 4 pages in-4.
Préface au Triangle noir.
Le Triangle noir, édité chez Gallimard en 1970, reprend trois textes parus respectivement en 1939, 1947 et 1954, Laclos et les Liaisons dangereuses, Goya en blanc et noir et Saint-Just et la force des choses. Dans sa Préface, rédigée en 1969, Malraux s'explique sur les raisons qui l'ont fait s'intéresser à ces trois figures.
Le manuscrit, au stylo bille bleu, avec de nombreuses ratures et corrections, est paginé au crayon de [1] à 11 | certaines pages sont formées par l'assemblage de plusieurs fragments, parfois de quelques lignes, collés bout à bout. Il présente des variantes avec le texte édité.
Ainsi, pour le début : « La fin du XVIIIe siècle fait-elle partie des époques qui me retiennent ? Il ne me semble pas. Néanmoins, en trente ans, le hasard et l'amitié m'ont fait réfléchir sur trois figures bien différentes, qui jettent leurs lumières divergentes sur la plus obscure crise de l'individu que l'Europe ait connue avant celle qui s'impose à nous.
Laclos ne fait que poser le problème. Comme devant tant d'oeuvres de notre temps - pas seulement littéraires - le lecteur des Liaisons eût pu dire : « Ça ne peut pas durer ainsi ». C'est ce que répond
Goya, en faisant de la condition humaine l'objet d'une accusation fondamentale, à laquelle il refuse de répondre par une transcendance | c'est ce que répond Saint-Just, en faisant appel à la quasi-transcendance qu'est à ses yeux la Nation »... Etc.
Un ensemble de 4 feuillets, paginé « ex 5 » à 8, donne un développement qui sera intégré à la Préface, depuis :« Il reste que tout sadisme, - et Sade lui-même le montre mieux encore que Laclos - semble la volonté délirante d'une inatteignable possession », jusqu'à : « L'obsession de l'insaisissable devait faire surgir assez vite la question à l'affût depuis le début du siècle : que peut la
Raison pour l'individu - que peut-elle contre la destinée ? »...
On joint le tapuscrit corrigé (8 pages in-4), avec de nombreuses corrections et additions autographes, et des remaniements par collage.
On joint aussi 7 notes de travail autographes (in-16 ou in-12), dont nous citerons la plus développée : « Le départ de la préface au Triangle Noir est sans doute : une civilisation qui ne veut pas survivre comme civilisation est condamnée à mort. Goya et Laclos comme témoins, Saint-Just comme tentative désespérée (de quoi ?) ». Plus 2 petits béquets autographes écartés du manuscrit, sur Sade et sur la Raison.
OEuvres complètes (Pléiade), t. VI, p. 525-529.
MANUSCRIT autographe, Préface, [1969] | 10 et 4 pages in-4.
Préface au Triangle noir.
Le Triangle noir, édité chez Gallimard en 1970, reprend trois textes parus respectivement en 1939, 1947 et 1954, Laclos et les Liaisons dangereuses, Goya en blanc et noir et Saint-Just et la force des choses. Dans sa Préface, rédigée en 1969, Malraux s'explique sur les raisons qui l'ont fait s'intéresser à ces trois figures.
Le manuscrit, au stylo bille bleu, avec de nombreuses ratures et corrections, est paginé au crayon de [1] à 11 | certaines pages sont formées par l'assemblage de plusieurs fragments, parfois de quelques lignes, collés bout à bout. Il présente des variantes avec le texte édité.
Ainsi, pour le début : « La fin du XVIIIe siècle fait-elle partie des époques qui me retiennent ? Il ne me semble pas. Néanmoins, en trente ans, le hasard et l'amitié m'ont fait réfléchir sur trois figures bien différentes, qui jettent leurs lumières divergentes sur la plus obscure crise de l'individu que l'Europe ait connue avant celle qui s'impose à nous.
Laclos ne fait que poser le problème. Comme devant tant d'oeuvres de notre temps - pas seulement littéraires - le lecteur des Liaisons eût pu dire : « Ça ne peut pas durer ainsi ». C'est ce que répond
Goya, en faisant de la condition humaine l'objet d'une accusation fondamentale, à laquelle il refuse de répondre par une transcendance | c'est ce que répond Saint-Just, en faisant appel à la quasi-transcendance qu'est à ses yeux la Nation »... Etc.
Un ensemble de 4 feuillets, paginé « ex 5 » à 8, donne un développement qui sera intégré à la Préface, depuis :« Il reste que tout sadisme, - et Sade lui-même le montre mieux encore que Laclos - semble la volonté délirante d'une inatteignable possession », jusqu'à : « L'obsession de l'insaisissable devait faire surgir assez vite la question à l'affût depuis le début du siècle : que peut la
Raison pour l'individu - que peut-elle contre la destinée ? »...
On joint le tapuscrit corrigé (8 pages in-4), avec de nombreuses corrections et additions autographes, et des remaniements par collage.
On joint aussi 7 notes de travail autographes (in-16 ou in-12), dont nous citerons la plus développée : « Le départ de la préface au Triangle Noir est sans doute : une civilisation qui ne veut pas survivre comme civilisation est condamnée à mort. Goya et Laclos comme témoins, Saint-Just comme tentative désespérée (de quoi ?) ». Plus 2 petits béquets autographes écartés du manuscrit, sur Sade et sur la Raison.
OEuvres complètes (Pléiade), t. VI, p. 525-529.
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